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  • Grand maître Demandé le 9 mars 2025 dans Général

    Quitte est un adjectif (doublet de coi, quiet et antonyme d’inquiet) qui se trouve surtout dans les locutions en être quitte pour ou quitte à.
    Il s’accorde classiquement avec le nom dont il est épithète ou attribut : ils en sont quittes pour la peur, elles abandonnèrent, quittes à recommencer, elles furent tenues quittes de leur dette.

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  • Grand maître Demandé le 9 mars 2025 dans Question de langue

    Voilà une plante apparemment commune chez les fleuristes ou pépiniéristes mais qui n’a pas encore l’honneur de tous les dictionnaires.
    La règle est d’écrire, au choix :
    – le nom courant abrégé en romain et sans majuscule : « un beau syngonium importé du Costa Rica. »
    – le nom scientifique latin complet en italique avec majuscule au nom du genre, le premier mot dans la nomenclature binomiale des espèces : « Son Syngonium podophyllum avait mauvaise allure. » Il vaut mieux avoir vérifié auparavant la graphie dans une source fiable.

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  • Grand maître Demandé le 8 mars 2025 dans Général

    En typographie française, partout et toujours, les majuscules sont de circonstance : elle indiquent ce qu’on appelle une valeur absolue dans un contexte donné, un contenu précis et permanent. Comme des centaines d’autres, le mot métropole est un nom commun dans le cas courant mais peut prendre la majuscule ponctuellement.
    Ici, dans le cas que vous citez (France contemporaine), il faut s’assurer de son contenu (périmètre géographique et administratif) et rendre cohérents les autres mots en relation comme Outre-Mer. Il faut aussi éviter de mélanger les référentiels (métropole pouvant aussi s’employer pour l’Antiquité ou la religion).

    Cette réponse a été acceptée par pianoblanc. le 9 mars 2025 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 8 mars 2025 dans Question de langue

    C’est une chose bien connue que le français est truffé, en particulier à l’écrit, d’anomalies que le travail séculaire de l’Académie française ne semble pas avoir su résorber.
    Chaque fois que possible (notamment lorsque la forme orale est la même), il est donc bon de privilégier les formes régulières contre les archaïsmes, même tolérés par certains ouvrages. C’est le cas de sarrau pour lequel rien ne justifie un x final au pluriel. Il faudra malheureusement encore attendre pour régulariser les choux, les cailloux et autres joujoux que de vieux hiboux s’obstinent à conserver dans le formol médiéval…

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  • Grand maître Demandé le 7 mars 2025 dans Général

    Je n’ai pas connaissance qu’un ouvrage fasse plus autorité qu’un autre en matière grammaticale, en tout cas sur l’aspect normatif. 
    Sinon, on ne peut que saluer la parution  en 2021 de la G.G.F., la Grande Grammaire du français (Édition Imprimerie nationale) qui a réuni sur une longue période un large assortiment de compétences et avec une vision élargie de la question.  Elle sert désormais de plus en plus de référence dans les milieux universitaires pour comprendre les phénomènes linguistiques modernes. Encore une fois, elle n’est pas prescriptive et peut évoluer à la lumière de phénomènes nouveaux (comme la réforme de l’accord du participe passé en cours d’élaboration pour les programmes scolaires). 

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  • Grand maître Demandé le 7 mars 2025 dans Question de langue

    Les deux peuvent se dire et s’écrire, sans vraie différence de sens. Peut-être le substantif s’applique-t-il un peu plus à une personne et à l’accueil qu’on lui réserve et le participe aux abstraction et aux sens figurés (le contraire est alors malvenu, peu employé comme nom). Même si le verbe bienvenir, courant au Moyen Âge,  est tombé en désuétude, ses dérivés ont plutôt bien survécu.  

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  • Grand maître Demandé le 6 mars 2025 dans Général

    Il s’agit bien ici d’exprimer la part qui revient à  chaque région (selon la région) et c’est bien le singulier qui s’impose. Le critère est « distributif ». On parlera de même de classement par âge, de distribution du courrier par quartier, de rangement des ouvrages par époque, etc.
    NB On peut trouver le pluriel dans certaines publications mais rien ne le justifie, sauf si le critère est lui-même un pluriel par nature, cas assez rare : une classification par ancêtres (le mot pluriel a ici un sens différent de son singulier).

    Cette réponse a été acceptée par hugodubois. le 6 mars 2025 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 6 mars 2025 dans Question de langue

    C’est une construction très classique, directement héritée du latin (non solum… sed etiam...)
    En revanche la virgule avant mais est superflue et parasite même la locution en la « cassant ».

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  • Grand maître Demandé le 6 mars 2025 dans Accords

    La construction  du verbe servir est très variable. Il peut être :
    – transitif direct (servir Dieu, les circonstances ne m’ont pas servi(e) , servir la soupe) ;
    – transitif indirect (je lui ai servi d’interprète)  ;
    – intransitif (servir dans l’armée) ;
    – pronominal réfléchi (se servir du gâteau) ;
    – pronominal autonome (se servir du balai).
    La nuance entre les deux premiers cas est sémantique mais elle est parfois délicate à percevoir  : servir quelqu’un ou quelque chose, c’est essentiellement accomplir une tâche, rendre un service, s’acquitter d’une fonction. Servir à quelqu’un ou quelque chose, c’est être utile, aider ledit complément.
    Dans votre exemple, les deux peuvent se concevoir, la préposition jouant un rôle :
    – « En quoi ton métier d’avant, en tant que conductrice, t’a-t-il servie ? » (de quelle manière, notion de service rendu)
    – « À quoi ton métier d’avant, en tant que conductrice, t’a-t-il servi ? » (pour quel objectif, notion d’utilité)

    Cette réponse a été acceptée par jumper44. le 6 mars 2025 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 5 mars 2025 dans Accords

    1. Par défaut, le ou est inclusif en français et appelle donc le pluriel si aucun élément ne vient préciser le contraire.  Dans le cas où le sens ou la construction grammaticale ne suffisent pas, il faut marquer l’exclusion par un élément supplémentaire (comme la formule magique ou… ou…, soit… soit…).
    2. Pour le genre, on peut se souvenir que l’accord dit de proximité est ancien et légitime  dans de nombreux cas, en particulier lorsque l’élément à accorder est au contact direct d’un des noms ou pronoms. Ce serait le cas ici si l’adjectif nu était accolé spécifiquement au nom femme
    La convention d’accord que vous mentionnez (on laisse au masculin) n’a d’intérêt que dans les phrases complexes où  l’adjectif se trouve « décalé » ou dans une autre partie de la phrase. Ce n’est que par facilité pédagogique « moderne » qu’on l’a étendue systématiquement à tous les cas de figure mais elle est à rebours de la grammaire classique*.  
    Donc :
    – « Il n’est pas simple de peindre une femme ou un homme nus. » « Il n’est pas simple de peindre un homme ou femme nus. (vision inclusive, accord avec le bloc)
    – « Il n’est pas simple de peindre ou une femme ou un homme nu. » « Il n’est pas simple de peindre ou un homme ou une femme nue. » (vision exclusive, accord avec l’élément accolé).

    *Se souvenir du cas classique « (ou) lui ou son ennemi sera élu président ce dimanche ». Le sens dicte le singulier, le ou est exclusif et le verbe au singulier.

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