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Bonsoir,
Le véritable pronom interrogatif qui correspond à votre exemple est Quoi ! Or, dans cette très bizarre langue qu’est le français, il ne faut pas dire : *Quoi le troublait à ce point ? alors que nos voisins n’ont aucune difficulté avec le pronom interrogatif sujet inanimé : What was troubling him so much? (anglais) Was beunruhigte ihn so sehr? (allemand) Co go tak niepokoiło? (polonais) Cosa lo preoccupava così tanto? (italien) ¿Qué le preocupaba tanto? (espagnol) !
Il faut donc ruser, soit employer une locution périphrastique : Qu’est ce qui le troublait à ce point ?, soit passer par le passif : Par quoi était-il troublé à ce point ? Ah si, il suffit d’intercaler un petit donc pour rendre la question audible : Quoi donc le troublait à ce point ? ou de faire chaperonner ce quoi par son cousin qui : Qui ou quoi le troublait à ce point ?- 347 vues
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Bonjour,
En français, il y a les conventions de l’écrit et les libertés de l’oral.
À l’écrit, formulez comme le suggère Joëlle : Que signifie le terme « littérature » ?, ou si vous tenez à mettre le mot littérature en premier : La « littérature », que signifie ce terme ?
À l’oral, vous entendrez de manière moins distinguée : « Le terme littérature, qu’est ce que ça veut dire ? / ça veut dire quoi ? / il veut dire quoi ? / que veut-il dire ? » mais ne posez pas la question à l’écrit de cette manière, sauf si vous rapportez un dialogue de façon authentique.- 357 vues
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Bonjour,
Il est dans l’usage de la langue qu’un complément de nom spécifiant la matière d’un fil ou d’un câble soit introduit par une préposition : fil de fer, câble d’acier ou câble en acier, etc.
La formulation correcte est donc :
Depuis peu, des câbles en fibre optique passent tout près de chez moi.
Les câbles en cuivre vont être bientôt retirés de mon immeuble.
Avec d’autres objets et/ou d’autres matières, il est en revanche courant de faire l’ellipse de la préposition : fenêtre aluminium, fourchette inox, etc. mais c’est quasiment du cas par cas : batterie nickel-cadmium mais batterie au plomb.- 350 vues
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Bonjour,
Oui aux deux questions :
1) /émis/ est le participe passé du verbe émettre, il s’écrit avec un /s/ final comme mis, pris, assis contrairement à d’autres participes passés qui se terminent par /t/ comme dit, écrit, confit ou par /i/ comme fini, dormi, senti
2) si la personne qui parle est une femme, le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct placé avant le verbe : /m’/ qui représente cette femme
« C’est l’écho émis par le long couloir vide qui m’a dénoncé(e) »Cette réponse a été acceptée par lire. le 10 janvier 2024 Vous avez gagné 15 points.
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Bonsoir,
Personnellement, je trouve la manière populaire avec /que / (Plus que t’attends, plus que c’est vexatoire. [R. Martin du Gard]) plus logique. Avec celle-ci vous auriez pu poser un /ne/ explétif après /moins que/, mais ce n’est pas la forme correcte de ce genre de mise en corrélation !
Après /moins/ seul, il n’y aucune raison d’ajouter un /ne/ explétif , qui de toute façon s’avèrerait inutile. Ecrivez alors sans hésitation : « Plus j’y pensais, moins ça avait de sens. » Si la répétition du son /a/ néanmoins vous gêne, cherchez une variante : « Plus j’y pensais, plus ça perdait de sens. », ou tout autre formulation de même intention.- 408 vues
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Bonjour,
Le mot /chaque/ est un déterminant singulier, toujours suivi d’un singulier : « chaque recoin« .
Si vous souhaitez insister sur la pluralité des recoins, vous devez modifier le déterminant : « chacun des recoins« .
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Bonjour,
Les trois termes peuvent évidemment recouvrir une même réalité, un même effet ou un même défaut de style, mais je dirais que la tautologie relève plutôt d’une boucle de sens (sujet = prédicat : mes amants m’aiment), le pléonasme d’une inclusion (seconde occurrence nécessairement inférée par la première : il descend en bas), la redondance d’une répétition (il m’aime, il m’adore, c’est fou comme il m’aime).- 472 vues
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Bonjour,
L’inversion du sujet ne change rien à la règle d’accord du participe passé (dans ces exemples avec le cod car il est placé avant), mais cette question est récurrente comme s’il y avait une gêne à accorder.
Cette réponse a été acceptée par leslecturesdemaryline. le 8 janvier 2024 Vous avez gagné 15 points.
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Bonjour,
Le français présente une variété d’agencements des épithètes plus grande que d’autres langues, en combinant la place (postposée ou antéposée) et le mode d’association (coordination, emboîtement ou apposition). Les règles sont plus complexes mais parfois plus libres. Le principe général de succession (rarement plus de deux) des épithètes emboîtées est cependant le même, à savoir par ordre d' »objectivité » : la plus spécifique au plus près du nom, la plus évaluative au plus loin. Avec votre exemple, on pourrait même considérer que « voiture américaine » constitue un syntagme nominal, le véritable objet décrit (si le contexte le permet, on parlera d’ailleurs directement d’une « américaine » et la plupart des gens comprendront qu’il s’agit d’une voiture.) Il est donc logique de privilégier la forme « voiture américaine rouge« . Cependant, il est fréquent de placer en français l’adjectif de couleur au plus près du nom ; alors, si le témoin qui a vu passer la voiture ne s’intéresse pas spécialement aux marques et qu’il aura davantage été frappé par sa couleur, il pourra dire sans que cela contrevienne au bon usage de la langue : « J’ai vu passer une voiture rouge américaine.«[edit]
Votre exemple figure expressément dans La Grande Grammaire du français pp.1923/1924 et confirme la validité des deux agencements.L’ordre des adjectifs relationnels après le nom
[…]
Quand plusieurs adjectifs relationnels se suivent, celui qui correspond à l’agent suit les autres : en (a), la France produit le pétrole ; en (b), la Grande-Bretagne mène une politique étrangère ; ceux à interprétation temporelle ou locative suivent les autres : les courants de la mer sur le littoral, en Bretagne (c) ; la production de lait toutes les semaines (d). Les adjectifs ethniques (français, britannique, breton, américain) viennent généralement en dernier et peuvent permuter avec un adjectif qualificatif (e), s’ils ne sont pas interprétés comme un agent (f).
a) la production pétrolière française / la production française pétrolière
b) la politique étrangère britannique / la politique britannique étrangère
c) les courants marins littoraux bretons / les courants littoraux bretons marins
d) la production laitière hebdomadaire / la production hebdomadaire laitière
e) une voiture rouge américaine / une voiture américaine rouge
f) une production française abondante / une production abondante française- 493 vues
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Bonsoir,
Vos indications sont un peu légères pour pouvoir vous conseiller. Pour quel système avez-vous opté pour rapporter les dialogues ? Le présentateur TV s’invite-t-il réellement dans la discussion. Dans ce cas, c’est juste une personne de plus dans l’échange, qu’il faudra introduire par une incise. Ou bien est-ce la voix du présentateur sortie du poste de télé qui vient interrompre la conversation ? Dans ce cas, je reviendrais au texte narratif avec une mise en citation (italiques ou guillemets) sans retour à la ligne. Puisque vous traduisez, quelle solution a été choisie dans l’original ?- 354 vues
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