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Bonsoir,
Dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, Acte 2, scène 3, la baigneuse de la réplique « Est-ce là ma baigneuse ? » n’est pas Suzanne, la personne à laquelle la Comtesse s’adresse mais un genre de grand bonnet féminin de l’époque qui se trouvait auparavant sur la table de toilette et que Suzanne a mis sur sa tête.- 292 vues
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Bonsoir,
Le plus souvent, imposer une obligation est une formule redondante, une inutile lourdeur d’expression , mais il y a parfois des pléonasmes qui n’en sont pas, notamment lorsque le verbe ne se rapporte pas au résultat mais à la manière dont il a été obtenu. Dans une affaire, il peut y avoir des obligations auxquelles on a souscrit librement et d’autres qu’on nous a forcé à accepter. Logiquement, un contrat ne peut que prescrire des obligations mais une personne peut, à l’égard de ce même contrat, avoir imposé une obligation.
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Bonjour,
La construction « être guéri » n’est pas forcément une forme passive. Le plus souvent, elle décrit un état comme être malade, être bien portant, être présent, etc. Le participe passé guéri exerce alors une fonction d’adjectif et dans ce cas l’état d’être guéri (un état qui a une certaine durée) est toujours établi au moment de l’action envisagée : lorsqu’elle s’inscrira à la compétition, son genou sera toujours une articulation guérie. Il n’y a pas d’antériorité. « Elle m’a dit qu’elle s’inscrirait à la compétition lorsque son genou serait guéri. » est donc une formulation courante, une expression naturelle de la situation.
On peut bien sûr considérer le verbe guérir dans ses emplois transitifs (ex : ce traitement guérit plus d’un malade), ce qui confère à l’expression être guéri une valeur passive avec un complément d’agent présent ou sous-entendu : « Elle m’a dit qu’elle s’inscrirait à la compétition lorsque son genou aurait été guéri… [par le traitement à la colchicine].
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Bonjour,
L’adjectif ou le participe passé qui complète un groupe nominal s’accorde selon le sens avec le nom noyau (Une méthode de chant adaptée pour les enfants) ou avec le nom complément (Une méthode de chant pratiqué en plein air). Avec votre exemple, il semble bien que ce soit la méthode qui soit axée ; cette interprétation est la plus logique.- 291 vues
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Bonsoir,
Le pronom relatif qui se rapporte en général au substantif qui le précède immédiatement : « Je suis une femme qui veut sauver sa vie. » mais il est également admis que l’antécédent représente le sujet initial à la 1re ou à la 2e personne et dans ce cas commande aussi la conjugaison du verbe : « Je suis une femme, qui veux sauver ma vie. »
« Nous sommes des travailleurs qui connaissent leur métier. » / « Nous sommes des travailleurs, qui connaissons notre métier. »- 257 vues
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Bonjour,
J’ai approuvé la réponse de Tara et son argumentaire : les 2 modes, indicatif et subjonctif, sont possibles.Cependant, le questionnement à la forme interronégative, sauf s’il s’agit d’un tic de langage, oriente l’opinion : le questionneur a déjà la sienne et dans ce cas, l’indicatif est approprié : Ne trouves-tu pas que nous sommes complémentaires ? Une forme interrogative simple maintient en revanche la question plus ouverte, donc accessible aussi bien à une approche réelle que virtuelle : Trouves-tu que nous sommes complémentaires ?/ Trouves-tu que nous soyons complémentaires ?
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Bonjour,
La première de vos propositions est à écarter bien que sa syntaxe soit parfaitement correcte. En effet, en écrivant L’anse de la tasse qui sera réparée est cassée, vous introduisez de la confusion : Est-ce la tasse ou juste l’anse qui sera réparée ? Est-ce que la casse de la tasse est la cause de l’ordre de réparation ou cette casse est-elle intervenue après coup ?
C’est uniquement une question de sens , car avec d’autres données, les deux constructions pourraient être valables : Le père de l’enfant qui sera opéré est arrivé. / L’enfant dont le père est arrivé sera opéré.
Cependant Le père de l’enfant qui sera opéré est arrivé. équivaut à : L’enfant, dont le père est arrivé, sera opéré. La relative est placée en incise (entre virgules) excluant ainsi toute interprétation de cause à effet des deux informations.
L’enfant dont le père est arrivé sera opéré. peut en revanche signifier que le choix de l’enfant à opérer dépendait de l’arrivée de son père.En conclusion, préférez donc : La tasse dont l’anse est cassée sera réparée.
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L’emploi de dont est toujours possible à condition de réagencer la phrase : L’ami dont la villa est celle où je passe mes vacances est actuellement en Australie, sinon, avec votre construction, duquel et de qui se valent.
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Bonjour,
La typographie originale (selon l’édition de 1910 reprise par Wikisource) semble être celle-ci :
— Mais oui, je te l’affirme, elle m’a parlé de toi avec un enthousiasme fou. C’est si singulier de sa part ! Elle voudrait trouver deux maris comme toi pour ses filles !… heureusement qu’avec elle ces choses-là sont sans importance.
Le point d’exclamation marque d’abord la cocasserie de la remarque, puis les points de suspension indiquent que Madame du Roy n’a pas terminé son commentaire et suggèrent une brève pause de la parole : il y a continuité du propos, ce que confirme aussi l’absence de majuscule à la reprise.- 299 vues
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Si votre exemple est bien une question, il faut inverser le verbe et le pronom : Vous moquez-vous de moi ? mais en français courant à l’oral, on se contente de marquer l’interrogation par l’intonation sans inversion : Vous vous moquez de moi ?
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