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  • Grand maître Demandé le 25 avril 2023 dans Question de langue

    Bonjour,
    Le verbe se révéler commande une construction attributive. L’attribut peut être un  adjectif, un groupe nominal, une proposition infinitive,… : « Il s’est révélé courageux,  il s’est révélé un homme courageux, il s’est révélé être courageux, il s’est révélé avoir du courage, etc. » Toutes ces propositions sont possibles et quasiment équivalentes. L’insertion du verbe être peut s’avérer superflue dans certains cas : « Il se révélera (être) un excellent parti. » et donc stylistiquement lourde, alors que dans d’autres cas elle est utile, permettant de créer une distance d’identité comme le suggère Tara : « Le film se révélera  être un échec. »  voire indispensable : « Elle se révèle être dans son élément.« 

    Le verbe s’avérer signifie qu’une chose se montre dans sa vérité. La formule « s’avérer faux » est un non-sens souvent dénoncé par les grammairiens. L’insertion du verbe être après s’avérer est rarement pertinente.

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  • Grand maître Demandé le 25 avril 2023 dans Général

    Bonjour,
    L’endémisme ne se définit que par rapport à un territoire. Une espèce est nécessairement endémique d’une zone géographique. On dit ainsi que cette mésange est endémique des îles Canaries.

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  • Grand maître Demandé le 25 avril 2023 dans Question de langue

    Les rectifications orthographiques s’inscrivent dans une démarche habituelle et récurrente de l’Académie française. Celles de 1990 ont essuyé en 2016 une terrible tempête médiatique parce que les éditeurs scolaires ne s’étaient décidés à intégrer les rectifications que tardivement, réveillant la verve de quelques internautes de mauvaise foi et provoquant  la réaction épidermique et infondée de l’essayiste politique Hélène Carrère d’Encausse, doyenne de l’Académie française, qui ne s’était pas donnée la peine de relire le rapport de l’illustre écrivain Maurice Druon. Depuis lors, moyennant un rétropédalage édifiant  de l’Académie pour ne pas désavouer sa doyenne, les choses se sont calmées et les préconisations entrent pour la plupart dans l’usage.

    L’Académie  publie sur son site une présentation de ces rectifications et fournit le lien vers le rapport d’origine.

    Comme l’indique Joëlle, on privilégie désormais la soudure des mots composés chaque fois que cela n’entraîne pas de difficultés de lecture (§1)   et plusieurs mots dont le préfixe auto a ainsi été soudé figurent dans la liste des orthographes recommandées.

    Concernant plus particulièrement la redondance du pronom réfléchi se et du préfixe auto, on constate que si le verbe pronominal est uniquement de sens réfléchi, aucun néologisme ne semble surgir (exemple : se défendre / autodéfense mais pas s’autodéfendre) mais s’il peut y avoir concurrence entre le sens réfléchi  et le sens réciproque, alors la construction redondante permet de lever l’ambiguïté (exemple : se congratuler / autocongratulation avec une tendance à voir apparaître le vocable s’autocongratuler).

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  • Grand maître Demandé le 24 avril 2023 dans Question de langue

    Bonsoir,
    L’autosuffisance se passe  du trait d’union, respectant ainsi la recommandation de l’Académie française de coller les préfixes d’origine latine au nom qu’ils affectent.
    Qu’en est-il alors du verbe correspondant  ? Il est absent des dictionnaires , car le verbe se suffire existe déjà pour exprimer la même idée ; s’autosuffire serait un pléonasme, car le pronom réfléchi s’ et le préfixe auto disent la même chose.

    Cela dit, on refuse qu’on s’autosatisfasse mais on permet  de s’autocensurer.

    Cette réponse a été acceptée par moloc. le 24 avril 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 24 avril 2023 dans Question de langue

    Bonsoir,
    Une brèche s’ouvre ou se forme dans quelque chose. Si c’est entre deux entités, c’est qu’il y a déjà un écart.

