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  • Grand maître Demandé le 17 octobre 2023 dans Accords

    Bonjour Mary,
    Lorsque la conjonction si introduit une tournure exclamative  dans un sens hypothétique, elle n’est jamais suivie du conditionnel. Vous pouvez donc exclure « *Si seulement il aurait…« , c’est incorrect.
    Quant à ajouter ou non le verbe pouvoir : « Si seulement il en avait été autrement… » > « Si seulement il avait pu en être autrement... », vous êtes libre de le faire pour renforcer le caractère hypothétique du regret ou pour insister sur l’absence des conditions de réalisation plutôt que sur le seul constat de l’absence de réalisation. Demandez-vous seulement si cet ajout (qui alourdit la formule) apporte un supplément nécessaire de sens.

    Cette réponse a été acceptée par MaryT. le 17 octobre 2023 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 16 octobre 2023 dans Accords

    Bonjour,
    On préférera le singulier avec le nom gel, car celui-ci sert d’abord à désigner le phénomène (« Il y a eu du gel ce matin.« ), alors que le nom gelée marque plutôt l’événement  dans sa singularité (« Il y a eu une gelée ce matin.« ) et entraîne alors  le pluriel après périodes (« Nous entrons dans la période des gelées tardives.« ).  Cependant, les deux noms restent interchangeables (« Il y a eu un gel sévère ce matin.« ) (« Il y a eu de la gelée ce matin.« ) ; on peut donc faire suivre le nom période d’un complément de nom  au singulier comme au pluriel, aussi bien avec gel qu’avec gelée.

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  • Grand maître Demandé le 14 octobre 2023 dans Accords

    Bonsoir,
    Il faut ici s’affranchir du seul raisonnement grammatical et s’attacher à la réalité historique : il n’y a jamais eu qu’une seule entité administrative et politique constituant » la colonie de Madagascar et dépendances » (période 1897-1946). Le singulier est donc impératif. La consistance desdites dépendances (actuellement Comores, Mayotte et TAAF) a pu varier au cours de la période mais n’a jamais entrainé de mise en place distincte puisque ces territoires avaient justement un statut de dépendance.

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  • Grand maître Demandé le 13 octobre 2023 dans Général

    Bonsoir,
    En général, la construction « là où » est déconseillée, car elle forme souvent une inutile redondance. On dira par exemple « Retrouvons-nous où tu sais. » plutôt que « *Retrouvons nous là où tu sais. » Cependant, dans certains contextes ou avec certaines constructions, le maintien de comme antécédent du pronom relatif peut s’avérer utile, voire nécessaire. Cela semble le cas avec votre exemple, mais pour exprimer un tel problème temporel, il vaudrait mieux utiliser quand , à valeur d’opposition : « Ces échanges épistolaires sont particulièrement chronophages, quand un simple appel téléphonique aurait pu résoudre la question. » ou  alors que : « Ces échanges épistolaires sont particulièrement chronophages, alors qu’un simple appel téléphonique aurait pu résoudre la question. »

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  • Grand maître Demandé le 13 octobre 2023 dans Accords

    Le trouble avec cet exemple provient d’une part du très mauvais choix de qualifier de possessifs les déterminants de cette catégorie, d’autre part de l’usage même du vocable possession qui ajoute à la confusion. On aurait pu parler de déterminants « pernominaux »  car il y a toujours un nom ou un pronom qui s’exprime au travers de mon, ton, son, etc., « qui en est contenu » et la relation n’exprime que rarement une véritable possession. Le terme possessif pourrait néanmoins signifier que ce type de déterminant « possède » en son sein un signifiant nominal.
    Dans le contexte exposé, le substantif possession peut admettre deux compléments liés : *la possession de/par lui > sa possession, la possession des meubles/*de eux > leur possession. C’est alors la suite de l’énoncé qui détermine le choix du déterminant, d’une part pour éviter l’anacoluthe (l’apposition doit se rapporter au sujet qui suit), d’autre part pour éviter la redondance (le sujet qui suit étant explicite, le déterminant rend alors compte du nom/pronom lié implicite).

