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  • Grand maître Demandé le 2 mai 2023 dans Accords

    Bonjour,
    Le verbe laisser n’est pas ici utilisé comme auxiliaire d’un autre verbe mais employé au sens plein, équivalent à abandonner, à ce titre traité comme n’importe quel verbe d’action. Seule n’est en aucun cas un complément d’objet ; on peut l’analyser de différentes manières mais il dit justement la manière (comment) et sûrement pas l’objet de l’action. L’objet de l’action est bien l’énonciatrice représentée par le pronom élidé m’, cod placé avant le verbe. On accorde donc bien le participe passé : « Tu m’as laissée seule. » (On aurait pu dire « Tu m’as abandonnée seule. » )

    Le participe passé aurait été invariable si le verbe laisser avait été employé comme auxiliaire causatif devant un autre verbe : « Tu m’as laissé tomber. » (On n’aurait pas pu dire « Tu m’as abandonnée tomber. » )

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  • Grand maître Demandé le 2 mai 2023 dans Accords

    Bonjour,

    Cruel dilemme ! Pour éviter tout risque de confusion ou toute erreur grammaticale, répétez ou changez ! Soit « Les concerts auront lieu samedi soir et dimanche soir.  » ou « Les concerts auront lieu le soir, samedi et dimanche.  »  à moins que la suite du feuillet précise les heures auquel cas toute confusion sera écartée : « Les concerts auront lieu samedi  et dimanche soir.  samedi  6 mai  à 20 h 00 , dimanche 7 mai  à 19 h 30. »

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  • Grand maître Demandé le 2 mai 2023 dans Accords

    Rebonjour,

    Je ne crois absolument pas que la nominalisation ait à voir avec la possibilité d’assimiler ou non le terme à la notion de groupe. Groupement, rassemblement, attroupement sont des nominalisations de verbes et peuvent recevoir un complément de nom ; l’ensemble peut ensuite être sujet d’un verbe  conjugué au singulier ou au pluriel selon le sens ou l’intention.

    Le mot fourmillement, comme grouillement, emporte deux idées associées, celle d’agitation et celle de multitude. Laquelle domine ? Un fourmillement est-il « l’agitation d’un grand nombre » ou « un grand nombre qui s’agite« . La réponse lexicale est clairement pour la première réponse, de même avec grouillement. On ne dit pas « Un fourmillement/grouillement d’insectes envahit la chambre.« , mais « Une masse fourmillante/grouillante d’insectes envahit la chambre. » Peut-être, à l’usage (ou à l’usure !), la priorité de sens basculera-t-elle, mais ce n’est pas encore le cas. Par ailleurs, le choix du verbe dans l’exemple relève pratiquement du pléonasme car l’idée de s’activer est déjà conceptualisée dans le mot fourmillement.

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  • Grand maître Demandé le 1 mai 2023 dans Général

    @CParlotte

    Je m’étais bien gardé de pousser l’analyse jusqu’à l’identification judiciaire des cod, je souhaitais juste  signaler la validité de l’emploi pronominal et une nuance possible à celui-ci, mais vos développements pertinents stimulent la curiosité et l’envie d’en comprendre un peu plus. Merci.

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  • Grand maître Demandé le 1 mai 2023 dans Question de langue

    Bonjour,
    Les réponses de Tara et de CParlotte fournissent des éléments d’appréciation très intéressants sur le sujet. Je ne partage cependant pas leurs points de vue ni sur la maladresse de Maupassant, ni sur l’équité sonore.
    Maupassant emploie à bon escient trois temps différents, au plus juste du sens recherché, d’abord, en tant que narrateur, le plus-que parfait (avait plaidé) pour marquer une sorte d’antériorité permanente de « sa cause », puis le subjonctif plus-que-parfait (eût dit) pour renforcer le caractère fictif de la citation, enfin le conditionnel (aurait) dans les propos imaginés du personnage qui s’exprimerait d’une manière plus spontanée. Cette diversité rompt la monotonie tout en assurant la précision du propos.
    Les suggestions de CParlotte ramènent quant à elles l’emploi « défendable » du subjonctif imparfait à des formes du verbe être et non à la panoplie générale des verbes. En quoi l’exemple de Carmelo85 devrait être bouleversé pour devenir plus acceptable ? Qui aujourd’hui écrirait  : « Avant même que nous comprissions la situation, les forces de l’ordre nous apostrophèrent afin que nous reculassions. »  mais on laissera passer « Avant même que la situation nous fût présentée, les forces de l’ordre nous apostrophèrent afin de nous faire reculer. »   La ségrégation sonore – ne parlons pas d’euphonie –  qui discrimine la plupart des verbes autres que quelques uns (être, faire, etc.) semble bel et bien une réalité.

