Le profil de Bruno974
Grand maître
6611
points

Questions
19

Réponses
783

  • Grand maître Demandé le 9 avril 2023 dans Conjugaison

    Bonjour,
    La locution conjonctive dès que exprime une idée de succession rapprochée : une action n°2 commence juste après qu’une action n° 1 a commencé ou qu’elle s’est terminée, c’est essentiellement  le sens et/ou la forme du verbe qui indique si c’est le début ou si c’est la fin de l’action n° 1 qui donne le top départ de l’action n° 2.
    Dans votre exemple, l’utilisation de la voix passive pour l’action n° 1 introduit un changement d’analyse s’agissant de la concordance des temps.
    A la voix active, on aurait dit ; « Il quitte la table dès qu’il a fini son dessert. » en employant le passé composé (a fini) pour l’action n° 1 ; on aurait pu utiliser le présent « Il quitte la table dès qu’il finit son dessert. » mais ici on l’évite car ce présent peut exprimer une action qui n’est pas entièrement accomplie et la phrase peut être équivoque (doit-on comprendre qu’il est en train de finir ou qu’il vient d’avaler la dernière bouchée ?).
    A la voix passive, le caractère accompli de l’action n° 1 est certain (le dessert est fini) ; on peut donc utiliser le présent au passif sans aucune ambiguïté. « Il quitte la table dès que son dessert est fini. »                            

    • 811 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 8 avril 2023 dans Général

    Bonsoir Marisa,
    1. Puisque vous demandez que l’on compare les deux femmes, il faut dire « la plus à plaindre« .
    2. Ponceau est certes une couleur, mais c’était d’abord un vieux nom du coquelicot. La règle du trait d’union vaut pour les noms de couleurs les plus usuels (ex : bleu-gris). De plus ponceau et cochenille sont des rouges, leurs noms précisent la nuance, ils ne créent pas une association de deux couleurs ; on écrit  donc rouge ponceau et rouge cochenille.

    • 747 vues
    • 6 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 8 avril 2023 dans Question de langue

    Bonjour,
    C’est plus un conseil que l’on peut vous donner qu’une règle car je crois qu’il n’y en a pas. Interrogez d’abord votre éditeur  ; peut-être a-t-il la réponse au travers d’une charte typographique ? Si vous êtes autonome ou en recherche d’un éditeur, faites surtout ce qui vous semble simple et lisible, il est très facile de changer avant l’impression si l’éditeur vous le demande.
    En tout cas, votre idée fait partie des bonnes idées. J’ouvre à l’instant un ouvrage édité chez Gallimard avec une longue préface en italiques  et les passages qui auraient été habituellement mis en italiques (citations, titres) sont mis en évidence en typographie romaine.

    Cette réponse a été acceptée par Peree. le 8 avril 2023 Vous avez gagné 15 points.

    • 836 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 8 avril 2023 dans Accords

    Bonjour,

    On dit :
    « Pierre Martin occupe un poste de membre à la chambre d’agriculture. »
    C’est la nature du poste qui vient en complément de nom, c’est un singulier car on caractérise ce poste-là occupé par Pierre Martin, comme on dirait un poste de trésorier, un poste de vice-président, etc.

    • 546 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 7 avril 2023 dans Question de langue

    Bonsoir,
    La langue est riche de nombreux registres : « courant la semaine prochaine », on l’entend dire familièrement, courant ayant pris la valeur d’une préposition qui se construit comme durant. De là à dire que c’est correct… peut-être un jour. C’est assez surprenant de le voir écrit dans un article de journal. Sinon il vaut mieux dire au cours de la semaine prochaine.

    • 10799 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 7 avril 2023 dans Général

    Bonjour,

    de ou du après une négation peuvent avoir plusieurs valeurs :

    devant un nom massif de matière (ex : beurre, huile)  ou un nom abstrait  non comptable (ex : bruit) :

    1. article partitif (de l’ / de la / du)  : Je ne veux pas du beurre,  je ne veux pas de l’huile, je ne veux pas de la margarine, je veux du saindoux et ne fais pas du bruit dans ma cuisine !
    2. article indéfini dans le champ de la négation (de / d’) : Je ne veux pas de beurre, ni d’huile, ni de margarine, j’ai le saindoux qu’il me faut et ne fais pas de bruit dans ma cuisine !
    3. préposition (de) : Et surtout je ne veux pas de ton beurre dans mon frigo  !

    devant un nom d’une réalité dénombrable :

    1. article indéfini dans le champ de la négation (de / d’) : Je ne veux pas de pommes, ni d’œufs pour faire ce gâteau et je ne veux pas de marmot dans mes pattes !
    2. préposition (de) : Et surtout je ne veux pas de tes conseils quand je fais de la pâtisserie !
    3. fusion préposition + article défini (du) : Et je ne veux pas du chien dans les parages !
    4.  

