Le profil de CParlotte
Grand maître
3499
points

Questions
0

Réponses
636

  • Grand maître Demandé le 17 juillet 2023 dans Question de langue

    La proposition interrogative et la proposition interronégative ont un peu le même sens.
    a) — Paul est-il venu ?
    b) — Paul n’est-il pas venu ?
    Le mot « pas » ne s’utilise qu’après « ne ». Mais le mot « jamais » peut s’utiliser dans les contextes positif et négatif.
    a) — Paul est-il jamais venu ? (ne serait-ce qu’une fois)
    b) — Paul n’est-il jamais venu ? (même pas une fois)

    Si vous remplacez le sujet « Paul » par un pronom impersonnel, on écrit « quelqu’un » en contexte positif et « personne » en contexte négatif.
    a) — Quelqu’un est venu ? Quelqu’un parmi vous est-il jamais venu ? (ne serait-ce qu’une fois)
    b) — Personne n’est venu ? Personne parmi vous n’est-il jamais venu ? (même pas une fois)
    La reprise du pronoms « personne » par le pronom « il » est peu utilisée. C’est peut-être une raison suffisante pour choisir la phrase (a).

    • 1254 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 17 juillet 2023 dans Général

    Sans les parenthèses, auriez-vous trouvé les guillemets indispensables ? Si oui, conservez-les, car les parenthèses ne tiendront jamais lieu de guillemets. Si vous voulez seulement éviter un problème visuel, vous pouvez tenter un texte en italique à la place du texte entre guillemets.

    Faut-il mettre les pensées entre guillemets ?
    — « Belle journée », pensait-il.
    Non, ce n’est pas la règle, vous pouvez les supprimer, ou utiliser l’italique, ou un autre code graphique si vous voulez en faire un norme tout au long de votre texte.
    — Belle journée, pensait-il.
    Belle journée, pensait-il.

    Les guillemets sont-ils mis pour signaler un changement de personne, l’irruption d’un tiers, probablement le lecteur ?
    — Je fais ce que je veux (j’en ai bien le droit).
    — Dites-vous que vous êtes libre de faire ce vous voulez (« j’en ai bien le droit »).
    Si c’est le cas, si dans les parenthèses vous vous mettez à la place du lecteur, c’est une façon peu conventionnelle, peu explicite, et à mon avis peu élégante d’écrire, mais après tout acceptable. Réfléchissez à cela à l’échelle d’un texte complet. Si vous pensez vous mettre à la place du lecteur toutes les trois phrases, mais sans répéter à chaque fois ce que je mets ici entre crochets : [c’est comme si vous vous disiez : « je fais ceci… »], commencez par répondre aux questions de base : qui écrit pour qui ? qui est « je » ? y a-t-il des dialogues ? des pensées ? et cent autres questions… Réfléchissez à votre texte avec plus de hauteur.

    Votre écriture est à la fois trop formelle et trop limitée en vocabulaire :
    — « la danse se fait », expliquez
    — « sans qu’il y ait une intention », pourquoi cette tournure impersonnelle puisqu’un sujet arrive plus loin ?
    — qu’est-ce qu' »une intention consciente » ?
    — explicitez l’adverbe « nécessairement »

    Voici différentes façons d’introduire la pensée d’arrière-plan :
    La danse se fait sans qu’il y ait nécessairement…
    — une intention consciente du type « je vais lever un pied, je vais baisser un bras ».
    — une intention consciente comme : je vais lever un pied, je vais baisser un bras.
    — une intention consciente (lever un pied, baisser un bras…).
    — la conscience de lever un pied ou de baisser un bras.
    Mais les expressions adverbiales, les deux points, les guillemets sans dialogue, les parenthèses en fin de phrase, l’italique au sens flou, le changement de personne dans une phrase… rien de tout cela n’est très intéressant. On voit malgré tout qu’il est possible de pas mélanger ces procédés. Ça dépanne parfois, mais c’est de la très mauvaise rédaction.
    Utiliser la typographie à la place des mots, c’est un peu nul. Vous allez finir par remplacer les conjonctions et les adverbes par des parenthèses (exprimant la cause, la conséquence, les circonstances…), par des guillemets (exprimant un désaccord, une citation, une pensée, une incertitude, une désignation…), des « deux points » (exprimant la conséquence ou l’illustration), l’italique (pour créer des ruptures de construction), et vous finirez avec des smileys.
    Pendant un mois, n’écrivez que sur du papier, avec un crayon, et relisez chaque phrase à voix haute. Vous verrez que vous arriverez très vite à faire des phrases qui ont du sens sans avoir recours à des artifices typographiques.

