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  • Grand maître Demandé le 17 mars 2025 dans Général

    Comme je l’ai déjà expliqué dans ma réponse à votre première question sur ce site, il n’y a pas de raison purement typographique de majusculer les appellations d’interlocuteurs figurant dans le corps du texte*. C’est une malheureuse habitude prise par imprégnation des en-têtes et des formes abrégées (M., Mme, etc.) et encouragée par certains médias ou commentateurs. Il y en a même pour prêter à la majuscule des vertus honorifiques ou de déférence !
    Comme correcteur, j’ai redressé des centaines d’ouvrages qui pullulaient d’Inspecteur et de Commissaire, de Général ou de Caporal. Formé par Jean-Pierre Colignon (qui a animé les derniers cours formalisés pour le métier de correcteur) et utilisant chaque jour Orthotypographie de Lacroux, je n’ai pas varié.
    Vous pouvez choisir de majusculer à la pelle, mais vos textes en seront farcis s’il y a beaucoup de dialogues et personne ne s’en sentira grandi pour autant.

    * Vous trouverez dans l’article de Lacroux les quelques cas très particuliers d’usage de la majuscule.

     

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  • Grand maître Demandé le 16 mars 2025 dans Accords

    1. Le nous dit de majesté ou de modestie est d’un usage très restreint. De nos jours, en dehors d’écrits universitaires où il perdure, on n’en voit que peu la trace.
    Dans votre exemple, il s’agit plutôt d’un simple nous collectif (au nom de tout le monde) qui appelle le pluriel.
    2. Grammaticalement, les deux sont acceptables, le pluriel n’apportant ici aucune information particulière. Autrement dit, « pas de sortie » implique nécessairement « pas de sorties ».

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  • Grand maître Demandé le 16 mars 2025 dans Question de langue

    1. Les deux mots sont des paronymes, certes tirés de la même racine latine (miser = malheureux, pitoyable) mais de sens différents en français moderne :
    Misérable s’est connoté négativement au fil du temps et est devenu synonyme de sans valeur voire de méprisable ou criminel, idée souvent associée à la pauvreté. Le célèbre roman de Victor Hugo a évidemment beaucoup aidé à sa diffusion.
    Miséreux a gardé son simple caractère d’extrême dénuement (personne, quartier). L’usage en est plutôt littéraire.
    Dans votre exemple, la récolte est plutôt misérable.
    2. Glaner est un mot d’origine gauloise qui a le sens spécifique de ramassage sélectif (pourtant sans rapport avec les glands de chêne). C’est le sens de grappiller, butiner. On ne glane en général pas une seule chose et il vaut mieux employer un synonyme comme dénicher, ramasser, repérer ou découvrir.

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  • Grand maître Demandé le 15 mars 2025 dans Accords

    Comme régulièrement expliqué sur ce site, les deux formes sont grammaticalement correctes mais lorsque rien de particulier ne le justifie le pluriel est inutile. S’il n’y a pas de difficulté au singulier il n’y en a pas au pluriel.

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  • Grand maître Demandé le 15 mars 2025 dans Question de langue

    Je dois reconnaitre que je ne comprends pas l’usage que vous faites de sinon dans vos exemples. On dirait que vous l’employez pour mais, ce qui n’est pas son sens normal.
    La conjonction sinon marque une gradation sur ce qui précède, avec une nuance d’incertitude : Je l’ai vu dix fois, sinon quinze. De manière commode, on peut le remplacer par « si ce n’est » ou « peut-être même ».
    Dans une phrase négative, il a le sens d’exception et on peut le remplacer par « sauf » : il ne vient jamais, sinon pour Noël.
    L’autre sens, sans rapport direct ici, est bien sûr celui de « si ce n’est pas le cas » (si+non) : « Qu’il se rende, sinon je le tue! »

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  • Grand maître Demandé le 15 mars 2025 dans Question de langue

    Ce qui est tranché (net, sans nuances), ce sont plutôt les « prises de position » dans leur ensemble, au moment où on les exprime. Sinon on dirait « il a des positions tranchées » (en général).

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  • Grand maître Demandé le 15 mars 2025 dans Question de langue

    Vos doutes sont fondés : simple fait en effet partie de ces adjectifs dont le sens varie sensiblement selon la place qu’il occupe. Le cas typique est grand (un homme grand  vs un grand homme).
    Il en existe une centaine (chiffre indicatif) et c’est une étrange spécificité du français. D’une manière générale, lorsque ces adjectifs sont placés après le nom, ils ont le sens propre (étymologique), placés avant un sens plus figuré. Mais seul l’usage a consacré les nuances.
    Donc une joie simple (non composée, sens latin, sans complications) devient une simple joie (isolée, autosuffisante, réduite) par la « simple » inversion.
    Autres cas typiques : un visage sombre  vs un sombre visage, un individu triste vs un triste individu, une question vague vs une vague question.

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  • Grand maître Demandé le 15 mars 2025 dans Question de langue

    Votre analyse est pertinente mais on peut la formuler d’une autre manière. Elle est valable pour les quelques couples de ce type (hier/veille, avant-hier/avant-veille, aujourd’hui/le jour même, etc.)
    L’usage de l’un des deux termes est moins lié au discours direct ou indirect qu’au moment dont on parle :
    – Si ce moment est fixé précisément dans le temps, on emploie le premier mot (appelons-le « de base ») : Il me dit qu’il viendra demain, il m’a dit qu’il viendrait hier, il m’avait dit qu’il viendrait demain. Dans tous ces cas, on se réfère à une date fixe, peu importe quand on en parle et dans quelles conditions.
    – Si ce moment est positionné par rapport à un autre, on emploie le second terme (qu’on peut qualifier de « dérivé », comme en maths) : Il me dit qu’il viendra le lendemain de son anniversaire, il m’a dit qu’il viendrait la veille de Pâques, il m’avait dit qu’il viendrait le lendemain, il me dira s’il peut venir la veille (d’un jour précisé par ailleurs).

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  • Grand maître Demandé le 15 mars 2025 dans Accords

    Si vous mettez un segment en incise (ici entre virgules), vous neutralisez son effet sur la syntaxe de la phrase. Vous avez donc le choix entre deux rédactions :
    – La viande comme le fromage n’ont d’intérêt qu’avec un bon vin. [comme équivaut ici à et ]
    – La viande, comme le fromage, n’a d’intérêt qu’avec un bon vin. [comme est ici plutôt comparatif]
    avec comme variante :
    – La viande (comme le fromage) n’a d’intérêt qu’avec un bon vin.

    Cette réponse a été acceptée par melilot. le 16 mars 2025 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 15 mars 2025 dans Accords

    Il n’y a pas ici à accorder le participe. Ce ne sont pas les pas qu’il ne voulait pas, mais le fait qu’il soient trop rapides. On peut insérer un pronom représentant l’ensemble du sous-entendu pour rendre la phrase plus explicite : « Il quitta la chambre avec des pas plus rapides qu’il ne l’aurait voulu. »

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