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Bonsoir,
Les verbes conjugués à la 1re et à la 2e personne ont normalement pour sujet un pronom personnel, mais il peut parfois y avoir des exceptions :
Tous deux êtes impliqués dans cette affaire.
Ta mère et moi avons décidé de t’envoyer en pension.
Notre père, qui es aux cieux…
et pourquoi pas, dès lors que l’inclusion du scripteur ou du locuteur (1re personne du pluriel) est absolument évidente :
Les personnes de notre classe avons l’habitude de nous marier entre nous.- 369 vues
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Bonsoir,
Le verbe faufiler possède d’abord un emploi transitif évident. Au sens propre, on faufile un vêtement (on le coud provisoirement à longs points). Au sens figuré, on faufile quelqu’un ou quelque chose (on l’introduit subrepticement dans une foule, dans un espace encombré). Le premier emploi est technique, le second est vieilli ; on rencontre donc ces formes assez rarement.
Il en a cependant découlé dans le langage habituel une forme pronominale réfléchie : se faufiler (c’est-à-dire faufiler soi-même). Comme cette forme est devenue la seule employée couramment, il n’apparaît plus comme évident de percevoir la fonction initiale de complément d’objet direct du pronom se, car en effet on ne dit généralement pas : *Je te faufile ! En revanche, on peut dire : Le soleil faufilait ses rayons entre les nuages.- 366 vues
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Bonjour,
C’est toujours plus compliqué qu’il y paraît et il n’est pas toujours facile de faire le tri entre les règles et les usages.
Distinguons d’abord l’école en tant que construction, qu’ensemble immobilier. Il s’agit alors d’un lieu physique identifiable. Après le verbe aller, la préposition à indique simplement la destination du mouvement, alors que la préposition dans implique une pénétration dans l’enceinte de l’école. Les prépositions peuvent être aussi bien suivies d’un article défini que d’un article indéfini :
Maintenant, dépêchez-vous d’aller à l’école à pied !
Mes arrière-grands-parents allaient à une école qui n’en avait que le nom, un simple préau ouvert à tous vents.
Demain, la commission de sécurité ira dans l’école vérifier les issues.
Hier, le président est allé dans une école maternelle incognito.
Bien sûr, le plus souvent, il s’agit aussi implicitement, pas avant d’avoir rejoint les bâtiments, de fréquenter les cours mais ce n’est pas obligatoire (cf la commission de sécurité).Considérons ensuite l’école en tant qu’institution, peu importe dans quels murs. L’usage est alors plus subtil.
Si l’école est précisément identifiée, on emploiera la préposition à :
À la rentrée prochaine, Jean ira à l’école d’ingénieurs agronomes de Rennes.
Je vais à l’école de musique de Pézenas pour apprendre à jouer de l’hélicon.
Si l’école est simplement évoquée d’une manière indéfinie pour son type d’enseignement, on emploiera de préférence la préposition dans :
Nous aimerions que notre fille aille dans une école de danse classique.
mais il y a bien sûr des exceptions d’usage :
Chaque samedi, je vais à une école de samba. / Chaque samedi, je vais dans une école de samba.Le verbe aller peut enfin être considéré comme un verbe faible d’un point de vue sémantique, et même si le langage courant l’utilise abondamment, il est souvent judicieux de le remplacer par un verbe plus précis selon le contexte : fréquenter, entrer, etc.
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Bonjour,
Le plus souvent, un bon est un document qui crée un droit, un avantage à un certain type de prestation ou qui sert à autoriser, à enregistrer cette prestation. C’est donc la nature de cette prestation qui est indiquée comme complément du nom bon. S’agissant de cette nature dans un sens général, le singulier est requis : un bon de réduction, un bon d’alimentation, un bon d’intervention.On peut cependant imaginer, dans telle ou telle entreprise, que le responsable remette aux employés un petit formulaire (un bon) sur lequel sont indiquées les différentes interventions à réaliser dans la journée ou lors d’une tournée. Dans ce cas, il s’agit d’un bon d’interventions, mais ces interventions sont identifiables individuellement : elles ont un sens particulier et non général. On préférera néanmoins dire : la liste d’interventions.
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Le choix du pronom dépend uniquement de la manière dont vous présentez ces gens dans le texte qui précède car un pronom reprend nécessairement un substantif ou un groupe nominal qui le précède et dont il conserve le genre. Le pronom n’est pas déterminé par son attribut.
Ces personnes étaient des crapules. Elles sont devenues de bonnes gens.
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Ok pour la correction ! Merci.
Donc oui : « Tu me le sors… »- 379 vues
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Bonsoir,
Je vous adresse avec diligence la réponse de l’Académie française : Dire, Ne pas dire | Dictionnaire de l’Académie française (dictionnaire-academie.fr)
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Bonsoir,
Cette construction est acceptable. Grevisse l’interprète comme un que explétif, joignant deux propositions indépendantes néanmoins konnectées implicitement par le sens. Il qualifie la deuxième proposition de « pseudo-proposition conjonctive » où l’emploi du que sert à souligner la liaison logique. Le diable entrerait dans la maison qu’on le laisserait faire. (Hugo, Les Misérables). On constate d’ailleurs qu’on peut très bien se passer de ce que, aussi bien chez Hugo que dans votre exemple : Le diable entrerait dans la maison, on le laisserait faire. La représentation peut ne pas être bonne, tout le monde va néanmoins l’aimer.
Cependant, l’extrait que vous présentez ressemble à un mauvais pastiche. Il aurait été bienvenu que les choses fussent dites avec plus de simplicité.Cette réponse a été acceptée par Pompadour. le 18 février 2024 Vous avez gagné 15 points.
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Bonsoir,
En effet, on peut considérer que ce sont les variétés qui sont connues, au nombre d’un millier, auquel cas l’ellipse du nom variétés dans la deuxième partie ne doit cependant pas effacer la préposition : un millier de variétés connues, un millier de connues. La phrase devient donc : « Admirez six belles variétés parmi plus d’un millier de connues. »
Si l’adjectif devait se rapporter directement au nombre, la préposition disparaitrait : « Admirez six belles variétés parmi plus d’un millier estimé. »
Avec connu, c’est assez ambigu, mais on peut admettre de le rapporter directement à millier : « Admirez six belles variétés parmi plus d’un millier connu. » [le millier connu de variétés / le millier de variétés connues]- 403 vues
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Bonjour,
La réponse figure dans le Grevisse (§490, 16e édition) : « Cependant, s’il est précédé immédiatement d’une épithète ou d’un déterminant ayant une terminaison différente pour chaque genre, on met au féminin cette épithète et ce déterminant ainsi que toute épithète attachée ou tout déterminant placés avant gens, et faisant partie du même syntagme, – mais on laisse au masculin tous les autres mots dont gens commande l’accord (épithètes détachées ; pronoms redondants ; adjectifs participes et pronoms placés après gens). » Exemple : Ces pieuses gens plutôt méfiants (R. Lévesque, Attendez que je me rappelle… p.130). Dans tous les cas : Ils étaient de bonnes gens très respectés. Elles étaient de bonnes gens très respectés.- 375 vues
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