    Enfin, je pense que votre texte est peut-être de ceux où le pronom « on » serait utile, évitant les allers-retours entre un cas théorique et un « je » d’illustration :
    — On danse souvent sans avoir conscience de lever un pied ou de baisser un bras.
    — On danse souvent en oubliant qu’on lève un pied ou qu’on baisse un bras.

    Bref, repartez à zéro, ça ne sert à rien de vouloir améliorer la typographie d’un texte s’il est  mal pensé.

    • 663 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 17 juillet 2023 dans Question de langue

    Dans un texte formel, on utilise l’italique pour les titres d’œuvre, les noms de journaux…
    Pour citer le nom précis de votre dictionnaire, choisissez l’italique :
    — Selon le Nouveau Larousse illustré, le chat est un animal.
    — J’ai acheté l’édition 1998 du Petit Larousse illustré.

    Les noms d’entreprise ne s’écrivent pas en italique
    — Je travaille pour les Éditions Larousse. Ce livre est édité par Larousse.

    Si vous nommez le livre d’après le nom de son auteur ou de son éditeur, il ne faut pas d’italique :
    — j’ai lu cela dans le Bon Usage = j’ai lu cela dans le Grevisse
    Si vous utilisez un nom abrégé du livre, il faut garder l’italique :
    — j’ai lu les Aventures de Tom Sawyer = j’ai lu Tom Sawyer
    Comme dans le cas que vous nous soumettez, le titre du livre comporte le nom de l’éditeur, le choix existe théoriquement.
    Mais généralement, on désigne les différents dictionnaires par le nom de leur éditeur, et non selon leur titre, abrégé ou non, qu’on ne connaît d’ailleurs pas toujours, et qui change parfois selon les éditions, donc sans italique.

    • 973 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 16 juillet 2023 dans Conjugaison

    Vous parlez de deux temps très différents :
    — J’irai, mais je ne comprendrai pas.
    — Si j’y allais, même si j’y allais, je ne comprendrais pas.
    Puisque vous n’irez pas, le futur n’est pas possible. Il faut le conditionnel pour parler de l’éventualité où vous iriez.
    Le conditionnel présent se réfère à un « si j’y allais », qu’il suffit d’exprimer pour que la phrase soit claire :
    — La conférence sera donnée en anglais, mais, ne maîtrisant pas suffisamment cette langue, si j’y assistais, je n’y comprendrais pas grand-chose.

    Comment dire tout cela à la fois ? Aucun temps ne le permet, il y a plusieurs idées, et il faut plusieurs propositions :
    — J’aurais aimé y aller.
    — Mais c’est en anglais.
    — Or Je ne parle pas anglais.
    — Si j’y allais je ne comprendrais pas.
    — Donc je n’irai pas.
    Il n’existe pas de temps magique pour exprimer ce raisonnement complexe par le simple choix du mode d’un verbe.

