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  • Grand maître Demandé le 25 juin 2024 dans Question de langue

    Bonjour,
    La question des dialogues imbriqués ne possède pas, à ma connaissance, de réponse standardisée. Il revient à l’auteur (en fonction des différents niveaux de complexité des dialogues dans l’ensemble du texte) et à l’éditeur (en fonction de ses préférences typographiques) de convenir du principe de mise en forme. Celui-ci doit permettre de rendre la structure du texte bien compréhensible avec une économie d’artifices. Ce qui importe c’est d’appliquer une règle homogène partout dans l’ouvrage. Votre proposition me semble convenable. N’oubliez pas les deux-points (Alors, je dis : ) et peut-être pourriez-vous limiter les incises si cela ne nuit pas à l’authenticité des paroles (Y répond : « Non, n’y va pas… »)

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  • Grand maître Demandé le 23 juin 2024 dans Question de langue

    Bonsoir,
    C’est l’emploi du mot objectif qui commande ensuite l’emploi du subjonctif : « L’objectif, c’est que mes enfants soient heureux.« , car un objectif est virtuel (il décrit un fait qui n’est pas réalisé, qui le sera peut-être ou et qui ne le sera peut-être pas). Le subjonctif est le mode verbal du virtuel.
    Avec la même structure, et vous voyez là que la structure est ici sans importance, vous pourriez ajouter : « La réalité, c’est qu’ils ne le sont pas toujours. » Vous emploieriez alors l’indicatif car l’indicatif est le mode verbal de la réalité.

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  • Grand maître Demandé le 23 juin 2024 dans Général

    Bonsoir,
    Grevisse  et Goosse (Le bon usage) excluent toute notion de subordonnée complétive qu’ils jugent restrictive et inadaptée. Ils classent la plupart des propositions non relatives introduites par que dans la catégorie des propositions conjonctives essentielles. Celle que vous citez est simplement annoncée par un introducteur (voici, voilà, c’est) et il n’y a à chercher ni subordonnée, ni principale. Au crédit de cette interprétation, on pourrait remplacer Voilà que par À ce moment-là sans plus de signifiance :  « À ce moment-là, on aperçoit un tout petit chiffon… »
    Riegel, Pellat et Rioul (Grammaire méthodique du français) considèrent une catégorie de phrases atypiques parmi lesquelles les phrases à présentatif où ce présentatif est suivi d’un constituant qui « fonctionne » comme un complément. Ce constituant peut être une subordonnée complétive (Voilà que le soleil se lève / Voici comment faire.) Au crédit de cette interprétation, on pourrait se référer à l’étymologie du présentatif voilà :  « Vois là qu’il pleut. » « Vois là qu’on aperçoit un tout petit chiffon…« 

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  • Grand maître Demandé le 23 juin 2024 dans Conjugaison

    Bonsoir,
    Juste avec la phrase que vous donnez, vous avez le droit de conjuguer le verbe garder à tous les temps que vous voulez. Il n’y a que le contexte et l’intention qui peuvent permettre de dire si votre choix est correct.

    Lorsqu’on utilise ce genre de formulation, c’est en général pour affirmer qu’on a passé un bon moment. Les faits se sont réellement passés et votre sentiment est bien identifié, vous devez donc utiliser le futur simple  : Je garderai un bon souvenir… [de cette fête. Nous nous sommes bien amusés.]
    Dans la grande majorité  des cas, c’est bien cette intention qui est exprimée.

    Néanmoins, le contexte peut  comporter des réserves, des hypothèses qui atténuent ou qui conditionnent le sentiment positif. Vous emploierez alors le conditionnel présent : Je garderais un bon souvenir… [de ce bal si tu acceptais de me faire danser]. ou [Nous irions au bal. Tu me ferais danser.] Je garderais un bon souvenir.

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  • Grand maître Demandé le 23 juin 2024 dans Accords

    La règle particulière d’accord est souvent présentée dans les ouvrages d’orthographe comme celle des verbes pronominaux qui admettent un complément d’objet direct. Accord avec le cod s’il est placé avant, sinon pas d’accord.
    Sachez cependant que si vous préparez le certificat Voltaire, cette règle sera présentée autrement. Certaines constructions sont dites accidentellement pronominales , ce sont les formes réfléchies et réciproques. En fait, le verbe admet un cod ou un coi, il se conjugue normalement avec l’auxiliaire avoir , mais exceptionnellement l’auxiliaire est remplacé par être lorsque le cod ou le coi est un pronom représentant soi-même :
    Elle lui a lavé les mains / Elle s’est lavé les mains
    Exclusivement les verbes réfléchis et réciproques sont concernés. S’imaginer peut-il être une forme réfléchie ? Manifestement oui : Elle lui avait imaginé un destin hors du commun / Elle s’était imaginé un destin hors du commun.

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  • Grand maître Demandé le 23 juin 2024 dans Accords

    Bonjour,
    Le participe passé du verbe plaire fait partie de ces quelques uns qui sont invariables en toutes circonstances. C’est comme ça et cela figure dans la plupart des grammaires et ouvrages d’orthographe.

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  • Grand maître Demandé le 21 juin 2024 dans Général

    Bonjour,
    Dans votre exemple le verbe surprendre admet deux compléments d’objet direct coordonnés. Examinons-les séparément :
    Il surprenait [les onomatopées des bébés dans leurs poussettes]. Ici « dans leurs poussettes » est un complément du nom bébés. Vous pouvez donc aussi bien utiliser le singulier que le pluriel : des bébés dans leurs poussettes ou dans leur poussette.  Il n’y a que le sens commun ou le contexte qui permet avec le singulier de savoir si les bébés partagent ou non une même poussette, avec le pluriel de savoir si un bébé  peut se trouver uniquement dans une seule poussette ou dans plusieurs à la fois.
    Il surprenait [les douces voix de leurs mamans] . Ici, si vous employiez le singulier, « de leur maman » indiquerait sans conteste qu’il n’y a qu’une seule maman. Le pluriel est donc obligatoire. Le cas aurait été différent si vous aviez raccroché la deuxième idée au mot bébé et non au verbe surprendre : « Il surprenait les onomatopées des bébés dans leur(s) poussette()s, ravis d’entendre la(les) douce(s) voix de leur(s) maman(s). »

    [edit]

    Désolé, à la relecture et à la réflexion, je m’aperçois que je vous ai donné la bonne solution mais pas vraiment la bonne explication. À propos des bébés, vous pouvez parler indifféremment de leur maman ou de leurs mamans, quelle que soit la construction de la phrase. De même, à propos des mères vous pouvez parler aussi bien des douces voix  (l’ensemble) que de la douce voix (de chacune). Mais le groupe nominal doit présenter une cohérence de nombre et si vous choisissez de parler de chaque mère prise séparément (leur maman), comme une personne n’a qu’une voix, le singulier s’impose  (la douce voix de leur maman) sinon cela signifierait que chaque mère a plusieurs voix. Vous pouvez donc écrire au choix  : Il surprenait les onomatopées des bébés /dans leur poussette/ dans leurs poussettes… et /les douces voix de leurs mamans / la douce voix de leurs mamans / la douce voix de leur maman / .

    Ceci dit, il est de bon usage, avec une coordination par et, d’associer des constructions équivalentes. Si vous parlez des onomatopées (au pluriel), vous choisirez de préférence de mettre en regard les douces voix aussi au pluriel. Du coup, vous êtes contraint de choisir leurs  mamans  et par analogie, il vaut mieux aussi parler de leurs poussettes. « Il surprenait les onomatopées des bébés dans leurs poussettes et les douces voix de leurs mamans. » est donc la proposition la mieux équilibrée même si vous avez d’autres choix.

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  • Grand maître Demandé le 20 juin 2024 dans Général

    Bonsoir,
    C’est assez ampoulé, on comprendrait mieux si vous commenciez par la fin : « Il va être difficile de ne pas perdre le lien avec toi, Robert, à qui… ». Quoi qu’il en soit, la réponse est « à quoi  »  (quoi pronom mis pour la proposition qui précède) :  « Avec toi, Robert, à qui nous souhaitons un rapide et complet rétablissement, qui n’a guère d’appétence pour l’échange épistolaire et à quoi s’ajoute la distance géographique qui nous sépare,  il va être difficile de ne pas perdre le lien. »

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  • Grand maître Demandé le 19 juin 2024 dans Question de langue

    Bonsoir,

    Le plus-que-parfait permet  de marquer l’antériorité d’une action achevée :
    1°) J’ai étudié la langue dans une école. 2°) [Ensuite, quand je suis allé dans ce pays], je n’ai pas eu de problème de communication. >J’avais étudié la langue dans une école et je n’ai pas eu de problème de communication.
    1°) J’ai lu des articles sur Internet.  2°) [Ensuite, quand je suis allé dans ce pays], je n’ai pas été surpris par les habitudes locales.> J’avais lu des articles sur Internet et je n’ai pas été surpris par les habitudes locales.
    1°) J’ai pensé que c’était comme en Belgique. 2°) [Ensuite, quand je suis allé dans ce pays, je me suis aperçu que] ce n’était pas le cas.  > J’avais pensé que c’était comme en Belgique, mais ce n’était pas le cas.
    Le plus-que-parfait est donc parfaitement adapté à votre exemple et à votre exercice.

    Pourquoi alors l’imparfait semble-t-il aussi utilisable ? L’imparfait est un temps qui ne marque pas l’achèvement, qui reste flou et indéfini sur la fin de l’action. Or, des verbes qui expriment un processus mental ou une position subjective ne sont jamais réellement terminés. Si vous pensiez quelque chose hier et qu’aujourd’hui vous vous en souvenez ou que vous en parlez , c’est ce que vous le pensez toujours ou du moins que vous pensez à ce que vous pensiez. Vous pouvez donc employer l’imparfait avec des verbes comme penser, croire, même dire, mais pas avec des verbes qui reflètent un fait objectif.
    Vous pouvez donc dire sans problème : « Je pensais que c’était comme en Belgique, mais ce n’était pas le cas. »
    Alors que : « J’étudiais la langue dans une école et je n’ai pas eu de problème de communication. » est une affirmation qui n’a pas de cohérence logique.

     

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  • Grand maître Demandé le 17 juin 2024 dans Accords

    Bonjour,
    En général, on évite un tel ordre d’apparition avec ce genre de coordination.
    S’ils sont trois à descendre avec des statuts narratifs équivalents, on dira simplement : « Martin, Angélique et Jocelyne s’apprêtent à descendre. »  Sinon, s’ils sont toujours trois à descendre mais qu’il n’y a que la descente de Martin qui importe vraiment, on dira plutôt : « Martin  s’apprête à descendre en compagnie d’Angélique et de Jocelyne. »  En effet le complément circonstanciel d’accompagnement « en compagnie d’Angélique et de Jocelyne » complète l’information sur  l’action effectuée par le sujet mais n’est pas directement un complément de nom du sujet, ce que pourrait  laisser supposer une position en incise. On ne dit d’ailleurs pas plus : « Martin avec Angélique et Jocelyne descend du train. »
    S’il n’y a que Martin qui descend, on ne comprend pas alors ce que font  Angélique et Jocelyne, à moins que  : « Martin, auquel Angélique et Jocelyne avaient  tenu compagnie, s’apprête à descendre. »

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