3499
points
Questions
0
Réponses
636
-
A)
Le verbe « s’accorder » dans votre phase est-il « essentiellement pronominal dans ce sens » :
— ils se sont envolés, nous nous sommes envolés, nous nous sommes accordés, on s’est accordés…
— nous nous sommes accordés sur ce point
— nous nous sommes accordés à défendre ce principeB)
Faut-il considérer le pronom « se » comme COD du verbe « accorder » dans une construction accidentellement pronominale réfléchie ?
— je les ai accordés, ils nous ont accordés, ils se sont accordés, on s’est accordés…
mais alors qui a accordé qui ? cela a-t-il un sens ?C)
Si on est (si nous sommes) plusieurs, à nous accorder entre nous, est-ce une construction accidentellement pronominale réciproque ?
COD — nous nous sommes écoutés
COI — nous nous sommes parlé
et avec le verbe « accorder », quel accord ? Le pronom est-il COD ou COI ?
COD — nous nous sommes accordés les uns les autres ?
COI — nous nous sommes accordé les uns avec les autres ? [c’est là qu’est parfois faite une erreur d’analyse sur la notion de COI]Dans le cas d’un verbe accidentellement pronominal, la question revient à analyser syntaxiquement ces cas :
— nous nous sommes accordé une pause, dirent les trois violonistes (réfléchi COI)
— nous nous sommes accordé des points, les uns aux autres, dirent les trois compétiteurs votants (réciproque COI)
— nous nous sommes accordés, dirent les pianos qui s’étaient par magie accordés eux-mêmes (réfléchi COD)
— nous nous sommes accordés, dirent les pianos qui s’étaient par magie accordés les uns les autres (réciproque COD)Je crois que la réponse est à chercher simplement en (A), c’est-à-dire que dans ce sens, le pronom « se » dans « s’accorder » n’est plus analysable, et qu’on accorde ce verbe comme on le conjugue, avec le sujet.
Et cependant la dernière fois que je l’ai dit ici, on a supprimé ma réponse, et dans la foulée mon compte, et d’autres réponses, pour défendre l’idée d’un sens à la fois réfléchi et pronominal réciproque.- 378 vues
- 3 réponses
- 0 votes
-
Ce que votre examinateur a appelé « la norme » n’existe pas. Et ses préjugés n’ont aucune valeur.
Il n’a probablement aucune raison valable pour prétendre par exemple que « autrice » et « auteure » seraient des féminisations réussies, tandis que « auteuse » ou auteresse seraient des féminisations peu réussies.Si vous êtes dans une formation de haut niveau, et que votre prof parle le latin et connaît toutes les langues intermédiaires entre le latin et le français actuel, alors d’accord, il a raison, mais dans ce cas vous n’avez pas besoin de notre aide. Il vous expliquera par exemple que selon les mots, selon leur usage, selon les régions et les époques, selon qu’ils ont un sens nominal ou adjectival, selon des considérations culturelles, selon le besoin ou non de métonymie, il sera parfois apparu une forme plus particulièrement féminine d’un nom, et laquelle.
Sinon, votre prof ne connaît en réalité au français rien de plus que vous et moi, mais il souhaite faire savoir que lui a le droit d’avoir une opinion sur le sujet (tel mot est plus beau que l’autre, tel mot est élégant, tel mot est vulgaire, tel mot est manifestement mal formé…) sans avoir à se justifier, et que vous feriez bien d’avoir la même opinion que lui si vous voulez deux points à la question.
C’est le cas de beaucoup d’enseignants. Et le droit qu’ils se donnent de décider quel féminin est réussi s’appelle un argument d’autorité. Sur les questions terminologiques, il est habituel qu’il n’y ait absolument aucun rapport entre l’idéologie officielle régnant au MÉN et la réalité linguistique. Vous devez surtout apprendre à ne pas vous en formaliser publiquement. Quand vous croiserez cette personne, vous devez lui dire « je vous dois beaucoup ». Dans quelques années, quand ces gens seront « partis », il sera à nouveau toléré de poser les bonnes questions et de répondre à votre question avec des arguments linguistiques.Ce qui m’inquiète personnellement, c’est que même sur un site spécialisé, a priori réservé à des gens qui s’y connaissent un peu, on trouve toujours du monde pour soutenir et justifier les bêtises du prof, par principe et sans analyse.
