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Les compléments circonstanciels facilement supprimables sont généralement séparés du verbe par une virgule :
(0) — Il dit : « du fait de la situation, on n’a pas le choix ».
Quand une proposition complétive commence par un complément circonstanciel, on peut mettre ce complément entre deux virgules :
(1) — Il dit que, du fait de la situation, on n’a pas le choix.
On peut aussi supprimer les virgules, comme souvent avec les compléments, mais on perd un peu de la clarté de l’articulation :
(2) — Il dit que du fait de la situation on n’a pas le choix.
On ne peut logiquement pas choisir de ne mettre qu’une virgule :
(3) — Il dit que du fait de la situation, on n’a pas le choix.
Cette dernière construction est malgré tout assez courante, l’unique virgule permettant davantage une respiration qu’une structuration.Quand le complément circonstanciel supprimable commence par une voyelle, les trois méthodes restent valides, mais différemment :
(0) — Il dit : « à cause de la situation, on n’a pas le choix ».
La construction avec un complément entre virgules reste valide, bien que la virgule suivant la conjonction empêche l’élision, et ainsi la phrase est parfaitement articulée :
(1) — Il dit que, à cause de la situation, on n’a pas le choix.
La suppression des virgules permet de conserver l’élision, mais au détriment de l’articulation :
(2) — Il dit qu’à cause de la situation on n’a pas le choix.
La tolérance de l’unique virgule, la construction bâtarde entre l’envie d’élision et l’envie de structurer, est fréquente, elle est même parfois conseillée :
(3) — Il dit qu’a cause de la situation, on n’a pas le choix.- 2143 vues
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Au passé composé avec l’auxiliaire « avoir », comme aux autres temps composés, on conjugue toujours selon le sujet, mais on n’accorde pas le participe passé, ni avec le sujet, ni avec autre chose :
— Marie a versé un verre de bière à Paul. Paul a versé une pinte de bière à Marie…
L’exception, c’est quand le COD est placé avant le participe passé, généralement par le biais d’un pronom, on accorde alors le participe passé avec son COD :
— Le verre de bière que j’ai versé à Paul, je le lui ai versé…
— La pinte de bière que j’ai versée à Paul, je la lui ai versée…Puisque vous posez la question spécifiquement pour ce verbe, peut-être y a-t-il un contexte particulier qui vous amène à vous interroger ?
* La notion de partitif neutre liée aux liquides et donc à tout ce qui se verse (c’est de la bière que je lui ai versé(e)) vous ennuie-t-elle ? Vous pouvez en effet vous interroger, car sur notre site ils accordent tous au féminin malgré le sens partitif, je suis seule à résister.
* La métonymie (verser une pinte pour dire verser de la bière dans un grand verre : la pinte que tu lui as versé(e) est tombé(e) vous perturbe-t-elle ? La pinte, qui est ici un contenant, est-elle bien ici un COD commandant l’accord, sachant qu’on ne verse pas un contenant, que ce cela est parfaitement impossible ?
* La notion de quantité (verser une pinte pour dire verser de la bière dans la quantité d’un demi-litre ; la pinte de bière que je lui ai versé(e) lui a suffi) vous perturbe-t-elle ? La pinte, qui est ici une mesure de la quantité, est-elle bien ici un COD commandant l’accord, alors qu’on parle clairement d’une quantité de liquide et non du liquide lui-même ?
Est-ce une de ces raisons qui motive votre question ?- 3778 vues
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Le pronom relatif a un antécédent qui ne peut pas changer entre deux propositions coordonnées. Vous devriez voir que votre construction n’est pas cohérente :
— … qui est… et qui peuvent…La difficulté de votre phrase, puisque votre choix choix va au singulier, est probablement que vous essayez de distribuer des secteurs d’activité entre des entreprises, chacune ayant son propre secteur d’activité. C’est une difficulté qu’on rencontre souvent (vous rejoignez vos maisons, vous rejoignez chacun votre maison, vous rejoignez vos maisons respectives, chacun d’entre vous rejoint sa maison…). Réglez-là en ajoutant des adverbes, des virgules, des explications… Mais le simple choix d’une conjugaison suffira rarement à expliquer un rapport complexe entre les différents éléments de la phrase (comment ici s’établissent les correspondances entre quatre entreprises et un nombre inconnu de secteurs d’activité ?).
