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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 26 juin 2023 dans Général

    Probabilité : souvent pluriel
    — aucune chance, une chance sur deux, deux chances sur trois, de bonnes chances, des chances –> beaucoup de chances
    J’avais des chances de conclure, je n’avais que peu de chances de conclure… –> je n’avais pas beaucoup de chances de conclure un marché avec lui.

    Heureux hasard : singulier
    de la chance –> beaucoup de chance
    — j’ai eu de la chance de pouvoir conclure… –> j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir conclure…

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  • Grand maître Demandé le 24 juin 2023 dans Conjugaison

    Vous attendez un indicatif après « il est évident que » : il est évident que je suis d’accord, il est évident qu’il viendra, il est évident que c’est de notre responsabilité, il était évident que c’était de notre responsabilité, il était évident que ce serait de notre responsabilité…
    La principale étant au passé, vous avez apparemment raison, il faudrait un temps du passé dans la complétive :
    — Il nous a dit ça comme s’il était évident que cette tâche nous incombait (imparfait = présent dans le passé)
    — Il nous a dit ça comme s’il était évident que cette tâche nous incomberait (conditionnel présent = futur dans le passé)

    En lisant « incombe », vous pensez donc à un indicatif présent, qui effectivement serait incohérent dans un texte au passé. Mais c’est en réalité certainement parce que l’auteur a choisi de rédiger la complétive au subjonctif, à tort ou à raison. Et comme le subjonctif est de plus en plus un mode sans concordance des temps, ça ne se voit pas : il était presque évident, il était probable qu’il vînt, s’écrit désormais : il était presque évident, il était probable qu’il vienne.
    — Il nous a dit ça comme s’il était évident que cette tâche nous incombe (subjonctif présent = temps indéterminé, par choix de ne pas appliquer de concordance des temps, selon la pratique actuelle)

    L’auteur avait-il ce droit d’utiliser le subjonctif ?

    Faut-il utiliser l’indicatif ou le subjonctif ?
    Avec une phrase plus simple, vous pourriez suivre une règle rigide : évident + indicatif ; probable + subjonctif.
    Avec une concordance :
    — Il était évident qu’il venait, et que cela nous incombait
    — Il était évident qu’il viendrait, et que cela nous incomberait
    — Il était probable qu’il vînt, et que cela nous incombât
    Sans concordance :
    — Il était évident qu’il vient, et que cela nous incombe = NON, la concordance reste heureusement obligatoire à l’indicatif
    — Il était évident qu’il viendra, et que cela nous incombera = NON, la concordance reste heureusement obligatoire à l’indicatif
    — Il était probable qu’il vienne, et que cela nous incombe = OUI car l’absence de concordance est presque devenue la norme au subjonctif

    Si l’auteur a choisi d’utiliser évident que + subjonctif, c’est a priori une faute, faute qui perd de sa gravité quand on écrit « presque évident que » ou « probable ou évident que », et pourquoi pas dans un contexte d’évidence relative. Donc c’est plutôt non, mais on trouvera cependant des exemples permettant les deux modes : il est plus ou moins évident qu’il vienne, il est plus ou moins évident qu’il viendra. Ce genre de nuance peut éventuellement exister dans l’esprit de l’auteur.

    Si je parle de concordance, c’est bien sûr par rapport au début de la phrase au passé, et non à l’imparfait lié à la condition en « si ». Dans cet esprit, le titre de votre question est mal choisi. Ce « comme s’il était » n’est pas un temps du passé.

    Le plus probable, dans la phrase que vous présentez, est que « il était évident », dépendant très clairement d’un « comme si », soit, dans ce contexte d’évidence pas si évidente, une continuité de l’hypothèse. Si l’auteur ressent cela, si l’auteur ressent le besoin du subjonctif après un « il était évident » hypothétique, nous pouvons le laisser poursuivre au subjonctif.
    Et si de plus il n’applique pas la concordance des temps au subjonctif, laissant donc son subjonctif ressembler à un indicatif présent, il n’est pas étonnant que la confusion s’installe.

    De façon un peu caricaturale, je scinderais ainsi le problème entre deux façons possibles d’exprimer une même idée :
    * À l’ancienne, le subjonctif a un vrai sens modal, et on applique la concordance des temps :
    — … car s’il eût été évident que cette tâche nous incombât…
    * À la moderne, l’hypothèse s’écrit à l’imparfait, on met mécaniquement de l’indicatif après le mot « évident », le subjonctif hypothétique n’existe plus, et on se moque de la concordance des temps au subjonctif puisque ce temps disparaît :
    — … car s’il était évident que cette tâche nous incombait…
    Ce sont deux styles qui se croisent. Dans votre phrase, le mélange d’une construction à l’ancienne concernant le mode de la complétive, et d’une construction moderne refusant la concordance des temps me semble difficile à défendre. Les deux réponses ci-dessus mélangent ces critères, privilégient arbitrairement l’une ou l’autre approche, et à cause de cela se contredisent.