    • Une fois en leur (des meubles) possession , il  (l’acquéreur) les installera.
    • Une fois en sa (de l’acquéreur) possession, ils (les meubles) seront installés.
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  • Grand maître Demandé le 9 octobre 2023 dans Général

    L’en-soi (avec un trait d’union facultatif) est un concept philosophique  qui désigne la « nature propre et véritable d’une réalité qui existe absolument, indépendamment de la connaissance que nous en avons. » (définition du CNRTL). C’est alors un mot composé qui a valeur de substantif (nom commun), exemple : « L’en-soi sera étudié chez Kant. »

    Dans la langue commune, l’expression ne comporte jamais de trait d’union (hélas, la faute n’est pas rare). Il s’agit simplement d’une préposition et d’un pronom qui se succèdent  et conservent chacun leur fonction grammaticale et leur sens habituels : « Un diamant n’a pas de valeur en soi, uniquement celle que nous lui accordons. » = « Un diamant n’a pas de valeur par lui-même, uniquement celle que nous lui accordons.« 

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  • Grand maître Demandé le 9 octobre 2023 dans Conjugaison

    Bonsoir,
    Ni le verbe trouver, ni l’adverbe peut-être n’obligent à l’emploi du subjonctif, et même ils l’excluent : « Je trouve que cette chemise te va bien. » mais  jamais : « *Je trouve que cette chemise t’aille bien. » ou « Je trouve que celle-là peut-être t’aille mieux. » On peut en revanche envisager le conditionnel : « Je trouve que celle-là, peut-être, t’irait mieux. »

    Par ailleurs, l’adverbe peut-être n’est pas suivi d’une virgule, sauf si on souhaite le souligner et alors on l’encadre.
    Enfin, le verbe trouver est répété deux fois : effet de style ou lourdeur de style ? Qu’en pensez-vous ?

    Donc : « Il trouve dans la littérature une intensité que, peut-être, il ne trouva jamais dans la vie. »

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  • Grand maître Demandé le 8 octobre 2023 dans Question de langue

    Bonjour,
    C’est une figure de style, une métonymie, où par raccourci on remplace l’agissant réel « L’auteur,  avec les paroles de cette chanson,  désirait  traduire un sentiment d’appartenance. » par son moyen : « Les paroles de cette chanson  désiraient  traduire un sentiment d’appartenance. » C’est d’autant plus acceptable que ces paroles sont plus qu’un simple outil mais aussi un support de l’intention qui subsiste au-delà de l’auteur.

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  • Grand maître Demandé le 8 octobre 2023 dans Accords

    Les règles exposées par  Joelle, Marcelle et Tara sont correctes, mais personnellement je n’utiliserais jamais l’infinitif dans un tel exemple puisque le sujet de la phrase (elle) est également l’objet du parachutage, et que le participe passé a ici quasiment valeur d’adjectif, comme on dirait » … où elle s’était vue prisonnière.« , ou alors je substituerais faire au verbe voir pour mieux marquer la position passive « … où elle s’était fait parachuter. = « … où elle avait été parachutée. » Ce n’est pas comme si le deuxième verbe était suivi d’un complément : « … où elle s’était vu offrir une place privilégiée.« 

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  • Grand maître Demandé le 7 octobre 2023 dans Conjugaison

    Bonsoir,
    Les deux modes sont possibles et se différencient par une nuance d’intention. Avec l’indicatif, l’impossibilité est factuelle (« Vous comprendrez que je ne peux…« ) : l’interlocuteur est invité à admettre la réalité.  Avec le subjonctif, l’impossibilité est d’abord pensée (« Vous comprendrez que je ne puisse… ») : l’interlocuteur est invité à s’approprier le cheminement mental de l’énonciateur. Après la formule « Vous comprendrez… » qui appelle à mener un raisonnement,  le subjonctif paraît plus évident, mais certains contextes peuvent néanmoins lui préférer l’indicatif.

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