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  • Grand maître Demandé le 23 mai 2024 dans Question de langue

    Dans un contexte poétique ou littéraire, il est légitime de majusculer ponctuellement des noms communs auxquels on confère une identité conceptuelle (personnalisation). Cela étant, il ne faut pas en abuser car l’effet peut devenir assez lourd pour un lecteur. Un seul cas par texte permet de mieux valoriser la personnification recherchée.
    Même Verlaine pour un poème aussi typé que L’espoir luit… n’a pas retenu cette idée.

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  • Grand maître Demandé le 23 mai 2024 dans Général

    Vous avez tous les droits mais la clarté demande souvent de placer un adjectif au plus près du nom qu’il qualifie.  Des sources infinies d’énergie est donc plus explicite et a le mérite d’être audible car l’accord de infini(e)(s) ne s’entend pas. Dans l’autre formulation, cet adjectif semble s’appliquer à énergie.

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  • Grand maître Demandé le 23 mai 2024 dans Question de langue

    Avec inverse (nom ou adjectif), la préposition de loin la plus courante est de (voir ICI).
    On rencontre occasionnellement à sans que cela apporte une nuance quelconque. À consulter les occurrences, il semble surtout s’agir d’emplois techniques dans les sciences (mathématiques notamment).

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  • Grand maître Demandé le 22 mai 2024 dans Accords

    Rien de sorcier : afin d’éviter la répétition du nom (pression), il est mis en commun pour les deux adjectifs :  « Des régions de haute (pression) et de basse pression. » Il n’y a pas ici d’effet de cumul qui amènerait un pluriel.
    On dirait de même « des périodes de courte ou longue durée »,  « des hommes de petite ou grande taille », etc.
    NB Dans le même esprit, la préposition  de peut avantageusement être omise la seconde fois.

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  • Grand maître Demandé le 22 mai 2024 dans Accords

    En français, l’adjectif épithète a vocation à se placer au plus près du nom auquel il se rapporte.
    Il entretient normalement un lien sémantique plus fort avec le nom et prend donc le pas sur un complément fort justement nommé circonstanciel (de circonstance).
    Dans votre exemple, la forme est plus liée au fait d’être pliante que d’être en bois, d’une autre matière ou d’un usage quelconque : « Sa forme s’inspire de celle d’une échelle pliante (de bois , ou en métal, ou de jardinier, etc.). » 
    PS (relatif à un commentaire) Sur le complément circonstanciel voir ICI.

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  • Grand maître Demandé le 22 mai 2024 dans Accords

    Parce que se taire (au sens de devenir, rester silencieux, sans complément d’objet) est un verbe essentiellement pronominal dont le participe passé s’accorde avec le sujet (ils se sont tus, elles se sont tues) [modèle : s’envoler]. Le pronom n’est ici pas analysable (on ne « tait » pas quelqu’un ni soi-même) et fait partie intégrante du verbe.
    Le verbe taire reprend une conjugaison classique au sens de passer sous silence : « Les faits que les deux sœurs s’étaient tus toutes ces années. » [pronominal réciproque]

    Cette réponse a été acceptée par Myliemiss. le 22 mai 2024 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 22 mai 2024 dans Accords

    Il arrive en effet, essentiellement dans l’usage littéraire, que le pronom on s’applique à une personne précise évoquée précédemment. C’est donc le contexte qui permet cette figure difficilement utilisable dans la langue courante : « Il passait son temps à expliquer à Justine les subtilités de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir. Mais elle semblait n’y rien comprendre. Comment pouvait-on être aussi sotte ? » L’accord se fait normalement, avec la (les) personne(s) représentée(s).

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  • Grand maître Demandé le 22 mai 2024 dans Conjugaison

    Effectivement, l’Académie française préconise désormais la graphie dissout(e) et absout(e) pour les participes passés de dissoudre et absoudre.
    Voir ICI la règle F2 des rectifications de 1990. Elle l’a fait dans la catégorie « suppression d’anomalies », la forme masculine en -sous de ces participes étant incohérente avec le féminin e n-soute.
    Comme pour toutes les autres modifications regroupées en 1990, c’est désormais la forme de référence (enseignement, ouvrages), même si l’ancienne graphie reste acceptée pour permettre la transition entre générations.
    NB À ma connaissance, il n’y a pas de mot affecté par les rectifications de 1990 aux épreuves de la certification, cela afin d’éviter les litiges. Cela n’empêche apparemment pas leur apparition dans des exercices d’entrainement (après tout, ils existent bel et bien ailleurs).
    Je précise aussi que, comme la plupart des relecteurs-correcteurs, j’applique par défaut ces rectifications dans les ouvrages que je révise. Ces graphies, souvent plus logiques, ont donc vocation à devenir la norme avec le temps qui passe. Toutes les éditions du Dictionnaire de l’Académie ont eu cet effet depuis des siècles.

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  • Grand maître Demandé le 21 mai 2024 dans Question de langue

    Cela semble évident à un élève de primaire mais les approximations avec les nombres sont aussi fréquentes qu’avec les lettres.
    Combien de commentateurs confondent-ils une augmentation de 300 % avec un triplement, parlent de quatre fois moins pour le quart, évoquent sans rien y  connaitre  des augmentations « exponentielles » pour faire chic et ne connaissent plus que le « terrain de football » comme unité de superficie ?

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  • Grand maître Demandé le 21 mai 2024 dans Accords

    Le nom chose est ici C.O.D. du verbe faire et non de apprendre. Comparez :
    – C’est la toute première chose que j’ai apprise ;
    – C’est la toute première chose que j’ai appris à faire (= j’ai appris à faire cette chose en premier).
    Dans le second cas, le verbe apprendre est un semi-auxiliaire et ne s’accorde donc pas avec le C.O.D. du verbe à l’infinitif qui suit.
    Voir d’autres exemples dans la question récente ICI.

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