Si votre idée va vers le singulier, vers une distributivité complète (peut-être y a-t-il quatre entreprises, et quatre secteurs d’activité, chacune des quatre entreprises ayant son propre secteur d’activité) :
— Ces entreprises ont chacune leur secteur d’activité.
— Ces entreprises ont toutes leur propre secteur d’activité.
— Chacune de ces entreprises a son propre secteur d’activité
— Chacune de ces entreprises a un secteur d’activité qui lui est propre.
— Ces entreprises ont leurs secteurs d’activité respectifs.Si l’idée que vous voulez exprimer est plus compliquée, rédigez un paragraphe entier, ce n’est pas une simple histoire de conjugaison.
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Pour la cohérence du récit, apparemment globalement au passé simple, on peut penser normal de conjuguer tous les verbes principaux au même temps :
— Il arriva. Je me tus. Il parla. J’écoutai. Il m’indiqua ceci. Je l’informai de cela.
C’est seulement là que se trouve l’incohérence dans le texte que vous présentez.D’ailleurs la construction « je l’informais » est vouée à rester rare. Comment justifier l’imparfait ? Par la répétition (je l’informais souvent) ? Par la durée, (je l’informais depuis longtemps) ? Est-ce que ces sens correspondent bien au fait de donner une information à quelqu’un ? Est-ce qu’une information répétée reste une information ? Peut-on informer quelqu’un deux fois d’une même chose ? Peut-on informer sur la durée ? Tout cela est sans doute possible en théorie, mais pas dans votre phrase, car ici une personne informe clairement une unique fois d’une chose une autre personne.
Si vous acceptez le passé simple pour le verbe de la principale, il vous suffit d’appliquer la concordance des temps. Vous savez déjà que le conditionnel présent est utilisé pour exprimer le futur dans le passé (j’ai lu vos derniers posts qui montrent que vous parlez parfaitement le français) :
— Je sais qu’il viendra (futur dans le présent). Je savais qu’il viendrait (futur dans le passé).Présent + construction déictique :
— Je l’informe que je pourrai être dans ses bureaux dans moins d’une heure.
Passé + concordance des temps + construction anaphorique :
— Je l’informai que je pourrais être dans ses bureaux moins d’une heure plus tard.- 865 vues
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Oui. Accordez les participes passés construits avec l’auxiliaire « être » selon le sujet : elles sont venues, elles sont venues pour faire des examens, elles sont venues faire des examens..
C’est le participe passé qui suit immédiatement l’auxiliaire « être » qui est le verbe conjugué dans la phrase. Le fait qu’un infinitif complète la phrase n’importe pas.{ Il n’existe qu’un cas où on n’accorde pas avec le sujet, c’est quand l’auxiliaire initial est l’auxiliaire « avoir », et que seule une situation de construction pronominale occasionnelle fait apparaître l’auxiliaire « être » à la place de l’auxiliaire « avoir ». On continue dans ce cas à accorder comme si on avait conservé l’auxiliaire « avoir ».
— Elles ont parlé à des hommes –> Elles leur ont parlé.
— [Elles ont parlé l’une à l’autre] –> Elles se sont parlé.
— Elles ont regardé des hommes –> Elles les ont regardés.
— [Elles ont regardé l’une l’autre] –> Elles se sont regardées. }- 837 vues
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Même si votre question porte sur une quantité, et appelle un nombre pour réponse, même si votre question ne porte pas sur des paquets d’images mais sur des quantités de paquets d’images, le verbe « acheter » demande un COD, et on doit se résoudre à considérer que le COD syntaxique de « elle a acheté » est « combien de paquets d’images ». Cela ne correspond pas aux premières définitions sémantiques de l’objet ou du COD, mais comme vous ne nous interrogez que sur l’accord dans le cadre d’une règle arbitraire, il faut accepter l’arbitraire d’une réponse uniquement syntaxique.
En mettant à la voix passive, on voit que « combien de paquets d’images » est un sujet pluriel :
— Combien de paquets d’images ont été achetés ?