    Le nom poisson est utilisé aussi souvent comme entité dénombrable (un poisson) qu’indénombrable (du poisson) : vous pouvez le retrouver dans les six cas.
    Le nom chien est presque exclusivement employé de manière dénombrable (un chien) : vous pouvez le retrouver dans les trois derniers cas .

    • 814 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 7 avril 2023 dans Général

    Bonjour Tara,
    La question ne relève  pas ici de l’élégance mais de la correction. Bien sûr, quand l’on peut dire plus simple et plus joli, pourquoi s’en priver ? Mais il n’empêche que dont peut introduire la plupart des formulations du type qqc ou qqun  dont on sait/dit etc.  car le de est directement celui du complément de verbe et il n’est pas à rechercher au niveau d’une éventuelle propriété présente dans la suite de la phrase :

    – Qu’ignorez-vous encore de ces élèves ?
    – J’ignore ce qu’ils savent !
    – Vous enseignez donc à des élèves dont vous ignorez ce qu’ils savent !

    Que sais-tu de ces choses ?
    – Je ne sais pas où elles se trouvent !
    – Ah, voilà des choses dont tu ne sais pas où elles se trouvent, et pourtant c’est à toi qu’on les a confiées !

     

    DONT : Définition de DONT (cnrtl.fr)
    III.− [Dont en fonction de subordination (dans la subordination en chaîne); pour introduire une prop. subordonnée relative suivie d’une prop. subordonnée conj. complétive ou interr. (dont est subordonnant pur, dépourvu de sens); dont signifie au sujet de qui, de quoi, mais le sens s’affaiblit au profit de la fonction de subordination (cette double constr. grammaticalement correcte est d’un emploi fréq.)]

    • 1363 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 6 avril 2023 dans Général

    Bonsoir Marisa,

    1. Accord du verbe au pluriel.
    « Il fut saisi d’une de ces pensées qui vous obnubilent,
    je garderais le pluriel « obnubilent« , car il s’agit d’une pensée parmi celles qui ont la faculté d’obnubiler

    il se souvenait surtout d’un des derniers cours d’histoire qu’il avait donné dans ce lycée. »
    je rectifierais au singulier, car je comprends:  « d’un cours d’histoire qu’il avait donné dans ce lycée parmi les derniers. »

    mais vous pouvez faire les choix inverses selon ce sur quoi vous voulez insister.

    2. Accord du verbe. Elle les avait regardées flotter dans l’air du soir.
    oui, ce sont bien  les choses regardées qui flottent

    3. Deux formes admises, mais «eût» plus littéraire ?
    Avait-il commis un acte qui aurait (eût) pu ébranler sa confiance ?
    Il l’avait aidée à se relever comme si elle avait (eût) été une dame âgée.
    à moins que vous écriviez le pastiche  d’un texte ancien, eût ne fait plus jamais littéraire mais fait très archaïque

     

    • 638 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 6 avril 2023 dans Accords

    Bonjour,
    Le participe passé mis est celui du verbe à la forme pronominale se mettre, ici de type autonome (se mettre à = commencer à et non pas mettre soi-même) conjugué avec l’auxiliaire être ; ce p.p. s’accorde donc avec le sujet il qui est masculin.
    De toute façon, le pronom qu’ mis pour cette familiarité est complément d’objet direct de exprimer et non de mettre.

    • 563 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 6 avril 2023 dans Question de langue

    Bonjour,

    • Dans votre exemple 1, vous employez la voix passive mais vous omettez d’introduire le complément d’agent par une préposition.  Vous coordonnez en outre un complément circonstanciel de temps et un complément d’agent. Pourquoi ne reviendriez-vous pas à une construction plus classique : « L’existence de textes philosophiques traitant de ces questions est attestée dès le XVIIe siècle par les travaux d’Octave Dupouy. » ? Si ce dernier n’est pas le seul, ajoutez alors un adverbe : « …notamment par les travaux d’Octave Dupouy. »
    • Dans votre exemple 2, vous pourriez simplifier la phrase en citant d’abord l’évènement, puis sa date. Vous pouvez également vous passer de l’expression du fait ainsi que du superlatif des plus anciens (puisque vous donnez une date !) : « Aucun de ces indices ne constitue une preuve que la traduction de cet ouvrage ait eu lieu avant la rédaction des premiers textes de Gotanus à la fin du IIIe siècle .« 
    • 633 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes