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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 23 janvier 2021 dans Général

    Qui ne s’y fût trompé ?
    (Qui ne s’y fût trompé? jamais l’air d’un visage, si ce qu’il dit est vrai, n’imposa davantage. Molière)

    Donnons un peu de contexte.
    Il montrait un visage si doux ; qui ne s’y fût trompé ?  Y reprend la proposition précédente  > qui ne se fût (serait) trompé à cela
    « Y » est ici complément d’objet indirect.

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  • Grand maître Demandé le 22 janvier 2021 dans Général

    Pour les encres, Marisa, vous avez répondu vous-même il me semble.

    1.Cela fait un certain temps que je ne l’ai vu  
    2.Cela fait un certain temps que je ne l’ai pas vu
    3.Cela fait un certain temps que je l’ai vu

    Seules les phrases 1 et 3 sont correctes. Le « ne » de la phrase 1 est explétif (ce n’est pas la négation) ; il est facultatif.

    La phrase 2 n’est pas correcte parce que l’expression  « cela fait un certain temps » indique une date du passé.

    Pour avoir la négation il faudrait un autre indicateur de temps, exprimant la durée cette fois :
    Je ne l’ai pas vu depuis longtemps.

    J’ai gardé le souvenir de ces cadavres charriés à bras d’homme(s)  (singulier généralisant ou bien un seul homme faisait ce travail) pour l’avoir entendu mentionné  par mes professeurs. On a là une forme passive : le souvenir était mentionné par mes professeurs.
    J’ai gardé le souvenir de ces cadavres charriés à bras d’homme(s) pour l’avoir entendu mentionner par mes professeurs. La forme de la deuxième proposition est active : l’infinitif a toujours une valeur active : pour avoir entendu que mes professeurs le mentionnaient.

    Cette réponse a été acceptée par Marisa. le 22 janvier 2021 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 22 janvier 2021 dans Général

    Ce fut comme une apparition (Flaubert quel texte !)
    « Apparition » est sujet réel du verbe « être » (« ce » en est le sujet apparent).

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  • Grand maître Demandé le 22 janvier 2021 dans Conjugaison

    Vous avez raison, Hypokhagneux, généralement, c’est bien l’indicatif qui suit « prévenir que ». La majorité des exemples du TLF le montrent :
    [elle]me charge de vous faire part du choix qu’elle a fait de vous, et de vous prévenir qu‘il se passera quelque chose d’intéressant avant peu…
    Je vous préviens que mon grand-père fait mieux encore; il dit Buonaparté
    Je vous préviens que je suis très-méchante; une fois maîtresse ici, (…), j’y reste et ne cède point ma place
    Ce ne sont pas ces gens-là qui iront chez le commissaire de police pour le prévenir qu‘un meurtre a été commis

    L’emploi du subjonctif après « prévenir que » donne à la subordonnée une valeur injonctive et cet emploi est de la langue soutenue  :
    Prévenez mon médecin qu’il ait à me soigner  :  discours direct  > »que mon médecin me soigne »
    Villefort envoya prévenir Valentine qu’elle eût à descendre au salon dans une demi-heure : discours direct  > « que Valentine descende »

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  • Grand maître Demandé le 21 janvier 2021 dans Accords

    Ce que dit la BDL :
    Dans des locutions introduites par la préposition par, le nom qui suit se met au singulier ou au pluriel, selon le sens de par.

    La préposition par est suivie du singulier quand elle indique la distribution, c’est-à-dire quand elle signifie « chaque, dans chaque, pour chaque » : il s’agit d’un rapport de division.

    – Il fait au moins dix fautes par page. (dix fautes dans chaque page)
    – Prévoyez cent grammes de chèvre par portion. (cent grammes pour chaque portion)
    – Elle s’entraîne trois fois par semaine

    La préposition par est suivie du pluriel lorsqu’elle signifie « selon les, en, dans certains », ce qui est souvent le cas notamment dans les tableaux. Par exprime alors un classement ou une répartition en plusieurs unités.

    – La répartition des appareils par services est équitable. (selon les services)
    – Il a divisé son ouvrage par chapitres. (en chapitres)
    – La végétation est luxuriante par endroits. (dans certains endroits
    – Il faudra ranger ces livres par catégories.
    – Les exercices ont été classés par séries.
    – Son chien est agressif par moments

    —-
    Par quinzaines correspond à ce dernier cas : Dans l’année, ils alternent la garde de ce petit chien par quinzaines  (= selon les quinzaines).

