6611
points
Questions
19
Réponses
783
-
Bonjour,
Je trouve toujours étrange ces théories qui modifient la signification originelle d’un mot, et j’en resterai donc à l’application du mot épithète aux adjectifs ou aux locutions adjectivales. Je ne dirais donc pas qu’une subordonnée relative « s’analyse comme » une épithète, mais qu’elle peut « avoir la même fonction », tout comme un complément de nom. Les phrases : Le monsieur au joli chapeau est arrivé le premier / Le monsieur qui porte un joli chapeau est arrivé le premier / Le monsieur joliment chapeauté est arrivé le premier ont le même sens. Qui plus est, ces trois options sont ici déterminatives ou restrictives, c’est-à-dire qu’elles permettent de distinguer la personne du reste du groupe. Si en revanche vous placez la relative entre virgules, elle devient purement qualificative ou descriptive : Le monsieur, qui porte un joli chapeau, est arrivé le premier. La personne n’est ici identifiable que par son âge ou son sexe (les autres personnes sont des femmes ou des enfants) ou parce que le locuteur la désigne d’un certain geste.
- 169 vues
- 3 réponses
- 0 votes
-
Bonjour,
Je partage l’avis de Joëlle : votre aphorisme est incompréhensible. Faites alors ce que fait souvent tout auteur : jetez et recommencez jusqu’à ce que l’idée soit clairement exprimée.
D’un point de vue grammatical, la construction ne… que sert à introduire une restriction par rapport à une situation plus générale. La situation générale est comprise entre ne et que, tandis que la restriction est placée après que. On peut par exemple considérer comme situations générales : On s’élève ou On s’élève au-dessus de la mêlée et les restreindre à une certaine condition : On ne s’élève que par l’effort / On ne s’élève au-dessus de la mêlée que par l’affirmation de soi.
En revanche le groupe On s’élève au-dessus est incomplet, il manque un complément après la préposition au-dessus pour pouvoir ensuite appliquer à cette assertion une restriction.- 106 vues
- 1 réponses
- 0 votes
-
Bonjour,
Le nom de la ville, c’est Saint-Jean-de-Luz, et si vous voulez en respecter l’orthographe, vous devez l’écrire ainsi quelle que soit la nature du texte.
Ceci étant admis, la poésie vous autorise à toutes les licences, et vous pouvez enfreindre les règles si tel est votre désir : Saint Jean de Luz ou Jean Saint de Luz ou tout ce que vous voudrez. Prévenez alors bien l’éditeur de ne rien corriger et ne cherchez pas à obtenir d’un correcteur qu’il trouve une justification orthographique à cette liberté.- 154 vues
- 3 réponses
- 1 votes
-
Bonjour,
Votre phrase est parfaitement correcte. Votre plus-que-parfait exprime une antériorité par rapport à une action qui ne figure pas dans l’exemple mais que l’on pourrait aisément ajouter : Il avait différé jusqu’au lendemain la décision à prendre, car il voulait d’abord consulter les membres absents. Pour l’instant, il vaquait à ses occupations habituelles. « avait différé » est ainsi antérieur à « vaquait »
Le verbe voulait module en fait le sens du verbe consulter qui est le vrai noyau de la proposition introduite par car, et cette possible consultation se déroulera après la décision de différer. Si l’on se passe du verbe vouloir, alors le temps correct est le conditionnel présent pour exprimer une intention future (par rapport au différé) dans un système passé : Il avait différé jusqu’au lendemain la décision à prendre, car il consulterait d’abord les membres absents.- 109 vues
- 2 réponses
- 0 votes
-
- 115 vues
- 1 réponses
- 0 votes
-
Bonjour,
en la matière, seul l’usage commande. On ne peut pas se passer du déterminant quand un substantif est attribut… sauf exceptions, qui sont nombreuses. C’est vrai pour les noms de professions (Paul est instituteur), pour des formules généralisantes (tout n’est que luxe, calme et volupté), pour des emplois adjectivaux (c’est tabou !) mais on ne peut pas dire : *Ce bijou est bracelet. *La rose est fleur, etc.
Qu’en est-il alors du mot poison ? Il semble bien que l’usage le permet, à voir la fréquence d’emploi dans les anciens ouvrages de botanique ou de médecine. Ce que certains croient aujourd’hui être une erreur populaire, ne serait que la persistance d’une formulation valide. Donc oui : Cette plante est poison.- 226 vues
- 5 réponses
- 1 votes
-
Bonjour,
Le substantif responsable désigne la personne en charge principale de telle ou telle activité ou compétence (qui en général est précisée à la suite). Ce nom est épicène, il a la même forme au masculin et au féminin, mais il prend néanmoins le genre de l’individu dès lors que l’on s’adresse à la personne. En commençant par Madame, vous interpellez clairement une personne en particulier, et c’est donc sans hésitation Madame la responsable… Que l’intitulé du poste soit formalisé au sein d’une entreprise ne change rien (ce n’est pas un titre et il n’y a pas débat en la matière). La majuscule est également inutile.
En revanche, si vous présentez d’abord la fonction, vous n’avez aucune obligation d’anticiper sur le sexe de son titulaire et vous pouvez donc conserver le masculin grammatical comme neutre générique : Le responsable des affaires juridiques est Madame Voltaire.
- 169 vues
- 2 réponses
- 0 votes
-
Bonjour,
C’est bien une question directe que l’on marque d’un point d’interrogation final.
SI : Définition de SI (voir le paragraphe IV)
- 233 vues
- 3 réponses
- 0 votes
-
Merci pour vos réponses. Nous sommes donc nombreux à être logés à la même enseigne et à subir cette malfaçon de l’application, manifestement récente car il m’était auparavant arrivé de rester muet assez longtemps sans aucun effet. Bon ! rien de personnel, donc. Bonne semaine à vous.
- 147 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
Bonjour,
Dans un toponyme se référant à une personnalité, les traits d’union sont obligatoires. Ils permettent notamment de désincarner l’appellation. Dans votre exemple, il y aura donc toujours Charles-de-Gaulle.
Si vous introduisez le nom du site par sa fonction (aéroport), il n’y a ensuite aucune raison de ne pas introduire le nom du lieu géographique par une préposition : Je prends un vol ce soir à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle (c’est l’aéroport de Roissy qui a été baptisé Charles-de-Gaulle).
Si dans une conversation familière, vous shuntez le rappel de cette fonction, alors il faut mettre des traits d’union partout pour bien montrer qu’il s’agit du nom d’un seul et même site dans sa forme populaire : Nous atterrirons dans vingt minutes à Roissy-Charles-de-Gaulle.
- 173 vues
- 2 réponses
- 0 votes