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Bonjour,
Le mot partie relève du vocabulaire juridique (partie civile, partie adverse, partie plaignante, etc.) et il y a toujours un e à la fin.
Rien n’interdit de mettre au pluriel les mots juge et/ou partie mais ce ne serait plus vraiment l’expression ; il faudrait qu’il y ait réellement plusieurs juges ou plusieurs parties, et vous joueriez à la fois sur les mots et la référence à l’expression.
Si vous voulez juste dire que vous ne pouvez pas avoir un pouvoir décisionnaire objectif dans une affaire où vos intérêts sont en jeu, vous pouvez tout à fait utiliser l’expression au singulier après un sujet au pluriel : « Les dirigeants de l’équipe incriminée ne peuvent pas être juge et partie. »- 1440 vues
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Bonsoir,
On considère que ce mot s’emploie exclusivement au pluriel (Académie française, Centre national de ressources lexicographiques) ou préférentiellement (Larousse, Robert). Ce sont donc des fringues et évidemment « côté fringues, je n’y connais pas grand-chose ! »
Ensuite, doit-on dire de vieux fringues (au masculin) ou de vieilles fringues (au féminin) ? Les spécialistes de la langue ne sont pas tous d’accord, mais il faut dire que côté fringues, eux non plus n’y connaissent rien !Cette réponse a été acceptée par Lilyine. le 14 avril 2023 Vous avez gagné 15 points.
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Ce sujet à propos du verbe ouvrir m’a tellement occupé l’esprit que je n’ai pas résisté à l’envie de revenir dessus. Si l’on veut tenter de comprendre les différentes manières d’employer ce verbe, je crois qu’il faut considérer des cascades de figures de style qui sont passées dans le langage courant. Considérons que la réalité matérielle et le sens trivial de ouvrir correspondent à la phrase : « On ouvre les portes du théâtre.«
Une première séquence brève permet de simplifier par métonymie (le lieu remplace le moyen d’ouvrir) :
On ouvre les portes du théâtre. > On ouvre le théâtre.Une deuxième séquence enchaîne une personnification (le théâtre est l’acteur), une ellipse (on oublie les portes) puis une synecdoque (la partie remplace le tout).
On ouvre les portes du théâtre. > Le théâtre ouvre ses portes. > Le théâtre ouvre. > Les portes ouvrent.Une troisième séquence fait se succéder une voix passive, une pronominalisation de sens passif et enfin une ellipse.
On ouvre les portes du théâtre. > Les portes du théâtre sont ouvertes. > Les portes du théâtre s’ouvrent > Les portes s’ouvrent.- 1549 vues
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Bonsoir,
Les sujets sont bien deux : un bruit sourd et un méli-mélo de […] mais ils renvoient au même objet avec une progression dans la compréhension de l’origine du bruit. Le deuxième sujet reprend celui qui précède, il est donc le seul à commander l’accord… bien sûr au singulier :
« Dans les rues, un bruit sourd, un méli-mélo de trompettes, de guitares et de violons sonne l’arrivée d’un orchestre ambulant. »- 818 vues
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Bonjour,
On pourrait même écrire « qu’une journée finit par se finir« , et ce serait une antanaclase, une figure de style où le même mot* apparaît avec des acceptions différentes.
C’est grammaticalement et sémantiquement correct, mais l’effet produit peut être celui que vous recherchez pour attirer l’attention sur l’idée, comme il peut être indésirable, un peu trop lourd à votre goût. Si vous voulez faire plus sobre, préférez votre deuxième proposition.*« […] monsieur le président avait fini par en finir, il paraît, avec sa tasse de chocolat ; […] » (Jacques Arago – Mémoires de Chodruc-Duclos [1843])
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Bonjour,
Tout cela n’a rien à voir avec le prix, mais avec les constructions du verbe être :- Si vous considérez que le mot prix désigne directement la valeur chiffrée de la mesure, vous pouvez directement faire suivre l’attribut : « Le prix est 45 €. » comme on pourrait dire « À midi et demi, le chiffre indiqué par la grande aiguille est six.«
- Si vous voulez exprimer ce qui caractérise le prix, son caractère inhérent, à savoir le montant chiffré, vous direz : « Le prix est de 45 €. » comme on pourrait dire « La longueur d’une piscine olympique est de cinquante mètres. » C’est la formulation la plus courante, celle qui correspond le mieux à l’expression de la valeur d’une grandeur.