En toute cohérence, « combien de paquets d’images » est donc COD pluriel dans la construction à la voix active, COD placé avant le participe passé utilisé avec l’auxiliaire « avoir » :
— Combien de paquets d’images a-t-elle achetés ?
Vous avez raison de vous interroger sur le cas particulier du COD dans une question portant sur un nombre. Mais les conventions en cours disent qu’il s’agit syntaxiquement d’un COD pluriel, et qu’il n’y a pas de différence à faire avec des COD plus clairement COD, comme dans :
— Les trois paquets d’images qu’elle a achetés.- 476 vues
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Vous avez raison, le point de l’abréviation et le point final de la phrase ne se confondent que s’ils se touchent.
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Il est parfois plus facile de raisonner à un temps où on entend la différence entre le singulier et le pluriel : c’est / ce sont.
Pour introduire un sujet réel pluriel dans une construction d’insistance du type c’est… qui, sans que ce soit une obligation, et sans raison syntaxique, le pluriel est souvent conseillé :
— ce sont les voitures rouges qui roulent le plus vite
À l’oral, la conjugaison au singulier est la plus fréquente, et elle est grammaticalement correcte :
— c’est les voitures rouges qui roulent le plus vite
Parfois, c’est n’insiste pas le sujet mais sur la proposition entière, et la conjugaison ce sont trahirait la pensée :
— c’est les parents qui boivent, c’est les enfants qui trinquent
— c’est bien les Ferrari qui viennent d’Italie ? est-ce que les Ferrari viennent d’Italie ?
Donc on a un peu le choix, c’est une affaire de style et parfois de nuance. Quelques conseillers en écriture préconisent le pluriel partout, même au détriment du sens, et de mon côté je vous conseille de ne conjuguer au pluriel que pour introduire le sujet d’une proposition.
Mais de toute façon, dans votre phrase, nous ne sommes pas dans ce cas.Dans votre proposition, il y a le pronom sujet ce et l’attribut des voitures provenant d’autres pays.
Dites-nous ce que représente votre ce, on vous dira s’il est singulier ou pluriel.
— Mes voitures préférées, ce sont les Ferrari.
— Le problème des Ferrari, c’est les roues.
— Ce que tu vois sur ce parking, c’est des voitures provenant d’autres pays.
— Ces points rouges à l’horizon, ce sont des voitures provenant d’autres pays.- 1120 vues
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On peut avoir l’impression parfois que le mot combien est le noyau de l’expression, la rendant singulière. On insisterait sur le combien, comme sur un adverbe d’intensité :
— combien j’ai aimé ces fraises !
Mais utilisons « combien de fraises » en sujet à la voix passive :
— si tu savais combien de fraises ont été cueillies…
On voit que le verbe se conjugue au pluriel. Donc « combien de fraises » est une expression au pluriel.
Il reste à vérifier qu’à la voix active il s’agit bien d’un COD, et qu’on peut cueillir « combien de fraises », alors qu’on a tendance à penser qu’on cueille « des fraises », voire « des kilos de fraises », mais qu’on ne cueille pas « combien de fraises ».
On comprend votre réticence, mais c’est la construction qui veut que « combien de fraises » soit un COD pluriel, de même que dans la phrase précédente, « combien de fraises » est un sujet pluriel.
— si tu savais combien de fraises ont été cueillies…
— si tu savais combien de fraises on a cueillies…
Certes, sémantiquement, on peut essayer de contester la qualité de syntagme pluriel COD de « combien de fraises » dans la seconde phrase, mais alors il faut aussi contester la qualité de syntagme pluriel sujet de « combien de fraises » dans la première phrase. Donc, bien qu’il s’agisse d’un sujet ou d’un COD vagues par nature (combien de fraises), ils en ont bien dans ces phrases la valeur syntaxique.- 607 vues
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Sans complément, « se faire des soucis » est utilisé en concurrence avec « se faire du souci » : il a des soucis, il se fait des soucis en ce moment / il se fait du souci en ce moment –> se faire beaucoup de soucis, se faire beaucoup de souci.
La présence d’un complément demande le sens le plus abstrait, le plus large : s’inquiéter pour, avoir de l’inquiétude pour, se faire du souci pour –> se faire beaucoup de souci pour…
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