    • 4140 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 16 juillet 2023 dans Accords

    Si vous souhaitez simplement connaître le genre et le nombre de « tant de choses », faites-en le sujet d’une phrase et vous verrez bien : tant de choses ont été dites… Le mot « tant » ne joue pas, et l’ensemble est féminin pluriel.
    Il est fréquent que cette question soit posée quand le COD présente un nombre indéterminé : que de femmes j’ai aimées, quelle peur j’ai eue, il y a tant de choses que j’ai apprises… Malgré l’incertitude sur le COD, on peut formellement se contenter de respecter « la règle de l’accord du participe passé avec le COD antéposé dans une construction composée avec l’auxiliaire avoir ».
    Les quelques mots que vous nous présentez, sans phrase, sans proposition, ne permettent pas de vous répondre précisément. Apparemment, vous supprimez un pronom relatif COD ; et donc si on vire le COD avec lequel il aurait fallu accorder, avec quoi accorde-t-on ? A priori avec l’antécédent du COD supprimé si cet antécédent est antéposé et redevient COD en propre : j’ai mangé une pomme, une pomme que j’ai mangée, une pomme j’ai mangée.
    On ne peut pas aller tellement plus loin dans la correction d’un début de phrase incertain.

    • 2048 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 16 juillet 2023 dans Question de langue

    Ce mot (madame) ne prend pas normalement de majuscule. C’est son abrébiation (Mme) qui en prend une.

    Certaines majuscules portent un sens : la rue du Général Dupont (c’est le nom propre de la rue, et même parfois avec des traits d’union) / l’épée du général Dupont (le mot général n’est pas ici un nom propre).
    Mais généralement non, et on écrit : je remercie le président Raffarin, le cardinal Casimir, et madame Patatras pour l’aide qu’ils m’ont apportée.
    C’est ainsi qu’on dit par exemple dans un roman que le général Albert a séduit madame Bertrand sous l’œil du président Faure.

    Parmi les aspects à considérer ici :
    — s’agit-il d’un titre ? non (et quand bien même, cela ne jouerait pas : le duc Schwepps)
    — s’agit-il d’une adresse directe à la personne ? non (et heureusement car sur ce sujet, @Tara et @chambaron s’opposent ici constamment)
    — s’agit-il d’une abréviation ? non car ce n’est pas abrégé ; et cependant, en cas d’abréviation, aurait-on mis un majuscule ? oui : Mme, mais ce n’est qu’un code ; et si vous trouvez ce code illogique, vous avez raison

    Si dans votre court texte introductif vous voulez remercier Mme Patatras, faites-le classiquement avec l’abréviation et la majuscule, c’est le plus fréquent ; ou en entier et sans majuscule. Selon mon approche, l’écriture sans abréviation ni majuscule est beaucoup plus incarnée, et dépasse le simple déterminant. Pour un diplôme, je vous suggère d’écrire « Mme Patatras« , et dans le roman qui exposera vos tendres relations avec cette dame d’écrire « madame Patatras« .

    • 768 vues
    • 6 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 15 juillet 2023 dans Conjugaison

    Un subjonctif n’entraîne pas automatiquement un subjonctif dans la subordonnée qui en dépend :
    — Bien que je sache qu’il est
    — Bien que je craigne qu’il soit
    C’est normalement le sens du verbe et non son mode qui commande le mode du verbe à suivre.
    Vous voyez donc que la règle que vous craigniez n’existe pas.

    C’est souvent quand la subordonnée à suivre est une relative qu’on se pose la question.
    * Quand le premier subjonctif porte une hypothèse, une volonté, une crainte, il peut y avoir une certaine logique à ce que tous les verbes en dépendant soient également à un temps prolongeant l’hypothèse :
    — Je souhaite qu’il soit un chef qui sache nous diriger
    Mais en fait, ce n’est pas à cause du premier subjonctif qu’il en faut un deuxième, car même en le supprimant, on garde le subjonctif dans la relative :
    — Je souhaite un chef qui sache nous diriger
    * Quand le verbe de la relative ne porte que sur le nom complété, et ne dépend pas du verbe précédent, on utilise l’indicatif :
    — Je souhaite qu’il soit le chef dont nous avons besoin, qu’il soit le chef que nous attendons depuis longtemps
    Et il est évident que le premier subjonctif, supprimable, ne change rien au besoin d’indicatif dans la relative :
    — J’attends le chef dont nous avons besoin, celui qui saura nous guider
    Formellement, votre question doit recevoir la réponse que non, un subjonctif n’introduit pas forcément une relative au subjonctif, qu’un indicatif peut être suivi d’une relative au subjonctif, et qu’un subjonctif peut être suivi d’une relative à l’indicatif.

    Les réponses statistiques qui pullulent (du type : on lit plus souvent « qu’il soit un homme qui vienne » que « qu’il soit un homme qui vient ») n’ont aucune valeur, car en recensant une plus grande fréquence de la succession de deux subjonctifs, on ne constate que la plus grande fréquence d’une relative ayant un sens de proposition dépendant d’un verbe introducteur, mais dans les occurrences de sens minoritaire, la fréquence globalement minoritaire est certainement majoritaire.

    Quand on a évacué tout ce qui précède, il reste la question toute simple, souvent posée, du mode du verbe de la relative, indépendamment de la présence ou non d’un verbe intermédiaire au subjonctif :
    — Je crains de rencontrer une situation où je sois impuissant
    — Je crains les situations où je suis impuissant
    Cette question, on y répond souvent sur ce site, presque toujours très mal. Selon l’humeur de tel ou tel contributeur, le subjonctif est une affaire d’hypothèse, de construction obligatoire, de certitude plus ou moins grande, d’orbe de la pensée, de mode du réel, de réflexion, de mode de l’irréel… et ça recommence aujourd’hui. Tout cela est évidemment idiot.

    Partez de cette base :
    Si vous craignez ou souhaitez qu’il se produise une chose, votre crainte ou votre souhait porte sur une proposition et demande le subjonctif :
    — Je veux que notre chef soit… je veux un chef qui soit…
    — Je crains que notre chef soit… je crains qu’on nous donne un chef qui soit…
    Si vous utilisez une relative sans lien avec le verbe introducteur, mais uniquement en lien avec un nom, alors le verbe de la relative est à l’indicatif :
    — Je veux un chef qui a fait l’ENA
    — Je crains les chefs qui sont issus du peuple
    Il est fréquent que les deux sens soient possibles selon le mode (demande-t-on un chef qui est issu du peuple ou un chef qui soit issu du peuple ?). Dans votre phrase, il n’y a aucune ambigüité, car le syntagme nominal n’est pas l’équivalent d’une proposition comme dans : je voudrais une situation qui soit signifiant je voudrais que cette situation soit. Il est utilisé dans votre phrase comme un type, un genre existant de situation : le genre de situation où on est… L’indicatif est ici obligatoire.

    • 832 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 13 juillet 2023 dans Général

    Un verbe transitif met en relation plusieurs éléments, par exemple deux, dans une phrase : le sujet et un complément.
    — Martine mange une gâteau, Martine va à Paris, Martine se contente d’un fruit…
    L’analyste-programmeur qui modélise la situation dessine sur un schéma Martine, une gâteau, la ville de Paris, un fruit, et met des flèches symbolisant les relations, qu’il nomme « manger », « aller à », « se contenter de »…
    Pour une phrase telle que :
    — Martine reçoit la visite de son amie
    il dessinerait évidemment Martine, son amie, et une flèche qu’il nommerait « recevoir la visite de ».
    Il n’y a en effet que deux choses en relation dans votre phrase : Martine et son amie.
    Si vous avez lu un livre expliquant le verbe transitif et le complément d’objet par la mise en relation entre deux éléments de la phrase, le sujet et son complément, on conçoit très bien que vous préfériez considérer Martine comme le sujet, son amie comme le complément objet, et « recevoir la visite de » comme l’action.
    C’est une façon simple et rigoureuse de respecter la notion de transitivité et la notion d’objet.

