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La langue courante ne fait pas de distinction entre les deux prépositions (en et à) pour le sens le plus courant de « cessation définitive de toute activité professionnelle » si celui-ci est clairement sous-entendu. C’est l’article défini la (> à la retraite) qui était supposé indiquer cette spécificité mais la nuance s’est perdue. Certains stylistes défendent néanmoins encore cette construction (voir ICI).
Mais on emploiera en s’il s’agit d’un autre type de retraite, notamment de retrait de la vie publique : « Je suis en retraite au prieuré pour tout le mois d’aout. »- 313 vues
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Les différents temps de conjugaison ont, entre autres, pour vocation d’exprimer les rapports temporels entre différentes propositions. Certaines combinaisons sont parfois aberrantes mais le présent de l’indicatif s’accommode assez bien de tous les autres temps :
« Chaque être humain perçoit tard que des années (ont eu) (avaient) (eurent) (ont) (auront) la saveur du miel. »- 268 vues
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Je ne vois pas tellement d’options : les kilomètres n’ont rien de droit, c’est leur disposition qui est « en ligne droite », « en droite ligne » (sans bifurquer).
Il s’agit donc d’une locution adverbiale invariable : « Roulez x kilomètres tout droit vers Marseille et vous verrez immanquablement la porte d’Aix. »PS La langue familière utilise couramment le mot kilomètre par métonymie de distance d’une longueur d’un kilomètre. Certes, mais cela ne cautionne pas pour autant de lui appliquer n’importe quel qualificatif sinon on aboutit à des formulations obscures.
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C’est bien la seconde solution qui est la bonne. On est convié « à quelque chose » et le pronom y représente ce complément.
« Les anniversaires, je n’y étais jamais convié. »- 279 vues
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Vous utilisez ici un nom commun, comme pour la pièce du jeu d’échecs. Donc minuscule initiale et accord du nom : Les vingt reines Élisabeth II en plastique.
Si vous voulez vraiment faire ressortir le titre ou l’appellation (dans une collection par exemple), utilisez des guillemets : Les vingt « Reine Élisabeth II » en plastique.
NB Le prénom francisé est « Élisabeth » avec un accent et la lettre s, correspondant à l’anglais Elizabeth.- 305 vues
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On a « envie de quelque chose » et il faut donc bien utiliser la préposition de qui se trouve dans dont.
Donc : « Je ne vais pas choisir en fonction d’une tierce personne, je déciderai ce dont j’ai réellement envie. »
Vous pouvez aussi opter pour une autre forme, plus insistante :
« Je ne vais pas choisir en fonction d’une tierce personne, je déciderai ce que j’ai réellement envie de décider. »- 313 vues
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Dans le sens de « se donner pour, prétendre être, avoir tel ou tel caractère », le verbe se vouloir appelle un attribut : il se veut généreux mais n’est qu’intéressé.
La construction donnée dans votre exemple est étrange et ne correspond pas à l’usage habituel. Il faut sans doute reformuler, peut-être sous la forme : « Le présent titre vise à (ambitionne de, a pour prétention de) qualifier juridiquement ces accords. »- 281 vues
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À partir du moment où par métonymie vous parlez d’un « cours moyen » pour un « élève de cours moyen » (idem pour élémentaire), il faut en tirer les conséquences et accorder normalement au pluriel. C’est en infraction au sens (il n’y a qu’un niveau) mais il faut bien choisir. Graphiquement, une autre solution est d’employer des guillemets qui isolent le raccourci et dispensent de l’accord (Les « cours moyen première année ») ou d’utiliser l’abréviation scolaire (Les CM1).
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Dans les deux cas, les verbes détonner ou détoner (et leurs dérivés) s’appliquent normalement peu à des personnes. Ils s’emploient habituellement pour leur sens propre et pour des produits ou choses qui soit « ne sont pas dans le ton » soit « émettent un bruit bref mais puissant ».
Libre à chacun d’en faire un usage figuré non conventionnel mais il y a déjà des synonymes plus adaptés.NB Ces doublets ont été artificiellement fabriqués à partir du même verbe latin de-tonare et rien n’explique vraiment le doublement ou non du n. Toute la famille est d’ailleurs concernée, avec des doublements aléatoires de cette consonne qui font les beaux jours des organisateurs de dictées.
Cette réponse a été acceptée par BBFolk. le 23 mars 2025 Vous avez gagné 15 points.
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L’absence du pronom de rappel ou de reprise dans une phrase interrogative est un sujet d’achoppement assez régulier, sur ce site comme chez les grammairiens ou commentateurs de langue.
La position de l’Académie citée par Marcel1 (il est de meilleure langue de ne reprendre après combien) est totalement arbitraire même si elle est teintée de tolérance. Le problème est qu’elle finit par entrainer dans son sillage toutes les questions et que le pronom de rappel disparait partout. Par contamination, on ne le trouve donc plus après Comment ?, Quand ? Où ?, etc., ce qui est incorrect mais devient courant, en particulier dans les médias qui influencent fortement la langue parlée. La dénommée Académie française ne s’est d’ailleurs pas exprimée sur cette question mais vous pouvez lire ici ce qu’en dit J.-Y. Hervieu dans la rubrique littéraire du Nouvel Observateur (avec Pourquoi ?).
En conclusion, on est en droit d’estimer que la suppression de ce pronom, loin d’être « de meilleure langue » est un polluant de la syntaxe. Les phrases interrogatives finissent par trop ressembler à des phrases affirmatives, surtout à l’écrit où seul le point d’interrogation final (parfois très éloigné) marque la différence.
Donc, de préférence : « Combien d’heures s’étaient-elles écoulées ? »- 107 vues
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