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  • Grand maître Demandé le 21 janvier 2021 dans Général

    Si « tout » peut être ôté de la phrase, c’est qu’il s’agit de l’adverbe signifiant « entièrement ». Étant invariable, comme tout adverbe, il ne prend pas de « e », même devant un nom féminin.
    > C’est une tout autre histoire. (= C’est une autre histoire.)
    Si, en revanche, « tout » ne peut être ôté de la phrase, il s’accorde. C’est un adjectif indéfini. On peut alors le remplacer par « n’importe quelle ».
    > Toute autre personne se serait réjouie. (= N’importe quelle autre personne se serait réjouie.)
    -Projet Voltaire-

    On peut parler de tout autre chose (= on peut parler d’autre chose) : tout est adverbe
    Dans cette quête à l’exclusion de toute autre (= à l’exclusion de n’importe quelle autre) : tout est adjectif
    Dans toute autre ville. (= dans n’importe quelle ville) : tout est adjectif
    La tête tout à notre tâche. (= la tête à notre tâche) : tout est adverbe

    —-

    • Elle me confia n’avoir jamais connu d’homme(s ?) avec un tel regard et qu’il n’y avait pas, depuis, de femme(s ?) plus heureuse qu’elle. —> à votre choix
    • La volubilité, parfois l’exubérance avec laquelle nous avions discuté, m’avait fait croire à son intérêt pour moi.
    —> on a une gradation : « exubérance » vient rectifier « volubilité » : singulier
    Elle m’apparaissait alors encore plus jolie, encore plus souriante que je ne l’avais imaginée : l’accord se fait avec l’ qui reprend elle
    Elle m’apparaissait alors encore plus jolie, encore plus souriante que je ne l’avais imaginé : l’accord se fait avec l’ qui reprend le sens de la proposition précédente
    Vous avez le choix.

    Cette réponse a été acceptée par Marisa. le 21 janvier 2021 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 21 janvier 2021 dans Accords

    Il faudrait voir le contexte et ce que signifie « tourisme en transition » mais comme le mot « transition » signifie « passage d’un état à un autre », il semble logique d’adopter le singulier.

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  • Grand maître Demandé le 21 janvier 2021 dans Général

    Mais vous avez parfaitement raison ! Le conditionnel deuxième forme est un conditionnel passé en effet, et ne peut remplacer qu’un conditionnel passé « ordinaire ». On ne le trouve donc que dans une phrase au système passé.

    Je dois lui parler, ne serait-ce qu’une minute.
    Je devais lui parler, n‘aurait-ce été / ne fût-cequ’une minute.

    Je vous prie de bien vouloir m’excuser. (Je ne sais pas où j’avais la tête ce jour-là). Et merci pour votre vigilance  Mishmatt !panth1.gif (1796 octets)

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  • Grand maître Demandé le 20 janvier 2021 dans Général

    1. Portée par le vent de sud, il s’agit de la sonorité de la cloche de l’église.
    Rupture de construction : après la virgule on attend un sujet auquel se rapporte le participe passé
    —> porté par le vent de sud, le son (plus juste que « sonorité ») de  la cloche de l’église se fait entendre.

    2. Décontenancés, c’est la mort dans l’âme qu’ils me choisirent.
    On a ici seulement un déplacement du complément rendue obligée par la formule d’insistance « c’est… que ».  On n’a donc pas une rupture de construction
    —> décontenancés, ils me choisirent la mort dans l’âme

    3. La machine est installée. Solidement fixée au sol, il n’y a plus qu’à œuvrer.
    Rupture.
    —> la machine est installée, solidement fixée au sol. Il n’y a plus qu’à œuvrer.

    4. Il nous a indiqué le cinéma. Situé en face du marché où nous sommes, il suffit de traverser pour s’y rendre.
    Rupture.
    —> il nous a indiqué le cinéma situé en face du marché où nous sommes ; il suffit de traverser pour s’y rendre

    5. Partis de Lyon où nous nous étions liés, nos chemins se sont séparés, puis nous nous sommes revus plus tard.
    Rupture : partis n’a aucun référent dans la proposition.
    –> Nous sommes partis de Lyon où nous nous étions liés ; nos chemins se sont séparés ; nous nous sommes revus plus tard.

    6. Sans avoir la prétention de me comparer à eux, le pensum que je m’impose m’aide à mieux les comprendre.
    Rupture
    —> Sans avoir la prétention de me comparer à eux, je m’impose un pensum qui m’aide à mieux les comprendre.

    7. Entièrement mobilisée par cette opération, il arrive que ma conscience se fatigue et, les yeux fermés, il m’arrivait d’imaginer une autre situation.
    Il y a rupture syntaxique mais qui, à mon avis, passe parce qu’on a dans la proposition de forme impersonnelle, le possessif « ma ».
    Cependant je préfèrerais :
    —> Il arrivait* que ma conscience se fatiguât (ou se fatigue si on veut éviter le subjonctif imparfait) parce que j’étais entièrement mobilisée par cette opération, et, les yeux fermés, il m’arrivait d’imaginer une autre situation.
    * gardez la cohérence des temps.

    Cette réponse a été acceptée par Marisa. le 20 janvier 2021 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 20 janvier 2021 dans Accords

    On compare :
    1. Ce sont des bruits qu’il a imaginés. : le pronom relatif « que » reprend « bruits » ; il est COD –> il a imaginé des bruits.
    2. Les bruits qu’il a imaginé être des voix en réalité n’existent pas : le pronom « que »  reprend  « bruits »  : il est, comme vous l’avez bien vu, l’agent de « être » —> il a imaginé : les bruits sont des voix  et c’est cette proposition qui est COD d’imaginer, pas les bruits.

    Cette  phrase 2 peut s’analyser ainsi :
    Les bruits en réalité n’existent  pas – il a imaginé au sujet de ces bruits qu’ils sont des voix
    —>

    Les bruits qu’il a imaginé être des voix : pas d’accord. Le COD est neutre et de plus placé après.

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