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  • Grand maître Demandé le 24 avril 2023 dans Accords

    Bonjour,
    L’expression « tout(e)s … confondu(e)s » se tient toujours au pluriel car il faut au moins deux choses pour les fondre ensemble ( c’est le sens premier du verbe confondre) : toutes peines confondues, tous sentiments confondus, etc.
    Dans une communication d’entreprise, est-ce néanmoins utile de rappeler que les positions des personnels sont différentes ? Vous avez déjà  utilisé la formule l’ensemble des salariés  : il est déjà très clair que la communication doit être générale, sans aucune mise à l’écart.   

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  • Grand maître Demandé le 24 avril 2023 dans Général

    Bonjour,
    Tout dépend du nom de la place.
    Si celle-ci accueille la mairie mais a été baptisée par exemple  « place du Quatorze-Juillet« , alors on écrira : « Ils établirent une baraque sur la place de la mairie. » (La mairie désignant le bâtiment où siègent les instances et les services municipaux, ce n’est ni un nom propre en soi ni le nom propre de cette place).
    À l’inverse, si la mairie a donné officiellement son nom à la place où elle se trouve, alors on pourra aussi écrire : « Ils établirent une baraque sur la place de la Mairie. » ou même « Ils établirent une baraque place de la Mairie.« 

    Cette réponse a été acceptée par karen777. le 24 avril 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 24 avril 2023 dans Accords

    Antidote a ses limites analytiques. Le sujet étant éloigné, le logiciel a pris le substantif plausible le plus proche. Une prochaine version sera peut-être plus performante. Tentez (provisoirement) d’ajouter une virgule après administré pour tester la réaction d’Antidote.

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  • Grand maître Demandé le 24 avril 2023 dans Général

    Bonjour,
    Lorsqu’on évalue la quantité que chacun retire ou apporte à un ensemble, on dit que c’est sa part (sa part du gâteau, sa part de responsabilité(s), etc.). C’est un premier argument en faveur du singulier. Avec le déterminant leur, on a la liberté de  choix entre singulier et  pluriel quand les « possesseurs » sont plusieurs et qu’ils ont chacun leur propre « possession ». Cependant, il semble que la phrase veuille révéler une vérité générale en rapport avec un jugement donné. C’est donc à chaque fois une situation singulière qui est évoquée et un second argument en faveur du singulier pour leur.   De manière courante, il serait donc plus cohérent d’écrire :   « Ainsi dissimulés derrière leurs costumes et autres perruques ridicules, leur part de responsabilité(s) serait moindre lorsqu’ils rendent un jugement, dont ils ne sont pas certains qu’il soit le bon. »
    Maintenant, il est possible que le contexte vous encourage à insister sur un caractère collégial des jugements ou sur des responsabilités qui peuvent être différenciées en plusieurs parts même pour un seul juge. Ce serait une intention un peu surprenante et on attend alors que le reste du texte fasse comprendre  pourquoi vous sortez de la formulation la plus évidente.

    Cette réponse a été acceptée par annemarie. le 24 avril 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 23 avril 2023 dans Conjugaison

    Bonsoir,

    L’expression impersonnelle « Il semble que » peut faire suivre l’indicatif comme le subjonctif.
    L’indicatif accompagne une information quasi certaine (« Il semble que tous les Français sont d’accord.« ) ; il semble,  de manière très formelle, exprime alors une sorte de constat, de conclusion à un fait.
    Le subjonctif  maintient une part d’interrogation, de doute, d’éventualité, de recherche d’assentiment : (« Il semble que tous les Français soient d’accord.« ) ; il semble continue à signifier que ce ne pourrait être qu’une apparence.
    En intercalant ici un pronom personnel, l’expression « Il me semble » ou « Il nous semble » acquiert un sens purement formel d’atténuation polie pour introduire un avis. L’avis, en tant que tel, constitue une information, certes subjective mais une information tout de même ; celle-ci s’exprime à l’indicatif.

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