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Bonjour,
L’orthographe de votre exemple est : « Marie Thérèse n’est pas la première à avoir laissé glisser une coquille dans cette même adresse mail. » /avoir laissé/ étant l’infinitif passé du verbe laisser. Il n’y a donc pas succession de trois infinitifs.On trouve cependant parfois trois infinitifs qui se suivent, par exemple : « Je vous conseille d’aller faire marcher votre ami une heure par jour. » voire quatre : « Je ne crois pas pouvoir aller faire courir le chien. »
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Bonjour,
La présence du pronom /en/ n’a aucune influence sur l’accord ou le non-accord du participe passé. Le verbe se douter est un verbe pronominal autonome, car se douter (= supposer) a un sens très différent de douter (= être dans le doute). L’accord se fait donc avec le sujet : Elle s’est doutée > Elle ne s’en serait pas doutée.
Vous aviez néanmoins raison de « douter », car cet accord est absurde bien qu’il soit la règle. Rationnellement, un participe passé s’accorde parce qu’il a, comme un adjectif, une valeur d’attribut. Voyez par exemple : Cette femme s’est accoudée et a déclaré… > Cette femme accoudée a déclaré… À l’inverse, une « femme doutée » n’a aucun sens. Certains verbes comme plaire sont affranchis de l’accord avec le sujet : « Elle s’est plu à participer à ce débat. » mais pas encore douter- 329 vues
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Selon les principes de concordance, un temps du passé, quel qu’il soit, dans la principale appelle un temps du passé dans la subordonnée, ici le subjonctif imparfait : « Le roi imposa le retrait des armes afin que la guerre cessât. »
Cependant, le subjonctif exprime généralement une idée plus qu’une réalité, un concept finalement dé*** cté de l’enchainement temporel. L’emploi d’un subjonctif présent est donc tout à fait correct et admis. « Le roi imposa le retrait des armes afin que la guerre cesse. » ou « cessât » n’apporte ni plus ni moins d’information que « Le roi imposa le retrait des armes pour faire cesser la guerre. »
Faites un choix cohérent pour l’ensemble de votre texte. Soit d’employer le subjonctif imparfait, soit de ne pas l’employer. Préférez le présent si vous êtes amenés à conjuguer à la 1re ou 2e personne « Le roi intervint pour que nous déposassions les armes. » ne s’écrit plus guère !
Néanmoins vous pouvez décider d’un autre choix et par exemple réserver l’usage de l’imparfait au cas où il est réellement associé à une réalité du passé : « Le roi imposa le retrait des armes afin que la guerre cessât, et elle cessa ! » versus « Le roi imposa le retrait des armes afin que la guerre cesse, mais elle ne cessa point.«- 542 vues
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Bonjour,
Dans leur ensemble, les grammairiens font peu de distinctions de classes parmi les compléments de nom.
Néanmoins, lorsque le nom noyau (ici affirmation) est une nominalisation de procès (« l’action d’affirmer ») introduisant un complément avec la proposition /de/ (de la singularité…), ces mêmes grammairiens relèvent un rôle syntaxique particulier, le complément étant considéré par Riegel [Grammaire méthodique du français] comme sujet (passif !!) du procès ( » la singularité est affirmée« ) et par Grevisse [Le bon usage] comme objet direct du procès (« Elle permet qu’on affirme la singularité »). Grevisse indique que ce type de complément de nom est parfois appelé « complément objectif du nom« .- 524 vues
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Bonsoir,
Avec la plupart des autres verbes, les deux formulations auraient des sens très différents : Je dis qu’il ne comprendra pas / Je ne dis pas qu’il comprendra.
mais la négation du verbe penser, dans le sens de croire, elle, est à mon avis purement rhétorique, car dire qu' »on ne pense pas », qu' »on ne croit pas », c’est exprimer une pensée. Donc en disant Je ne pense pas, on ne nie pas une pensée ou une opinion, au contraire on l’affirme et la valeur négative ne peut alors s’appliquer qu’à la suite de l’énonciation. D’un point de vue purement logique, les deux options avec penser sont donc absolument équivalentes, mais la personne au centre du propos n’est pas la même : Je ne pense pas qu’il comprendra met en avant l’énonciateur (Je) alors que Je pense qu’il ne comprendra pas insiste sur la personne évoquée (il).- 555 vues
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Bonjour,
La séparation en phrases distinctes, une par protagoniste, serait plus simple mais si l’auteur tient à enchaîner ces différentes attitudes dans l’étendue d’une même phrase, c’est son droit le plus absolu et les virgules sont bien placées.