- 350 vues
- 5 réponses
- 0 votes
-
* J’imagine que vous avez bien vérifié que « brillant » n’est pas un participe présent : des anoraks violets brillant au soleil.
* Il peut arriver aussi que le deuxième adjectif soit un attribut et non une épithète : je crois que leurs anoraks violets sont brillants = je crois qu’ils ont des anoraks violets brillants.
* La juxtaposition d’adjectifs épithètes non coordonnés, s’appliquant en parallèle à un même nom, n’est pas possible.
Il faut choisir entre deux regroupements :
(a) — des anoraks (violet brillant)
(b) — des (anoraks violets) brillants
Si c’est par exemple à cause de la pluie qu’ils brillent, l’interprétation (a) n’est pas possible.
Si les anoraks violets ne forment pas un groupe méritant une identification propre, c’est-à-dire si l’adjectif est accessoire, qu’il n’est qu’un adjectif de couleur (si des anoraks violets n’a pas de sens plus essentiel que des anoraks jaunes), l’interprétation (b) n’est pas possible.
Quand le premier adjectif est essentiel et que le second adjectif est conjoncturel, le regroupement (b) est possible : des crayons noirs usagés, un grand-père maternel facétieux, des ordinateurs portables chers, des mentions marginales inutiles… Mais si on refuse d’écrire « des maisons agréables spacieuses » on ne doit pas non plus écrire « des anoraks violets brillants ».* Dans votre livre, c’est juste mal écrit. Il est très possible que le traducteur se soit permis cette juxtaposition d’épithètes parce que le premier est un adjectif de couleur, mais ce n’est pas une circonstance atténuante. La bonne approche n’est pas de savoir comment on doit accorder, mais de voir clairement que c’est simplement la construction qui est mauvaise. Et donc non, on ne peut pas envisager deux sens différents selon qu’on accorde ou pas. Les deux constructions que vous pourriez envisager pour exprimer deux sens sont, sous réserve d’éléments contextuels tus, toutes les deux invalides, et on ne corrige pas une construction invalide par un accord magique.
- 486 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Comme ma réponse a reçu un +1 et un -1, je la précise (je la pensais pédagogique en donnant la règle plutôt que la réponse).
S’il y a deux erreurs dans le texte, elle sont peut-être sur Mexique et sur Chiapas (mais pas sur Morelos si on dit comme je le crois l’État du Chiapas (le Chiapas) et l’État de Morelos).Chercher ailleurs une erreur dans le sens d’une phrase, aussi argumentée en soit la raison, ne peut pas invalider une construction syntaxique. Si une interprétation, même improbable, est possible syntaxiquement, elle est valide, et je pense peu vraisemblable que votre question porte sur le sens du texte.
- 453 vues
- 3 réponses
- 0 votes
-
On ne peut pas faire disparaître l’article défini devant un nom nécessitant cet article, même quand il est précédé d’une préposition telle que « à » ou « de » : « à le » devient « au », « à la » ne change pas, « à les » devient « aux » ; « de le » devient « du », « de la » ne change pas, « de les » devient « des ». Cela s’applique également aux noms propres. Pour les noms propres étrangers, il faut s’aider d’un guide officiel s’il en existe afin de trancher.
- 453 vues
- 3 réponses
- 0 votes
-
Ne tenez pas compte des arguments répétitifs et généralement faux dans les réponses qui disent « dégradation en général » ou « le sens est générique », ou « les accords qui ne s’entendent pas sont inutiles », ou « appliquez le même nombre aux deux compléments » ou « ça me semble logique »… Il ne faut pas inventer des règles ou des arguments, ni accepter de les entendre.
Écrivez selon ce que vous avez à écrire, sans vous préoccuper de concepts inventés pour l’occasion.
