6611
points
Questions
19
Réponses
783
-
Bonsoir,
Ce -ils est inutile, c’est un coquin chagrin
Qui déchausse les pieds du bel alexandrin :
« Combien de députés siègent à l’assemblée ? »
Mais qui ce mot crut-il parvenir à troubler ?- 611 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Bonsoir,
En effet, c’est fautif comme le rappelle l’Académie française : Dire, Ne pas dire | Dictionnaire de l’Académie française (dictionnaire-academie.fr) mais sans doute certains considèrent-ils les artistes et les sportifs comme réduits à leurs contrats.- 570 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Bonjour,
Le choix entre l’indicatif et le subjonctif n’est pas mécanique : l’indicatif privilégie les faits, le subjonctif l’idée qu’on s’en fait. Même si on en doute, qu’on n’en a pas connaissance, on peut énoncer un fait dans sa réalité à l’indicatif, mais ici le maintien de l’alternative (mortes ou vivantes ?) laisse à penser que c’est la réflexion qui est mise en avant et qui appellerait logiquement le subjonctif.
Il est à peu près certain que quelqu’un est soit mort, soit vivant ! L’incertitude ne porte donc pas sur l’ensemble « mortes ou vivantes », mais aussi bien sur une possibilité que sur l’autre. La formulation permet d’éviter la répétition : « On ne peut toujours pas être certains que les filles soient mortes, ni certains qu’elles soient vivantes. » …et aussi d’envisager que certaines soient mortes et d’autres vivantes, ce que n’autorisent pas vos propositions de remplacement.- 3457 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Bonjour,
La phrase de la dictée est tout à fait correcte et signifie :« Car les colonies qui sont approvisionnées dans les meilleures conditions sont celles qui, agissant comme certains richards, sont anxieuses au plus haut point de dévorer la maigre provision des autres. »
On aurait pu effectivement imaginer de dire : « Car les colonies qui sont les mieux approvisionnées (de toutes les colonies) sont celles qui, agissant comme certains richards, sont les plus anxieuses (entre toutes) de dévorer la maigre provision des autres. », mais la prononciation vous permet de distinguer les deux cas. De plus, la comparaison avec un élément externe au groupe des colonies (certains richards) et le rapport de domination exercé (dévorer la maigre provision des autres) oriente clairement vers une appréciation absolue.Cette réponse a été acceptée par karen777. le 17 mai 2023 Vous avez gagné 15 points.
- 867 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Bonjour,
La virgule devant mais n’est obligatoire que lorsqu’elle relie deux propositions indépendantes. Dans les autres cas, elle se montre souvent utile pour souligner l’opposition ou pour marquer une pause dans l’énonciation des arguments. Parmi vos exemples, le deuxième n’était pas correct car il créait une continuité non signifiante avec le verbe. Vous pouvez donc choisir de vous passer complétement des virgules ou de les placer pour souligner les qualifications de la voix :- – Sa voix un peu pâle mais résolue brisa le silence.
- – Sa voix un peu pâle, mais résolue, brisa le silence.
- – Sa voix, un peu pâle mais résolue, brisa le silence.
- – Sa voix, un peu pâle, mais résolue, brisa le silence.
- 546 vues
- 2 réponses
- 0 votes
-
Bonjour,
La proposition qui montre le couple… est ce que l’on appelle ici une « relative appositive disjointe » (ex : Un loup survient à jeun qui cherchait aventure – La Fontaine). Elle crée un effet de renforcement du prédicat précédent (se veut très belle). On peut effectivement considérer qu’il y a ellipse (L’idée se veut très belle, [elle] qui montre le couple…). Il n’y a pas fondamentalement de changement de sens par rapport à votre suggestion (« L’idée, qui montre le couple (…), se veut très belle », juste un réarrangement stylistique qui permet d’accorder une certaine hiérarchie aux propos.Cette réponse a été acceptée par piafabec59. le 18 mai 2023 Vous avez gagné 15 points.
- 685 vues
- 5 réponses
- 0 votes
-
Bonjour,
L’usage de la forme dite « atone » du pronom correspond à des intentions datives, lorsque la personne dont il est question est attributaire, qu’elle reçoit quelque chose, que cette chose soit matérielle, symbolique ou virtuelle. La comparaison avec d’autres langues européennes est intéressante car elle montre que cette différence de sens est partagée, et même qu’elle peut être encore plus nuancée quant à la nature du lien apporté par le verbe entre le sujet et la personne « objet ». On constate qu’avec le rêve, toutes les langues s’accordent à l’exclure d’une relation d’attribution (j’aime beaucoup la sonorité de la préposition polonaise o pour caractériser ce rapport avec l’objet d’une pensée). La fonction dative pure (traduisant l’acte de donner quelque chose, le plus souvent matériel) est la plus directe et la plus incontestable dans les quatre langues. Lorsque la transmission est d’une nature plus complexe, l’allemand et le polonais insistent plutôt sur le caractère partenarial de la parole (mit, z = avec), l’anglais et le polonais sur la destination de l’écrit (to, do = vers)Je lui parle. / I am talking to him. / Ich rede/spreche mit ihm. /Rozmawiam z nim.
Je lui écris. / I write to him. / Ich schreibe ihm. / Piszę do niego.
Je lui donne. / I give him. / Ich gebe ihm. / Daję mu.
Je rêve à lui. /I dream of him. / Ich träume von ihm. / Marzę o nim.- 1000 vues
- 4 réponses
- 2 votes
-
Bonjour,
Votre construction est issue d’une forme passive, lesquelles introduisent généralement l’agent causal avec la préposition par, mais parfois on utilise la préposition de . Certains verbes admettent facilement les deux : Ta visite m’enchante > Je suis enchanté par ta visite ou Je suis enchanté de ta visite. Avec le verbe raffermir, on emploie normalement par. Cependant on trouve quelques exemples où la cause du raffermissement est précédée par la préposition de, correspondant à la forme pronominale se raffermir, ainsi : « Dans son séjour à Dresde, il paraît s’être entièrement raffermi de la confiance du Roi à supposer même que cette confiance eût souffert la moindre altération. (Instructions et dépêches des résidents de France à Varsovie, 1807-1813) »
L’extrait de votre poésie est trop court pour qu’on puisse déterminer si le choix de la préposition « de » vient naturellement pour dire « grâce à » comme dans la citation historique ou si vous usez simplement d’une licence poétique, d’une liberté à vous écarter des règles que permet la poésie et qui dans votre exemple n’altère pas le sens de vos propos.- 677 vues
- 5 réponses
- 0 votes
-
Bonjour,
Si certains verbes (faire, voir, oser, sentir, courir, etc.) peuvent introduire directement un infinitif complément, la liste de ces verbes est tout de même limitée et (se) remémorer n’en fait pas partie. Pour faire court, vous pouvez en revanche utiliser le participe présent : « Je me le remémore trônant devant le journal télévisé. » « Je me remémore Sébastien mangeant des fraises avec délectation. »Cette réponse a été acceptée par Pompadour. le 14 mai 2023 Vous avez gagné 15 points.
- 911 vues
- 2 réponses
- 0 votes
-
Quelle qu’en soit sa nature n’est pas en soi une formulation redondante. Lorsque les référents de en et de sa sont différents, comme dans les exemples donnés par Tara, l’expression est parfaitement adaptée. Mais si vous disiez, par exemple : « *Tout insecticide, quelle qu’en soit sa nature, est interdit par la charte de production.« , vous commettriez effectivement une erreur. Il faut dire « Tout insecticide, quelle qu’en soit la nature... »
- 6665 vues
- 3 réponses
- 0 votes