    Votre question devrait idéalement être reformulée ainsi.
    Puisque le choix à faire n’a finalement aucun rapport avec une concordance des temps, vous devez simplement décider de la légitimité d’utiliser un subjonctif dans le cadre d’une évidence intégrée à une hypothèse
    — Hier, comme s’il était évident qu’il était le responsable (indicatif et concordance obligatoire)
    — Hier, comme s’il était évident qu’il fût le responsable (subjonctif avec concordance)
    — Hier, comme s’il était évident qu’il soit le responsable (subjonctif sans concordance)

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  • Grand maître Demandé le 23 juin 2023 dans Question de langue

    Il y a une seule négation dans cette phrase.
    La négation se termine souvent par « pas », et quand on la termine autrement, le « pas » disparait :
    — je ne mange pas, je ne mange que le lundi
    Mais d’autres éléments peuvent être conservés :
    — je ne mange guère, je ne mange guère que le lundi, je ne mange que le lundi
    — il ne vient jamais, il ne vient jamais que le lundi, il ne vient que le lundi
    — il ne peut que venir, il ne peut rien faire d’autre que venir
    — je ne vois rien, je ne vois rien que du vide, je ne vois que du vide
    C’est ce « rien » (mot qui étymologiquement veut dire « chose ») qui est ici qualifié de « vrai » : il n’y a pas une chose vraie sinon ma passion, il n’y a chose vraie que ma passion…

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  • Grand maître Demandé le 23 juin 2023 dans Accords

    Pas de « ne ».
    Au subjonctif présent : rien qui inclue, il n’y a rien qui soit…
    Au subjonctif imparfait si vous choisissez d’appliquer la concordance des temps : rien qui inclût, il n’y avait rien qui fût…

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  • Grand maître Demandé le 18 juin 2023 dans Général

    Il est possible et logique de conserver le pronom de la construction pronominale :
    — ainsi elles se sentent belles –> on les fait ainsi se sentir belles

    Bien qu’il n’existe apparemment pas de raison syntaxique évidente à cela, il est cependant fréquent que le pronom réfléchi disparaisse dans les constructions factitives.
    — ils se taisent, on les a fait taire, et non fait se taire
    — ils s’assoient, on les a fait asseoir, de préférence à on les a fait s’asseoir
    — ils se sont déplacés, on a fait déplacer les pompiers, de préférence à on a fait se déplacer les pompiers…
    Vous avez raison de constater que les deux constructions existent, mais je vous suggère ne supprimer le pronom réfléchi que dans des constructions où vous l’avez déjà vu faire. Privilégiez donc :
    — il nous a fait nous sentir…

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  • Grand maître Demandé le 18 juin 2023 dans Question de langue

    Vous avez raison, on hérite d’un million de dollars, on hérite d’une maison dans les Cévennes. Quand on exprime la personne dont on hérite, le COI passe COD : on hérite un million de dollars de sa tante, on hérite une maison de son oncle.

    Cette réponse a été acceptée par franyfa26. le 18 juin 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 18 juin 2023 dans Accords

    1. Conjugaison du verbe.
    –> Selon le sujet.
    « Il y a que… qui… » n’existe pas. Écrivez « il n’y a que… qui…« . C’est une négation introduisant une exception. L’exception présentée dans la proposition relative se conjugue plutôt au subjonctif, et son sujet est formellement le pronom « qui« , pronom qui a le genre et le nombre de son antécédent.
    — Il n’y a que leur père qui puisse travailler
    — Il n’y a que leurs mères qui soient prêtes à travailler

    2. Choix du sujet.
    — leur mère travaille ou leurs mères travaillent ?
    Vu de l’extérieur, pour parler de plusieurs mères, c’est bien le pluriel qu’il faut utiliser :
    — leurs mères travaillent…
    C’est seulement en considérant le rapport de chaque enfant avec chaque mère qu’on utilise le singulier :
    — ceux dont la mère travaille… ; ils savent tous que leur mère travaille…

    3. Tout dépendra donc de votre phrase complète :
    * Construction au pluriel, vue de l’extérieur :
    — Ces enfants sont pauvres, car dans ce quartier il n’y a que leurs mères qui travaillent.
    * Construction réfléchie au singulier :
    — Ces enfants sont pauvres, car dans leur foyer il n’y a que leur mère qui travaille.

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  • Grand maître Demandé le 18 juin 2023 dans Question de langue

    Dix occurrences de « pas autre choix », dix fautes.

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  • Grand maître Demandé le 16 juin 2023 dans Accords

    Bonjour,
    Au sens de « action de dépenser de l’argent », on utilisera de préférence le singulier : on fait une grosse dépense.

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  • Grand maître Demandé le 16 juin 2023 dans Question de langue

    Le correcteur ne remet pas en cause l’oxymore « silence assourdissant ». Il dit que c’est devenu un cliché. La première personne qui a écrit cela était très créative, et les milliers de journalistes ou de blogueurs qui reprennent ce genre d’expression sont un peu nuls.
    Il s’agirait d’une simple image sans opposition, comme « un silence de plomb », ce serait la même chose, un cliché à éviter.
    Le correcteur Grammalecte ne vous impose rien, il ne vous reproche ici ni la syntaxe ni l’orthographe, et c’est plutôt bien qu’il propose de signaler les clichés éculés. Il est paramétrable, et vous pouvez désactiver certains types de correction.

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