- Si vous sous-entendez que les prix ne sont pas une valeur intrinsèque, mais qu’ils résultent d’une décision de fixation ou du jeu de l’offre et de la demande, et qu’ils peuvent facilement varier à votre gré ou au gré du marché, vous avez la liberté de dire : « Le prix est à 45 €. » comme on pourrait dire « Le cours de l’action Voltaire ce matin est à 12,60 €.«
Cette réponse a été acceptée par arvin. le 12 avril 2023 Vous avez gagné 15 points.
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Bonsoir,
Comme l’OQLF, l’Académie française recommande d’agglutiner les mots composés qui commencent par un préfixe d’origine latine. On écrit ainsi désormais minijupe, minibus, etc. Il subsiste diverses exceptions qui continuent par construction à se former avec un trait d’union : mini-ordinateur, mini-lave-vaisselle. Le mot valise ne justifie pas d’un tel motif d’exception (il ne commence pas par une voyelle, il n’est pas lui-même un mot composé, etc.).
Mais l’emploi du préfixe est peut-être ici purement occasionnel, employé par l’auteur pour désigner tel petit objet, sans se référer à un usage qui s’amplifie et sans intention de faire entrer la composition dans les dictionnaires. Dans ce cas, devant un substantif, le trait d’union est requis, par exemple : une mini-soupière.
Vous devez donc écrire au choix minivalise ou mini-valise, et si votre correcteur orthographique se rebiffe, apprenez-lui ce nouveau mot de vocabulaire.
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Bonsoir,
Ce ne sont pas vraiment les 1 600 euros qui sont bruts ou mensuels mais le salaire de ce montant. Si pouviez remplacer par salaire brut mensuel de 1 600 €, ce serait mieux, à défaut 1 600 € de brut mensuel. Mais si vous voulez en rester au style télégraphique, mettez 1 600 € brut mensuel ; on comprend que ce n’est pas rédigé et que le fait qu’il s’agisse du salaire est sous-entendu (1 600 € [de salaire] brut mensuel ).- 1166 vues
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Bonjour,
Il n’y a qu’une seule vraie question que vous devez vous poser : « À qui demander la permission de corriger les traductions ?«
Quelle est la nature de ce manuscrit qui n’a pas été édité ? L’auteur est-il votre commanditaire, que ce soit à titre gracieux ou pécuniaire ? Dans ce cas, discutez-en avec lui. Ou alors est-ce le futur éditeur qui vous a passé la commande ? Dans ce cas aussi, posez-lui la question. Peut-être est ce un document que vous avez trouvé ou dont vous avez hérité et auquel vous souhaitez donner une visibilité. Identifiez l’auteur, ou, s’il est décédé, ses ayants droit et interrogez-les. Si néanmoins, vous détenez toute latitude légale par rapport à ce document, décidez par vous-même.Vous dites que les citations correspondent à des témoignages exprimés dans des langues étrangères. Il y a alors probablement un intérêt historique, ou du moins documentaire et déontologique, à conserver la trace originale de ces témoignages. N’hésitez pas alors, si les citations ne sont pas trop longues, à insérer les versions en langue d’origine dans des notes de bas de page ou de fin d’ouvrage.
Les crochets peuvent être un bon moyen de mentionner une traduction corrigée à la suite de celle de l’auteur. Mais est-ce la première question à se poser ? Votre problème reste pour moi un peu mystérieux !
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Bonjour,
Lorsque le pronom on remplace un autre pronom, le plus souvent nous, les participes passés et les adjectifs attributs s’accordent comme avec le pronom remplacé. Si le sous-titre signifie « nous sommes nés en 1977« , alors on écrit aussi « on est nés en 1977″.Je vous invite à consulter la réponse de l’Académie française à cette question :
Questions de langue | Académie française (academie-francaise.fr)- 2941 vues
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