    [Digression. On accepte d’autant mieux cette idée qu’on perçoit que le verbe seul ne veut (plus) rien dire, et qu’un verbe qui ne veut rien dire ne risque pas d’avoir de COD. Inversons donc la phrase, remplaçons « recevoir la visite de » par « rendre visite à », car autant « recevoir » est parlant, autant « rendre » ne l’est pas :
    — Son amie rend visite à Martine
    L’action, le procès, la mise en relation entre deux éléments, ce n’est pas « rendre », avec un complément qui serait « visite », mais « rendre visite », avec un complément qui est « Martine », et le mot « visite » n’est pas COD.
    On ne peut pas le pronominaliser :
    — La rend-elle ? — Rendre quoi ? — La visite…
    On ne peut pas faire du complément un sujet :
    — La visite à Martine est rendue ? — La visite est rendue à Martine ?
    Si on a trois éléments (Martine, un livre, son amie) mis en relation dans :
    — Son amie rend le livre à Martine
    on n’en n’a que deux (Martine, son amie) dans :
    — Son amie rend visite à Martine
    Le mot « visite » se rattache ici au verbe pour en compléter le sens, mais il n’est pas un élément mis en relation avec le sujet par le verbe, et par définition il n’est pas un complément objet.
    La preuve en est qu’on dit avec rigoureusement le même sens :
    — Son amie visite Martine]

    Syntaxiquement, on fait souvent semblant que le verbe est transitif direct, et qu’il a un COD, alors que c’est plutôt un complément adverbial modifiant le sens du verbe, et non un objet sur lequel porte le verbe, l’objet sémantique se trouvant plus loin dans la phrase, comme vous l’avez bien repéré.
    Ce n’est donc pas du tout votre compréhension qui est cause, c’est le fait que les livres de grammaire désignent par des mêmes mots et finissent par mélanger des notions différentes pourtant assez simples. Votre question est la preuve que pour votre part vous faites la différence, et vous avez raison.
    Sur ce site comme ailleurs, presque tout le mode a renoncé à conserver leur sens strict aux mots « transitivité » et « objet ». Le mieux aurait alors été de trouver d’autres mots : au lieu de « verbe transitif », on dirait « verbe suivi d’un autre truc », et au lieu de « complément objet », on dirait « le truc qui suit le verbe », et ce serait bien plus clair.
    Notez que concernant la règle sur l’accord du participe passé, on fait comme si « le truc qui suit le verbe » était un « complément objet » quand on le déplace de façon hasardeuse avant à un temps composé, et on a même pour justifier cela inventé l’oxymore « COD syntaxique » :
    — La visite que Martine a reçue de son amie
    — La visite que son amie a rendue à Martine

    • 730 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 11 juillet 2023 dans Général

    C’est le subjonctif présent qui convient dans votre phrase.

    L’imparfait après « si » exprime la condition, et les verbes qui en dépendent ne prennent normalement pas cet imparfait, sauf parfois, quand la condition se poursuit et qu’elle porte identiquement sur le premier verbe et sur le verbe de la relative :
    — Si Paul avait raison, si c’était Paul qui avait raison…
    En dehors de cette relative très spéciale (et pourquoi pas d’autres exceptions ?), l’imparfait dans la relative, qu’on rencontre parfois, sans doute pour harmoniser avec l’imparfait du « si », pour prolonger l’hypothèse, semble incorrect, ou enfantin :
    — Si je voyais une personne qui était malade, et si je connaissais une personne qui était médecin, je les présenterais l’une à l’autre.

    Donc, de façon assez systématique, dans une phrase au présent, le temps de simultanéité à utiliser à l’intérieur d’une subordonnée conditionnelle (et bien que cette dernière commence avec un imparfait d’hypothèse) est le présent. Écrivez donc :
    — Si j’avais un coach qui s’occupe de moi, je serais…

    Maintenant, quel mode dans la relative ?
    Pour savoir s’il faut l’indicatif ou le subjonctif, changez de verbe :
    — si j’avais un coach qui soit attentif à mon alimentation, je serais…
    On voit que c’est le subjonctif qui convient.
    Pour savoir s’il faut l’indicatif ou le subjonctif, changez de verbe :
    — si j’avais un coach qui fait son boulot, je serais…
    On voit que c’est l’indicatif qui convient.
    Pour savoir s’il faut l’indicatif ou le subjonctif, inutile de changer de verbe, le truc ne fonctionne pas.
    Les deux modes se rencontrent donc, dans des sens différents.

