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  • Grand maître Demandé le 9 juillet 2024 dans Conjugaison

    Non. Vous ne devez jamais utiliser « l’on » dans le sens de « nous » (l’on est venues). Est-ce sur ce point que porte votre question ? Ou porte-t-elle sur l’identification du COD du verbe voir ? Ou sur la construction pronominale ? Où encore sur l’adverbe à utiliser quand on fait porter la négation sur le verbe croire et non sur le verbe voir, en envisageant que « je crois qu’on ne s’est pas encore vus » doive devenir « je ne crois pas qu’on se soit déjà vus » ?

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  • Grand maître Demandé le 9 juillet 2024 dans Accords

    [*] Vous ne pouvez pas écrire « tout matériel ou surface… », ça ne veut rien dire, pas davantage que « si j’avais un cheval ou vache… » ou « connais-tu mon père ou tante ? ».
    [*] Pourquoi vous interrogez-vous sur le genre de l’adjectif qui suit (souillé) mais pas sur le genre de l’adjectif mis comme déterminant, qui précède (tout) ? Envisagez-vous vraiment d’accorder les deux mots différemment ?
    [*] Dans d’autres phrases que votre exemple, la question théorique pourrait être légitime, et le Grevisse ne privilégie aucun des deux accords, ni l’accord de proximité (une anarchie ou un désordre universel — Lamennais / celui ou celle qui était restée — Proust), ni l’accord le plus courant avec le premier terme surtout quand celui-ci est masculin (un sentiment ou une expression original — Desnos), tout en notant qu’il s’agit peut-être alors d’une simple absence d’accord.
    [*] Le lien que vous donne Chambaron pour étudier l’accord de proximité, illustré d’un magnifique « les hommes et les femmes sont belles » est une approche humoristique de la question dans un journal belge grand public, dont vous ne devez bien sûr tenir aucun compte du point de vue syntaxique.

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  • Grand maître Demandé le 9 juillet 2024 dans Général

    Ce qui est en jeu dans votre phrase est de savoir si on a plusieurs COI ou un COI composé.
    Alors qu’avec les COD, on ne fait pas de différence entre deux COD et un COD double [« Pierre a vu Paul et Sophie » peut aussi bien signifier « Pierre a vu Paul et Pierre a vu Sophie » (2 procès) que « Pierre a vu, ensemble, Paul et Sophie » (1 procès)], avec un COI, il y a une différence de construction.
    Chaque occurrence de la préposition exprime une relation syntaxique, et ici un procès  :
    — J’ai écrit à Paul et à Sophie = deux courriers
    — J’ai écrit à Paul et Sophie = un seul courrier
    Pour connaître le montant en euros déboursé par Pierre, comptez le nombre de « à » et multipliez par 2.
    — Pierre donne 2 euros à Paul, Alain et Sylvie –> 2 euros
    — Pierre donne 2 euros à Paul, à Alain et à Sylvie –> 6 euros

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  • Grand maître Demandé le 3 juillet 2024 dans Accords

    Dans « il a jugé ces personnes dignes », signifiant « il a jugé que ces personnes étaient dignes », le COD (il a jugé quoi ? il a jugé cela) est « ces personnes dignes ». En pronominalisant, seul « ces personnes » est transformé en « les » : « il les a trouvé(es) dignes ».
    On doit donc considérer que « les » n’est pas COD, et que le COD est en réalité une proposition entière.
    Et le pronom « les » n’étant alors pas COD du verbe « juger », il n’emporte aucun accord.
    C’est la raison pour laquelle certains grammairiens, suivis par l’Office québécois de la langue française, proposent la possibilité de ne pas accorder le participe passé.

    On peut aussi accorder systématiquement, comme si le pronom était réellement le COD, mais il ne faut pas perdre de vue que c’est faux, et que ce ne serait que par convention qu’on pratiquerait cet accord illogique :
    — Ces maisons, je les ai trouvées grandes (j’ai trouvé quoi ? j’ai trouvé ces maisons… contresens)
    — Une femme qu’on a longtemps crue morte (on a cru quoi ? on a cru cette femme… contresens)
    — Une personne qu’on a pensé digne (on a pensé quoi ? on a pensé cette personne… contresens)

    Et donc vous avez le choix.