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Bonjour,
Le baptême est, d’abord et avant tout, un sacrement individuel dans la religion chrétienne. Même si une cérémonie et une fête communes sont organisées, il y aura bien deux baptêmes. Puisque vous avez décidé pour vos filles de cet acte de foi, vous devez en respecter le sens et appliquer le pluriel. Pour la même raison ( x 2), vous devez répéter la préposition /de/. Devant le prénom Alice qui commence par une voyelle, cette préposition s’élide en /d’/ : Invitation aux baptêmes d’Alice et de Noémie.- 1649 vues
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Bonjour,
Les genres des substantifs sont totalement indépendants. Vous pouvez avoir une attribution de n’importe quel genre grammatical concernant une personne de n’importe quel genre biologique : Monsieur le commissaire, vous êtes l’autorité compétente dans cette affaire. Madame la ministre, vous êtes le pilier de ce gouvernement.
Quant au choix entre lieutenant et lieutenante, c’est selon que vous insistez sur le grade (qui demeure invariablement du genre grammatical masculin) ou sur la personne qui le détient et en exerce le rôle (la féminisation des fonctions est de plus en plus recommandée).
Votre phrase est donc correcte, cependant, dans la mesure où vous insistez sur les qualités de la personne (excellent) et pas du grade, je féminiserais en lieutenante : « Tu es une excellente lieutenante, doublée d’une enquêtrice hors pair, sans quoi tu serais toujours en patrouille. », alors que j’écrirais : « Depuis que tu as été promue lieutenant, tu as prouvé tes talents d’enquêtrice hors pair, sinon tu serais retournée en patrouille. »- 518 vues
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Bonsoir,
Vous avez raison de vous poser ces questions de syntaxe.
Le premier problème provient du choix de l’adverbe aussi . Des adjectifs comme complet et total ne peuvent habituellement pas être modulés en intensité. Ce sont des superlatifs absolus, des adjectifs qui servent à qualifier quelque chose qui a atteint son maximum. Quand quelque chose est complet, il est complet ! Cela ne peut pas être un peu complet, très complet ou aussi complet.
Idem pour total. Si vous voulez insister sur le caractère exceptionnel de la situation, vous pouvez employer l’adjectif tel pour souligner les groupes nominaux défaillance complète… et absence totale… Cela équivaut à ajouter comme celle-ci ou comme celle-là : « Jamais, au cours de ma carrière, je n’ai été témoin d’une telle défaillance complète des principaux actionnaires et d’une telle absence totale d’informations financières fiables. »Le deuxième problème provient de la tentative d’utiliser le mot aussi comme partie de la locution de comparaison aussi que pour comparer deux entités non comparables : une opinion (l’absence d’information) et un évènement (ce qui s’est passé) . C’est comme si vous disiez : C’était une absence d’information aussi (déplorable) que ce qui s’est passé ici. Si vous souhaitez rattacher le commentaire général à une situation bien identifiée, utilisez plutôt comme : « Jamais, au cours de ma carrière, je n’ai été témoin d’une telle défaillance complète des principaux actionnaires et d’une telle absence totale d’informations financières fiables, comme cela s’est produit ici. »
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Bonjour,
Oui, il n’y a que les verbes du 1er groupe qui perdent le /s/ à la 2e personne du singulier de l’impératif présent
manger / tu manges / mange !
aller / tu vas / va !
finir / tu finis / finis !
prendre / tu prends / prends !- 324 vues
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