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L’absence du pronom de rappel ou de reprise dans une phrase interrogative est un sujet d’achoppement assez régulier, sur ce site comme chez les grammairiens ou commentateurs de langue.
La position de l’Académie citée par Marcel1 (il est de meilleure langue de ne reprendre après combien) est totalement arbitraire même si elle est teintée de tolérance. Le problème est qu’elle finit par entrainer dans son sillage toutes les questions et que le pronom de rappel disparait partout. Par contamination, on ne le trouve donc plus après Comment ?, Quand ? Où ?, etc., ce qui est incorrect mais devient courant, en particulier dans les médias qui influencent fortement la langue parlée. La dénommée Académie française ne s’est d’ailleurs pas exprimée sur cette question mais vous pouvez lire ici ce qu’en dit J.-Y. Hervieu dans la rubrique littéraire du Nouvel Observateur (avec Pourquoi ?).
En conclusion, on est en droit d’estimer que la suppression de ce pronom, loin d’être « de meilleure langue » est un polluant de la syntaxe. Les phrases interrogatives finissent par trop ressembler à des phrases affirmatives, surtout à l’écrit où seul le point d’interrogation final (parfois très éloigné) marque la différence.
Donc, de préférence : « Combien d’heures s’étaient-elles écoulées ? »- 109 vues
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Dans votre exemple (avec un adjectif attribut), le rajout de être est clairement inutile : dites-vous « je m’en trouve mieux » ou » je m’en trouve être mieux » ?
L’exemple donné avec un nom (survivant) dans une réponse n’est pas adapté ici car le verbe « se trouver » a un autre sens : « il se trouve être (=qu’il est) le dernier survivant » comporte une idée de hasard sans rapport avec le sens de « il s’en trouve plus riche » (il se révèle l’être de ce fait).
D’une manière générale, le verbe trouver est employé dans les deux cas dans un sens essentiellement pronominal spécifique (non réfléchi et sans complément d’objet).- 156 vues
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L’adjectif logiciel étant bien plus récent que le nom, sa définition semble encore assez floue. Si, comme vous le dites vous-même, il s’agit de « valider un logiciel », alors écrivez-le en toutes lettres : « Rapport de validation du logiciel ». Ce n’est pas la validation qui est elle-même logicielle, pas plus que le rapport.
La tendance moderne à l’omission généralisée des prépositions est souvent source de confusions voire de contresens.PS sur les « adjectifs relationnels » : c’est le même mécanisme qui amène à qualifier « d’éleveurs bovins » de simples « éleveurs de bovins » ou des cardiologues de « médecins cardiaques » à qui l’on souhaite une longue vie. Les abus sont courants. À chacun de juger de la qualité du français ainsi pratiqué.
En lecture, un article détaillé sur cette question.
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La plupart des mots composés avec le préfixe e- (pour électronique, en général) ne sont pas francisés ou alors très mal. Le e se prononçant /i/ à l’anglaise et le mot cigarette étant le même en anglais, l’ensemble est clairement ressenti comme un mot encore étranger ce qui inhibe les habitudes françaises de liaison et d’élision. La solution à l’écrit est peut-être de traiter le mot comme étranger et de le graphier en italique : « sa e-cigarette » (sinon, « son e-cigarette »).
Importer de manière brute des termes étrangers se fait en quelques jours, les intégrer proprement à une langue existante prend des années…. si cela se fait jamais.- 89 vues
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Apparemment (sur la base des reproductions publiques), c’est une coquille qui s’est diffusée faute de contrôle. Comme il s’agit de la correspondance privée de Breton, on ne sait à qui imputer l’erreur.
Dieu merci, on trouve la forme correcte dans beaucoup de copies, comme ici, dans un large extrait cité par les premiers concernés, au musée de Saint-Cirq-Lapopie.
Il faut toujours vérifier les citations que l’on fait, les erreurs sont hélas légion et se répandent plus vite que la mauvaise herbe…- 86 vues
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À la différence des 1re (me, nous) et 2e (te, vous) personnes, les pronoms personnels de la 3e personne sont différents selon leur fonction : le-la ou lui-leur selon leur rôle dans la phrase : lui et leur sont des contractions de « à il-à elle » et « à ils-à elles-à eux ».
Il faut donc savoir si la construction demande un complément direct ou indirect, ce que vous pouvez retrouver avec un nom complet : « elle laisse Jacques reprendre son souffle » entraine « elle le laisse reprendre son souffle ».
De la même manière on aurait : « elle donne à Jacques un cadeau » entrainerait « elle lui donne un cadeau ».Cette réponse a été acceptée par BBFolk. le 20 mars 2025 Vous avez gagné 15 points.
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Je ne suis pas sûr de comprendre le sens exact de la phrase mais il me semble que l’indicatif est la solution la plus spontanée : L’avenir vaut la peine de batailler, même s’il est meilleur sans cette personne (la personne n’est plus là) ou sera meilleur (la personne va disparaitre).
Le conditionnel peut se concevoir si ladite personne est encore là : L’avenir vaut la peine de batailler, même s’il serait meilleur sans cette personne. (c’est un souhait)
NB La locution même si est concessive et n’a pas les mêmes caractéristiques que si utilisé isolément.- 79 vues
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Sujet intéressant.
Il arrive que la grammaire « moderne » ait du mal à suivre les évolutions de sens de certains mots. Étymologiquement, les nombreux termes de cette famille empruntent en effet leur sens plus à la notion de bon, de vrai qu’à celle d’aléa. En latin, est probabilis ce qui est vraisemblable, plausible (ce qu’on peut tester et prouver, cf. probatoire, preuve). La notion de probabilité est beaucoup plus récente, ce qui a amené à mettre le mot sur le même plan que possible et à l’accompagner du subjonctif.
Pratiquement, vous pouvez donc suivre les conseils donnés dans les autres réponses : indicatif pour le sens historique et orthodoxe, subjonctif pour le sens moderne.- 157 vues
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Il y a en effet bien trop d’éléments négatifs mais j’en enlèverais plutôt d’autres :
« Il avait changé. Non qu’il n’invitât plus ses amis, il n’en avait jamais eu. Non qu’il sortît moins le soir, les soirées dans les bars le rebutaient. »- 90 vues
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La formule n’a rien de figé et on peut fort bien la personnaliser comme vous le faites, avec un pronom suivi de -même(s).
La forme « réalisation de soi » est en fait la traduction littérale de l’anglais self achievement (ou self fulfillment) qui a préexisté en psychologie et concerne le concept en général, de manière non personnalisée.
À comparer à « estime de soi ».- 93 vues
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