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  • Grand maître Demandé le 1 juillet 2024 dans Conjugaison

    Vous croisez ici trois critères a.b.c. :
    a) — le temps de la proposition principale : système présent (1) ou passé (2)
    b) — l’utilisation d’un temps de proximité dans la subordonnée : non (1) ou oui (2)
    c)– la concordance des temps après un passé composé plaçant le récit dans le passé : non (1) ou oui (2)

    1. Il me dit
    1.1. Il me dit qu’il viendra demain
    1.2. Il me dit qu’il vient demain
    2. Il m’a dit
    2.1.1. Il m’a dit qu’il viendra demain
    2.1.2. Il m’a dit qu’il viendrait le lendemain
    2.2.1. Il m’a dit qu’il venait demain
    2.2.2 Il m’a dit qu’il venait le lendemain. [Pour marquer la nuance entre 2.2.1 et 2.2.2, on peut par exemple utiliser en 2.2.2 une combinaison de verbes du type : « il m’a dit qu’il allait venir le lendemain ».]
    Votre « il m’a dit qu’il vous appelait mardi » correspond au 2.2.1. C’est parfaitement correct.
    Votre « il m’a dit qu’il vous appelera mardi » correspond au 2.1.1. C’est parfaitement correct également.
    Vous pouvez constater que dans ces deux phrase, le mot « mardi » désigne un jour de façon absolue (je dis « absolu » pour dire « par rapport au présent », et ici il s’agit manifestement de « mardi prochain »). C’est pourquoi vos deux propositions correspondent très exactement aux deux solutions théoriques avec le complément de temps « demain » :
    — 2.1.1. Il m’a dit qu’il viendra mardi
    — 2.2.1. Il m’a dit qu’il venait mardi
    Vous ne pouvez jouer que sur le critère (b), et vos deux propositions sont exactement et précisément les deux possibilités syntaxiques acceptables.
    À vous de choisir. Au présent, vous diriez : « il dit qu’il vient mardi », ou « il dit qu’il viendra mardi » ?
    À ma dernière réponse, vous avez répondu avant-hier que c’était compliqué pour vous. Et cependant, depuis dix ans que ce site existe, vous êtes la première personne à avoir établi clairement l’équivalence de sens parfaite entre l’imparfait de « il a dit qu’il appelait mardi » (construction 2.2.1) et le futur de « il a dit qu’il appellera mardi » (2.1.1). Je pense que vous maîtrisez le choses un peu mieux que vous ne voulez le dire.
    Et il est par ailleurs évident que « il m’a dit qu’il vous appellerait mardi » (réponse proposée ci-dessus et que vous avez validée) n’est pas une phrase correcte, ce doit être une blague.

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  • Grand maître Demandé le 1 juillet 2024 dans Général

    Puisqu’il y a deux points de vue qui se rapprochent, c’est au pluriel.
    — Vos points de vue se sont rapprochés.
    — Leurs points de vue se sont rapprochés.

    — Ils vont rapprocher leurs points de vue.

    Cette réponse a été acceptée par Angevin. le 1 juillet 2024 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 1 juillet 2024 dans Général

    Selon l’excellent contributeur Chambaron le 29 juin, vous devez appliquer la concordance des temps et choisir entre ces deux options :
    — Tu ne nous dis pas si Robert a retrouvé une bonne forme. (présent + passé composé)
    — Tu ne nous as pas dit si Robert avait retrouvé une bonne forme. (passé composé + plus-que-parfait)
    La réponse inverse que vous fait ce 30 juin l’excellent contributeur Chambaron, selon laquelle il n’y a en réalité aucune concordance des temps à respecter, et qui permet l’utilisation du passé composé dans une subordonnée dépendant d’une principale au passé composé si le système de référence commun aux deux propositions est le système présent semble également intéressante.
    Ces deux contributeurs aux idées radicalement opposées devraient se concerter pour tenter de donner une réponse commune.

    Personnellement, je vous déconseille de tenir compte du temps de la principale au passé composé, dans la mesure où les verbes au passé composé du type « on m’a dit que », « j’ai appris que » n’indiquent pratiquement jamais que la phrase se situe dans un système passé.
    Vous êtes ici manifestement dans une phrase inscrite dans un système présent, dans laquelle une concordance des temps purement syntaxique serait artificielle et trahirait probablement la pensée de l’auteur, inscrivant la subordonnée dans le passé.

    Pour trancher, après « tu ne nous a pas dit », vous devez chercher si vous avez inscrit le passé composé de la proposition principale de votre phrase dans un système syntaxique passé ou dans un système syntaxique présent.
    Pour la subordonnée, choisissez le plus-que-parfait si vous pouvez ajouter un complément de temps relatif comme « ce jour-là » :
    — Tu ne nous a pas dit si Robert, ce jour-làavait retrouvé une bonne forme.
    Et choisissez le passé composé si vous pouvez ajouter un complément de temps absolu comme « aujourd’hui » :
    — Tu ne nous a pas dit si Robert, aujourd’huia retrouvé une bonne forme.

    Cette réponse a été acceptée par Angevin. le 1 juillet 2024 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 1 juillet 2024 dans Général

    Quand on dit : j’ai deux crayons dont un noir, le petit chien et le grand… les adjectifs restent des adjectifs. On peut considérer que dans « un noir » ou « le grand », il y a ellipse d’un nom, ou également que l’article devient dans ce cas un pronom.
    Que l’adjectif représente une appartenance géographique, ethnique ou nationale n’importe pas dès lors qu’on admet que le sens est adjectival.
    On peut ainsi dire et écrire : deux entreprises dont une anglaise ; deux directrices dont une anglaise.
    Quand on sait déjà de quoi on parle, le mot a le rôle d’un adjectif qualificatif :
    — On était dix filles et j’étais la seule parisienne (la seule qui soit parisienne, et non la seule qui soit une Parisienne).
    On était dix filles et j’étais la seule noire (la seule qui soit noire, et non la seule qui soit une Noire).

    Quand le mot « noir » est clairement utilisé comme un nom, par exemple en début de phrase (un noir est entré dans la salle), il ne décrit qu’exceptionnellement une appartenance raciale, bien qu’il garde souvent le sens d’une origine géographique ou socio-ethnique, selon les pays. Mais même dans ce cas, ce serait par métonymie qu’on désignerait une personne ayant une ascendance africaine par un nom de couleur. Et rien n’indique que la métonymie doive emporter la majuscule, c’est-à-dire que l’utilisation d’une caractéristique d’un groupe de personnes (même d’une communauté ethnique) pour les désigner ne fait pas obligatoirement de cette caractéristique un nom propre. Conservez la minuscule même dans ce type de phrase.

    On doit réserver la majuscule à « Noir » au seul concept racial, conformément par exemple aux indications du site québécois btb.termiumplus.gc.ca. J’ai choisi ce site canadien parce que le concept de race (longtemps utilisé par les grammairiens français pour justifier la majuscule) y est plus conservé qu’en France.
    Le site de l’Académie française dictionnaire-academie.fr est beaucoup plus ambigu. Il préconise d’écrire avec une majuscule « les Noirs » mais a retiré la notion de race, ce qui donne une argumentation incohérente, les Noirs seraient alors pour eux un peuple et non une lignée. Pour désigner la réalité en France, c’est peut-être encore plus faux (il y a un peuple corse, mais il n’y a pas un peuple noir en France).
    On peut, comme le site québécois, conserver race + majuscule. Mais on ne peut pas, comme l’Académie française, supprimer le concept de race et conserver la majuscule.

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  • Grand maître Demandé le 29 juin 2024 dans Accords

    On utilise parfois le passé composé comme on pourrait utiliser en littérature un passé simple. Dans ces situations, la concordance des temps est nécessaire, car on parle alors de passé dans le passé.
    — Ce jour-là il pleuvait. Marie me fit appeler. Les oiseaux se turent. Elle m’informa que vous vous étiez rencontrées.
    Et donc, même dans une construction plus moderne, quand on décide de remplacer le passé simple par un passé composé, mais toujours pour faire un récit au passé, il faut conserver la concordance des temps :
    — Ce jour-là il pleuvait. Marie m’a fait appeler. Les oiseaux se sont tus. Elle m’a informé que vous vous étiez rencontrées.

    En revanche, quand on utilise le passé composé non pas comme un temps pour raconter des histoires inscrites dans le passé, mais pour ce qu’il est réputé être, comme il nous était enseigné en primaire, un temps exprimant un fait passé et achevé, mais vu depuis un contexte présent, il n’y a normalement pas de concordance des temps à respecter.
    Puisqu’on dit « je sais que tu as gagné », si on veut dire exactement la même chose avec un temps composé dans la principale, il serait absurde et arbitraire d’appliquer une pseudo-concordance des temps au prétexte du temps de la principale.
    — je sais que tu as gagné = je viens de lire dans le journal que tu as gagné = on dit partout en ville que tu as gagné = on m’a dit que tu as gagné…
    Cette absence de concordance des temps est parfaite.
    Une concordance des temps dans la subordonnée consisterait à placer la subordonnée dans un contexte passé (au moment où on m’en a informé, tu avais gagné). Or ce n’est probablement pas le sens voulu. La concordance des temps arbitraire serait alors une notion simplement syntaxique, et ce n’est pas le cas ; ici ce serait ce qu’on appelle un phénomène d’hypercorrection.
    La concordance des temps sert à exprimer une antériorité dans le passé, et ne présente aucune nécessité quand l’intention est d’exprimer une antériorité dans le présent.

    Je vous ai bricolé un test pour choisir :
    * Si on peut ajouter un complément de temps relatif (anaphorique), on utilise le plus-que-parfait :
    — Marie m’a dit que vous vous étiez rencontrés la veille.
    * Si on peut ajouter un complément de temps absolu (déictique), on conserve le passé composé :
    — Marie m’a dit que vous vous êtes rencontrés hier.
    Vous trouverez bien des cas où malgré le déictique un auteur aura appliqué une concordance des temps, mais c’est un phénomène d’hypercorrection inutile voire fautif, hélas très promu sur ce site.

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  • Grand maître Demandé le 29 juin 2024 dans Accords

    J’imagine que vous voulez vous rafraîchir les idées sur les COD afin de pouvoir appliquer la règle de l’accord du participe passé d’un verbe conjugué à un temps composé avec l’auxiliaire avoir, accord qui se fait avec son COD si ce COD est placé avant. C’est la bonne démarche.

    Un COD, sans préciser de quoi, ça ne veut rien dire. Il faut toujours dire de quel verbe le COD est COD. Vous avez choisi des exemples avec un verbe conjugué au plus-que-parfait. Dans ce type de conjugaison, il y a un auxiliaire qui ne doit pas être confondu avec le verbe en lui-même. Au présent, la question est probablement plus simple :
    — une planche qu’on oublie
    — une satisfaction qui grandit
    — l’arbre magique que Clara suspend
    On cherche donc les COD des verbes oublier, grandir, et suspendre.
    Sans la proposition relative, on a :
    — on oublie une planche
    — une satisfaction grandit
    — Clara suspend un arbre magique
    Votre question pour identifier le COD fonctionne assez bien : on oublie quoi ? on grandit quoi ? on suspend quoi ?
    Dans le premier exemple, le COD de « oublier » est « une planche ».
    Dans le troisième exemple, le COD de « suspendre » est « un arbre magique ».
    Dans le deuxième exemple, on voit que c’est la satisfaction qui grandit, et qu’elle ne grandit rien. Il n’y a pas de COD. Le verbe grandir et ici intransitif, c’est-à-dire qu’il se contente de son sujet pour donner un sens à la phrase.
    Votre méthode d’identification du COD fonctionne bien pour les phrases simples, et vous devriez continuer à l’appliquer.

    Vous avez choisi des exemples avec une proposition relative, articulée avec les pronoms « que » et « qui ».
    Dans une relative, « qui » est pronom relatif sujet, et « que » est pronom relatif COD, reprenant un nom qui précède.
    — Le chat qui mange la souris, la personne qui crie, les livres qui me plaisent
    — La souris que le chat mange, la personne que je vois, les livres que je lis…
    On peut même, à la limite, oublier le sens de ce qu’est un COD, et il suffit de considérer que dans une proposition relative simple, le pronom « que » est COD du verbe de la proposition relative :
    — la souris que le chat mange, les livres que je lis, la personne que je vois, une planche qu’on oublie…
    et que ce pronom COD « que », prenant le genre et nombre de son antécédent, il faut dans ces phrases appliquer la règle de l’accord des participes passés :
    –> la souris que le chat a mangée, les livres que j’avais lus, la personne que j’ai vue, une planche qu’on avait oubliée
    Vous voyez ainsi que dans vos premier et troisième exemples, le COD des verbes « oublier » et « suspendre » est le pronom relatif « que » ayant respectivement pour antécédent « une planche » et « l’arbre magique ».
    Et concernant votre deuxième exemple, vous voyez la cohérence entre ce qu’on a repéré au premier paragraphe (à savoir que « grandir » n’a pas de COD car on ne grandit rien), et le fait que le pronom relatif soit « qui » (une satisfaction qui a grandi). Le pronom « qui » n’est jamais COD et ne joue donc pas sur l’accord du participe passé d’un verbe conjugué avec l’auxiliaire « avoir ».

    Votre quatrième exemple est une phrase à la voix passive.
    À la voix active, on aurait une phrase équivalente aux premier et troisième exemples :
    — On cache l’info. On avait caché l’info. Une info qu’on avait cachée.
    Dans la construction avec une proposition relative, le COD est le pronom « que » mis pour son antécédent « une info ». On n’accorde pas « caché » quand le COD « l’info » suit, et on accorde « cachée » quand le COD « que » précède.
    À la voix passive, le COD devient sujet (on avait caché l’info –> l’info avait été cachée), l’auxiliaire « avoir » est remplacé par l’auxiliaire « être », et l’accord se fait selon le sujet. Notez aussi que le verbe reste le même, c’est toujours le verbe « cacher ». C’est seulement l’auxiliaire qui change.

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