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  • Grand maître Demandé le 23 septembre 2024 dans Conjugaison

    Bonsoir,

    Avant de se pencher sur d’éventuelles règles de concordance des temps, je m’interrogerais d’abord sur les pronoms. Dans cette phrase « Il s’agissait de la seule pièce fermée par une porte, et si quelqu’un en surgissait lorsqu’il l’ouvrirait, il ne voulait pas s’enfuir précipitamment.  » en représente manifestement la pièce (surgir d’une pièce) et l’ représente en revanche la porte (ouvrir une porte). La construction est donc bancale : vous ne pouvez pas dans la même proposition pronominaliser une fois le noyau du groupe antécédent (pièce) et une autre fois un complément de ce groupe (porte). Il faut choisir !  Quelques suggestions de remplacement :
    « Il s’agissait de la seule pièce fermée. Si quelqu’un surgissait lorsqu’il en ouvrirait la porte, il ne voulait pas s’enfuir précipitamment.  »
    « Il s’agissait de la seule pièce fermée par une porte. Si quelqu’un surgissait lorsqu’il ouvrirait, il ne voulait pas s’enfuir précipitamment.  »
    En revanche, le choix du conditionnel présent est pertinent, puisque les actions de surgir et d’ouvrir sont quasiment simultanées.

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  • Grand maître Demandé le 22 septembre 2024 dans Question de langue

    Bonsoir,
    La plupart des langues européennes font la différence entre connaître et savoirkennen/wissen en allemand, conoscere/sapere en italien, znać/wiedzieć en polonais, etc.  mais bizarrement pas en anglais to know/to know !

    D’une manière assez schématique,
    connaître indique qu’une certaine information a été intériorisée par le sujet,
    savoir indique que le sujet peut délivrer une information ou une compétence.
    Parfois les deux verbes sont interchangeables mais souvent ils ne sont pas substituables. Ainsi, on connaît des gens et on sait faire quelque chose.

    Avec votre exemple, « je connais tout vraiment par cœur [de cette ville] », vous indiquez que vous pouvez vous orienter, vous repérer, etc. sans difficulté.

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  • Grand maître Demandé le 18 septembre 2024 dans Question de langue

    Bonjour,

    Sans le contexte, on ne peut choisir !

    Si vous voulez signifier que vous choisirez parmi toutes les solutions envisageables, celle qui offre potentiellement les meilleures garanties de fiabilité et de sécurité, alors vous écrirez :
    Cette solution doit être la plus fiable et la plus sûre possible.

    Si vous voulez signifier que, votre solution ayant été choisie, vous allez faire en sorte qu’elle  soit fiable et sûre, alors vous écrirez :
    Cette solution doit être le plus fiable et le plus sûre possible

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  • Grand maître Demandé le 17 septembre 2024 dans Question de langue
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  • Grand maître Demandé le 16 septembre 2024 dans Général

    Bonjour,

    Votre question n’en est pas vraiment une, plutôt une tournure de politesse. Oubliez donc le point d’interrogation. Lorsqu’il s’agit réellement d’une question, l’usage est soit de répéter le point d’interrogation à chaque item de la liste, soit de traiter chaque item comme une phrase.
    Dans quelle ville préféreriez-vous habiter :
    — Paris ?
    — Londres ?
    — Rome ?

    Dans quelle ville préféreriez-vous habiter ?
    — Paris.
    — Londres.
    — Rome.

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  • Grand maître Demandé le 13 septembre 2024 dans Accords

    Bonjour,
    Ce sont les yeux qui regardent. Physiologiquement, c’est juste.
    Si vous aviez utilisé une relative se contentant de décrire les yeux (« Il se trouva face à un intelligent petit visage aux yeux sombres qui louchaient.« ), vous n’auriez eu aucun cas de conscience quant à la conjugaison au pluriel.  Alors pourquoi ce sentiment déstabilisant avec votre citation ? Votre relative n’est plus simplement qualificative, elle est prédicative et renvoie de plus au premier sujet (il) repris comme cod (le)  . Habituellement, c’est alors le noyau du groupe nominal qui est l’antécédent de qui, en effet : visage. Vous devriez plutôt dire : « Il se trouva face à un intelligent petit visage dont les yeux sombres le regardaient d’un air décidé.« 

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  • Grand maître Demandé le 9 septembre 2024 dans Question de langue

    Bonjour,

    Le dictionnaire de l’Académie française mentionne que sembler et paraître dans ce type d’emplois peuvent être analysés comme des semi-auxiliaires. Ce sont des semi-auxiliaires modaux. Dans la phrase « Il semble pleurer.« , sembler n’a pas la fonction d’un verbe d’état (il n’est pas remplaçable par être) mais il agit  effectivement comme un modalisateur. Dans cette même phrase « Il semble pleurer.« , le verbe principal du prédicat est pleurer ; les verbes sembler ou paraître introduisent une gradation d’incertitude dans la modalité affirmation/négation : Il pleure > Il semble pleurer > Il ne semble pas pleurer > Il ne pleure pas. De manière similaire les verbes aller et venir peuvent servent de semi-auxiliaires  dans la modalité temporelle : Il va pleurer > Il pleure > Il vient de pleurer

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  • Grand maître Demandé le 2 septembre 2024 dans Général

    Bonjour,

    Avec en, vous mettez en avant l’objet et vous dites de quoi il est constitué.
    Avec de, vous insistez sur le matériau et vous dites sous quelle forme il se présente.
    Au final, cela revient souvent au même : un bidon en plastique ou un bidon de plastique, c’est kif-kif.
    Avec certains objets et certains matériaux, il peut n’y avoir qu’une solution : un lingot d’or, c’est d’abord de l’or ; une coupe en argent, c’est d’abord une coupe.

    Quant à l’emploi adjectival par apposition (un bidon plastique), il est attesté pour le nom plastique (un nom d’ailleurs à l’origine issu de l’adjectif) aussi bien par le CNRTL que par l’Académie française. Cela ne marche pas avec tous les objets, ni avec tous les matériaux ; c’est l’usage qui décide et c’est assez arbitraire (on pourra ainsi dire un câble acier mais toujours un fil de fer !)

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  • Grand maître Demandé le 30 août 2024 dans Conjugaison

    Bonsoir,

    On apprend à l’école les temps du présent, du passé et du futur…  et puis on constate que la langue usuelle, qu’elle soit familière, littéraire ou académique outrepasse largement les limites temporelles. Il n’y a guère que le passé simple pour appartenir strictement au passé.
    Ainsi, le présent de l’indicatif est très souvent employé pour exprimer le futur : Que faites-vous demain ?… et a fortiori le passé composé s’il faut marquer une antériorité au sein de ce futur : Quand vous avez terminé, vous sortez.

    Les formulations :

    Après avoir mangé,…
    Quand tu auras fini de manger…
    Quand tu as fini de manger…
    Quand tu auras mangé…
    Quand tu as mangé…
    Après que tu as mangé…
    Après que tu auras mangé, rejoins-moi dans le salon.

    expriment la même situation. Au mieux, peut on considérer que l’emploi de finir de indique que la personne est en train de manger lorsqu’on s’adresse à elle, mais cela ne crée même pas une certitude.

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  • Grand maître Demandé le 27 août 2024 dans Conjugaison

    Bonsoir,
    Le français étant une langue absurde, il convient de suivre l’usage et non la logique qui ici devrait convoquer le conditionnel présent ; « Dans la configuration où les arbres seraient un décor peint et où les roses seraient artificielles, on pourrait comprendre. » , mais après si on remplace le conditionnel présent par l’imparfait, même s’il s’agit plus d’exprimer l’irréel que le passé, et après que,  généralement le subjonctif, en veillant à la concordance des temps comme l’a très bien expliqué Chambaron, sachant néanmoins que le subjonctif présent à la place du subjonctif imparfait est souvent toléré voire parfois nécessaire.

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