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  • Grand maître Demandé le 30 avril 2023 dans Question de langue

    Bonjour,

    Je n’ai pas de réponse technique à vous apporter, mais c’est bien toute l’hypocrisie de l’emploi du subjonctif imparfait dans les textes modernes. On l’emploie pour faire distingué,  pour se faire distinguer par le jury du Goncourt, mais seulement quand on trouve que ça ne sonne pas trop bizarre à l’oreille : « Il fallait que je mangeasse, pour que les videurs me laissassent entrer. Et, avant que je n’ouvrisse la bouche, ils me dirent :. »

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  • Grand maître Demandé le 29 avril 2023 dans Général

    Bonsoir,
    Les deux formes existent, non-pronominale et pronominale, d’emplois pratiquement toujours interchangeables : « Il arrête de boire./Il s’arrête de boire. », « Arrêtez !/Arrêtez-vous ! », « J’arrête à midi./Je m’arrête à midi. »
    La forme pronominale réfléchie s’arrêter permet peut-être d’insister un peu plus sur la notion de  contrôle de soi, de capacité à agir sur soi-même. « Elle ne pouvait pas s’arrêter de frapper. » peut signifier qu’elle est incapable de se maîtriser alors que « Elle ne pouvait pas arrêter de frapper. » peut vouloir dire qu’une certaine cause, intérieure ou extérieure, ne lui permet plus de mettre fin aux coups. Mais comme on ne  fait plus guère attention à la forme choisie, la nuance n’est pas certaine de la part de l’énonciateur de cette phrase.

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  • Grand maître Demandé le 29 avril 2023 dans Général

    Bonsoir,

    En employant le singulier, vous seriez sûr(e) de ne pas commettre d’erreur, le mot vrai étant envisagé d’un point de vue général représentant la part de vérité qui peut ou non exister en toute chose.

    Pour accorder, il faut que  l’ensemble et la partie soient identifiables par le même nom, éventuellement non répété ou éventuellement sous-entendu au sein d’un même collectif.

    Voyez avec l’adjectif bon, qui s’entend mieux :
    « De ces propositions, il n’y a de bonnes que les trois dernières (propositions). »

    « Dans cette liste (de propositions), il n’y a de bon/bonnes  que les trois dernières propositions.« 
    « Dans cette liste de propositions, il n’y a de bon/bonne  que la dernière partie (sous-entendu comparativement aux autres parties). »

    Avec votre exemple :
    »(J’en ai) marre de ces pseudo-sourires qui n’ont de vrai que les grimaces. », le singulier fonctionne.
    Le féminin pluriel en revanche ne fonctionne pas, car il faudrait identifier l’autre partie (non vraie) des pseudo-sourires qui soit de même nature et de même genre  que les grimaces.

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  • Grand maître Demandé le 29 avril 2023 dans Conjugaison

    Bonjour,
    C’est le conditionnel présent qui sert ici à exprimer le futur du passé :
    « Thomas prit plaisir à étudier les mathématiques et sans doute fallait-il y déceler un indice de la rigueur du médecin qu’il deviendrait ».

    Le futur aurait été introduit par un verbe au présent :
    « …sans doute faut-il y déceler un indice de la rigueur du médecin qu’il deviendra. ».

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  • Grand maître Demandé le 28 avril 2023 dans Accords

    Bonsoir,
    Vous disposez des adjectifs différentiel et différenciateur pour exprimer une différenciation.

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