Vous voulez écrire « s’il y a un sinistre, ou s’il y a des dégradations » ? Alors écrivez simplement comme ça, avec « dégradations » au pluriel.- 614 vues
- 3 réponses
- 0 votes
-
Vous connaissez la règle quand « tout » s’applique à un adjectif (le fruit est tout rouge, les fruits sont tout rouges, la pomme est toute rouge, les pommes sont toutes rouges). C’est une simple règle d’écriture, on considère qu’on a un adverbe parfois variable, mais que c’est bien un adverbe. L’origine est qu’en latin on avait un adjectif (toute cette pomme est rouge), et que, le sens changeant, l’accord a cependant été conservé dans certaines conditions.
Dans votre phrase, où il n’y a pas d’adjectif, la règle ci-dessus ne s’applique pas.
Si vous pensez que le sens est adverbial, vous avez raison de ne pas accorder, même au féminin, même quand le mot est suivi d’une consonne :
— il est tout en dentelles, tout de blanc vêtu
— ils sont tout en dentelles, tout de blanc vêtus
— elle est tout en dentelles, tout de blanc vêtue
— elles sont tout en dentelles, tout de blanc vêtues
C’est simplement cela qu’on enseigne aux élèves, c’est en pratique la seule règle à connaître.Cependant, d’un point de vue littéraire, historique, avec un un nom féminin singulier, il est parfois possible de considérer, quand le sens le permet, et conformément à l’histoire du mot, que le mot « tout » est un adjectif. Il ne s’agira plus de l’accord d’un adverbe, mais bien de considérer que dans quelques phrases à l’ancienne, c’est l’adjectif qui subsiste :
— elle est toute en dentelles, toute de blanc vêtue
— toute sa personne est en dentelles, toute sa personne est de blanc vêtue
Si c’est un vieil écrivain qui a écrit ainsi, c’est bon, il n’y a pas de faute. Mais on ne raisonne plus ainsi. S’il est clair pour vous que le sens est adverbial, et signifie non pas « l’entièreté de sa personne est de blanc vêtue » mais « sa personne est vêtue entièrement de blanc », ce qui est d’ailleurs la seule possibilité d’interprétation au pluriel, alors n’accordez pas.- 487 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Pour parler du verbe qui suit immédiatement « dès que », il n’y a pas de notion de postérité, mais d’antériorité d’une action accomplie.
L’antériorité et l’accomplissement d’une action par rapport à un verbe au passé composé s’expriment normalement par un passé surcomposé :
— Après qu’il a eu mangé, il est parti
— Quand il a eu fini, il est parti
— Dès que nous avons eu terminé, nous sommes sortis- 353 vues
- 5 réponses
- 0 votes
-
S’habiller long, c’est une façon de s’habiller.
Pousser droit, pousser vite, ce sont des façons de pousser.
Mais est-ce que pousser long est une façon de pousser ? Est-ce que les ongles poussent long ? Comment poussent-ils ? Ils poussent long… Non.La construction attributive est-elle meilleure ? Non :
* attribut du sujet : ils deviennent longs, ils poussent longs…
* attribut du COD : je les garde longs, je les regarde pousser longs…Je pense que, le verbe pousser désignant un processus :
— ne permet que des adverbes pouvant s’appliquer à ce processus, et non au résultat attendu ;
— n’est jamais attributif et ne permet pas l’adjectif.C’est peut-être la construction factitive qui vous a semblé autoriser un sens adverbial dans « faire pousser long ». Mais il n’y a rien à sauver, ce sens n’existe pas.
Il aurait fallu préférer l’auxiliaire « laisser » comme dans : il se laisse pousser la barbe. La construction « laisser pousser », dans le sens de « garder », aurait alors peut-être, à la rigueur, permis un adjectif : je les ai laissés pousser longs.
- 378 vues
- 3 réponses
- 0 votes
-
Les temps ne vous apparaîtront pas incongrus si vous acceptez de considérer la locution « tandis que » uniquement comme mettant deux réalités en parallèle, sans porter aucune notion chronologique :
— Ma fille est dentiste, tandis que mon fils est pianiste.
— Ma fille devint dentiste, tandis que mon fils étudia la musique.
Si c’est là le sens voulu par l’auteur, il est assez naturel d’avoir le même temps dans chaque terme.- 795 vues
- 4 réponses
- 0 votes