    Il ne semble pas y avoir de spécificité concernant la condition en « si ». C’est la dépendance formelle du verbe de la relative par rapport au verbe de la proposition englobante qui commande :
    — Je veux une clé qui puisse ouvrir… (je veux que cette clé puisse ouvrir…)
    — Je possède une clé qui peut ouvrir… (je possède cette clé qui peut ouvrir…)
    Le « COD réel » est-il une proposition complète (auquel cas, subjonctif), ou un nom et son complément (auquel cas, indicatif)

    Sens 1.
    Si, dans l’intention, c’est l’ensemble  »nom + relative » qui est COD, avec le sens d’une subordonnée complétive, alors il faut le subjonctif :
    — Si mon coach pouvait, si mon coach savait… = si j’avais un coach qui puisse, qui sache…
    — Si mon coach s’occupait de moi, ce serait plus facile
    — Si j’avais un coach qui s’occupe de moi, ce serait plus facile

    Sens 2, plus rare et impossible ici.
    Si, dans l’intention, le COD n’est pas une proposition, mais un nom avec son complément, alors il faut l’indicatif :
    — Si j’avais ce type de coach… = si j’avais un coach-qui-sait-jouer-au-tennis, si comme toi j’avais un coach qui a remporté 3 médailles d’or aux JO…
    Puisque, contrairement par exemple à la notion de coach-qui-connaît-son-métier, la notion de coach-qui-s’occupe-de-moi n’existe pas indépendamment de la phrase, l’indicatif n’est pas ici possible.

    • 569 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 11 juillet 2023 dans Général

    Je suis assez d’accord avec vous sur le principe, dans les phrases simples, on choisit entre un déterminant démonstratif et une relative déterminative. Il y a apparemment une double détermination avec « ce » et « dont » :
    — Je me méfie des gens dont on dit trop de bien.
    — Je me méfie de ces gens.
    La double détermination crée une redondance :
    — Je me méfie de ces gens dont on dit trop de bien.

    Quand à la fois on montre et on décrit, quand à la fois on rappelle et on décrit, il peut y avoir une redondance volontaire, un effet de style, qui est acceptable en considérant syntaxiquement la relative comme descriptive plutôt que déterminative :
    — Vois-tu cet homme qui vient vers nous ?
    — Connais-tu cet homme dont je t’ai parlé hier ?
    Mais quand la relative est fondamentalement déterminative, cet artifice est incorrect :
    — Prends ce dessert que tu préfères (au lieu de prends ce dessert ou prends le dessert que tu préfères).

    Dans votre phrase, les premiers mots « il s’agit de » disent clairement qu’il s’agit de déterminer précisément l’étudiant, et pourraient appeler une construction stricte :
    — De qui s’agit-il ?
    — Il s’agit de cet étudiant (soit qu’on le montre, soit qu’on vient d’en parler)
    — Il s’agit de l’étudiant dont je t’ai parlé hier
    L’effet de style est intéressant dans une phrase qui ne répond pas à la question « qui est-ce ? » :
    — Je déjeune ce midi avec cet étudiant dont je t’ai parlé hier (la relative étant construite comme un développement)
    Beaucoup moins pour limiter l’information à la désignation d’une personne :
    — De qui s’agit-il ? Il s’agit de cet étudiant dont je t’ai parlé hier (la réponse étant dans la relative, le démonstratif est artificiel)

    Mais si vous pensez que l’exercice ne porte que sur dont/que, il ne faut pas tenir compte de cette objection, il ne faut pas tenir compte de l’objection qui précède, il ne faut pas tenir compte de cette objection qui précède.

    • 1514 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes