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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 11 août 2024 dans Général

    Cette réponse a été acceptée par PouetFairy. le 11 août 2024 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 9 août 2024 dans Accords
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  • Grand maître Demandé le 7 août 2024 dans Accords

    Peut-être avez-vous repéré qu’il y a là une construction pronominale réfléchie.
    On isole mieux la question du verbe « laisser » avec une construction non pronominale.
    — Elle les a laissé escorter jusqu’à Antioche

    Et on comprend mieux encore qui escorte qui en commençant par dépronominaliser :
    — Elle a laissé la police escorter les convoyeurs jusqu’à Antioche
    On voit que « la police » est sujet de « escorter », et que « les convoyeurs » est COD.
    On peut analyser la phrase comme on ferait avec un verbe de perception :
    — Elle a regardé la police escorter les convoyeurs jusqu’à Antioche

    Si c’est le sujet de la proposition infinitive qu’on pronominalise, alors on accorde le participe passé selon ce pronom antéposé :
    — Elle l’a regardée escorter les convoyeurs jusqu’à Antioche
    — Elle l’a laissée escorter les convoyeurs jusqu’à Antioche

    Si c’est le COD de la proposition infinitive qu’on pronominalise, alors on n’accorde rien :
    — Elle les a regardé escorter par la police jusqu’à Antioche
    — Elle les a laissé escorter par la police jusqu’à Antioche
    Et en construction pronominale :
    — Elle s’est laissé escorter par la police jusqu’à Antioche

    Et donc, de façon synthétique, il suffit d’accorder « laisser » comme « regarder », d’accorder en construction pronominale comme on accorde en construction transitive :
    — elle les a regardés tomber, elle les a laissés tomber, elle s’est laissée tomber
    — elle les a regardé emmener, elle les a laissé emmener, elle s’est laissé emmener, elle s’est laissé escorter

    Par ailleurs, même dans les cas où il faudrait accorder, les rectifications orthographiques de 1990 préconisent l’invariabilité systématique.
    En effet, comme on constate que « elle les a laissées tomber » signifie davantage « elle a laissé tomber les assiettes » que « elle a laissé les assiettes, et les assiettes sont tombées », et qu’il est donc difficile de prétendre que « les assiettes » est COD de « laisser », on peut considérer de façon systématique, comme on fait avec « faire tomber », qu’on a juste un verbe support sans réel COD, un semi-auxiliaire. Il est donc proposé de ne jamais accorder le participe passé de « laisser » suivi d’un infinitif : elle les a fait tomber, elle les a laissé tomber, elle s’est laissé tomber.

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  • Grand maître Demandé le 7 août 2024 dans Question de langue

    Si vous écrivez en lettres, oui, il faut faire l’élision : plus d’un cinquième des élèves, plus d’un élève sur cinq, plus d’un quart des élèves, en moins d’une minute, un peu plus d’un kilo…
    Si vous écrivez en chiffres, la question n’a pas vraiment de sens, le chiffre « 1 » ne comportant pas de lettre, il ne risque pas de commencer par une voyelle. Par principe, ne faites simplement jamais d’élision entre des lettres et des chiffres.

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  • Grand maître Demandé le 7 août 2024 dans Conjugaison

    La personne.

    Vous savez que « Louis, Marie, et toi », c’est « vous », c’est la deuxième personne du pluriel.
    Considérez que « Louis, Marie, ou toi » demande également une conjugaison selon la deuxième personne du pluriel, et que cela signifie « au moins l’un d’entre vous ». De toute façon, il n’y a pas moyen d’utiliser un singulier qui signifierait « l’un de vous, et l’un seulement », puisqu’on ne saurait pas s’il faut la deuxième ou la troisième personne.
    Dans le cas où il faut choisir entre deux sujets, on peut remplacer « Pierre ouvrira la porte ou Paul ouvrira la porte » par « Pierre ou Paul ouvrira la porte », mais on ne peut pas regrouper deux sujets potentiels d’un verbe conjugué de deux façons différentes comme « Pierre ouvrira la porte ou tu ouvriras la porte ».

    Le temps.

    La simple présence quelque part dans la phrase, de mots comme « demain » ou « hier », suffit à savoir qu’on est dans le système du présent, et non dans celui d’un récit formulé au passé où on trouverait « le lendemain » ou « la veille ».
    Dans le système du présent, la concordance des temps est une chose qui n’existe pas. On utilise tous les temps qu’on veut comme on veut.
    — Je vous demande si vous êtes allé à Paris hier, j’aimerais savoir si vous irez à Paris demain, on m’a demandé si vous aimeriez aller à Paris lundi prochain…

    On rencontre aussi cette construction, fréquente mais syntaxiquement incorrecte, car elle applique une fausse concordance des temps (au prétexte d’une principale au passé composé) dans la complétive qui est pourtant rédigée dans le système du présent :
    — J’ai appris que vous souhaitiez revenir l’année prochaine.
    On parle aussi d’hypercorrection, dans le sens qu’on applique des règles qu’on croit nécessaires mais qui ne le sont pas.

    C’est ce problème que vous rencontrez dans votre phrase.
    Vous avez compris qu’il ne saurait être question d’appliquer la moindre concordance des temps, qu’il n’y aura donc pas de futur dans le passé, ni d’imparfait.
    Commencez par oublier le verbe d’introduction, et choisissez.
    * Futur :
    — Irez-vous à Paris demain ?
    * On utilise également parfois le présent pour parler du futur, en se projetant, en parlant de prévisions (cet été on va en Bretagne ; demain j’arrête de fumer…) :
    — Allez-vous à Paris demain ?
    * Le conditionnal a plusieurs usages (ici, ce serait par exemple : excusez-moi de vous déranger, mais…) :
    — Iriez-vous à Paris demain ?
    Ces trois temps se retouvent tels quels, sans modification, dans une complétive :
    — Je me demande si vous irez à Paris demain
    — J’imagine que vous allez à Paris demain
    — J’aimerais savoir si par hasard vous iriez à Paris demain
    C’est vous qui choisissez.

    Et dernier point, celui qui a certainement motivé votre question, le début de la phrase : « Je voulais savoir ».
    Ce temps n’existe pas dans les livres, il n’y a pas d’imparfait de politesse.
    C’est un temps utilisé par les enfants et les personnes timides : Au fait, euh, je me demandais, je voulais vous demander, je voulais savoir si…
    Remplacez-le par une autre formule : j’aimerais savoir si… pourriez-vous me dire si… puis-je vous demander si…
    Si vous décidez cependant de conserver cet imparfait modal d’indécision, alors considérez qu’il s’agit d’une modalité du présent, et n’appliquez de toute façon aucune concordance des temps dans la proposition subordonnée.

    Cette réponse a été acceptée par RyanWonder. le 9 août 2024 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 7 août 2024 dans Question de langue

    La phrase sans contexte peut avoir un sens si on considère que la domestique regarde le prince et qu’elle trouve que les yeux du prince ont du charme : la domestique trouve du charme à ses yeux (elle leur trouve du charme).

    Si le contexte veut que la patronne trouve que la domestique a du charme, alors vous avez raison, il faut évidemment que le sujet soit la patronne, et « à ses yeux » est un simple complément adverbial, supprimable.
    On peut dire « la patronne lui trouve du charme » (COI + COD), ou « la patronne la trouve charmante » (COD + attribut du COD), mais pas « la domestique trouve du charme ». Ajouter le complément adverbial « à ses yeux » ne rend pas syntaxiquement valide ce qui ne l’était pas sans.
    Il n’y a pas de sens passif possible dans cette phrase, le sujet du verbe « trouver » doit être la personne qui porte un jugement.

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  • Grand maître Demandé le 7 août 2024 dans Question de langue

    Cette règle du « parce que » dont le « e » ne s’éliderait que devant certains mots est une invention récente, qui n’est absolument pas justifiée, expédiée sans explication en une ligne par Thomas (Larousse), et en deux lignes par Girodet (Bordas). Le dictionnaire de l’Académie française a ajouté cette même règle dans sa 9e édition, donc également récemment. Je refuse de croire que cette règle soit mentionnée dans un Bescherelle ancien, vous l’avez certainement trouvée dans un livre d’une « collection Bescherelle », d’un auteur récent.

    Cette règle contredit tous les auteurs. Vous trouverez des « parce qu’avec » et « parce qu’avant » par milliers, mais aucun « parce que avec » ou « parce que avant ». L’usage avec « puisque » peut être constaté, et ensuite codifié. Mais le seul usage qu’on puisse constater dans les derniers siècles de la littérature française est que l’élision du « e » de « parce que » est à peu près systématique devant une voyelle.

    Sinon, indépendamment du fait que cette règle est parfaitement infondée, et pour répondre à un aspect de votre question, oui, on doit certainement considérer que toute règle qui s’applique à la préposition « à » doit s’appliquer également au mot « au », contraction de la préposition « à » et de l’article « le ».

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  • Grand maître Demandé le 6 août 2024 dans Question de langue

    Votre remarque vaut sans doute pour les mots lorsque et puisque. Mais parce que s’élide systématiquement devant les voyelles, comme que.

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  • Grand maître Demandé le 5 août 2024 dans Question de langue

    Votre deuxième phrase est incorrecte. Le gérondif s’applique au verbe d’une proposition, et a une valeur de complément circonstanciel, d’adverbe.
    Vous devez réserver le gérondif aux situations où vous pouvez mettre le verbe à l’infinitif, sans sujet : chanter en travaillant, mais pas chanter en ayant travaillé.
    En pratique, on n’utilise donc rarement le gérondif passé, qui marque une antériorité du complément adverbial sur le verbe auquel il s’applique.
    Votre première phrase, avec le participe présent apposé au sujet, est syntaxiquement correcte. Elle est peu naturelle, car on n’utilise pas cette construction dans la langue orale, mais voici un exemple qui s’inscrirait bien dans un récit : Paul, ayant beaucoup travaillé, méritait certainement une augmentation.

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  • Grand maître Demandé le 5 août 2024 dans Question de langue

    Le verbe croquer, quand on mange, est effectivement à réserver à ce qui fait du bruit.
    Le sens de dévorer avidement est lui réservé à la construction transitive (croquer une madeleine, l’engouffrer), et ne devrait pas s’appliquer à votre phrase, qui a une construction intransitive (croquer dans une madeleine).
    Et même intransitivement, si le sens de votre phrase est de prélever une bouchée de la madeleine, ce n’est vraiment pas le mot qui convient.
    Le verbe mordre, que vous proposez, utilisé intransitivement, est certainement plus adapté.

    Cette réponse a été acceptée par BBFolk. le 5 août 2024 Vous avez gagné 15 points.

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